Bataille de succession à  Tshisekedi. CNSA : Odette Babandoa dans la course !

Bataille de succession à  Tshisekedi. CNSA : Odette Babandoa dans la course !

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*Profil intéressant. Taille imposante. Expérience, vielle de longue date. Figure bien connue sur l’agora politique.  Présidente d’un Parti politique de l’Opposition : l’Union des Patriotes Républicains. Ancienne Ministre des Transports et Communications sous l’ère de Mzee Kabila.  Avocate.   Produit  de l’Université de Kinshasa et spécialiste des questions de Droit Public.  Odette Babandoa Etoa est là. C’est elle-même  qui se présente ainsi  devant Dieu et l’histoire de son pays, dans un CV disponible en  son cabinet.   Ses proches disent qu’elle  a le discours adapté aux événements. Elle s’inscrit dans la droite ligne de ceux qui, du haut de leur conscience, sont prêts à rivaliser d’ardeur jusqu’au bout, puisqu’elle tient à  coiffer la tête du Conseil National de Suivi de l’Accord.

Candidature

Dans une correspondance adressée, le 2 mai dernier, à Minaku et Kengo, les Présidents de deux Chambres du Parlement, deux témoins privilégiés de la signature, le 27 avril dernier, de l’Arrangement Particulier,  et de  nombreux discours du Président Kabila qui, généralement, prône l’indépendance d’esprit, la liberté de mouvement et d’action pour tout  citoyen, y compris la possibilité  de postuler à n’importe quel poste, fut-il celui qui, autrefois, était réservé à Etienne Tshisekedi, elle a déposé sa candidature à la présidence du CNSA. Odette Babandoa Etoa, dans cette lettre dont une copie volonté a été interceptée sur la toile, avance ses raisons et démontre en quoi, elle pourrait jouer un rôle important  tout au long de cette  période de transition pour aider le pays, si jamais la charge lui était confiée.

A la croisée des chemins

La tête du Conseil National de Suivi de l’Accord aurait été une chasse gardée ou  un poste taillé sur la  mesure du poids de l’âge, de la dimension politique et de l’envergure du parti ou de la plateforme, si  Etienne Tshisekedi n’était pas décédé, dans des conditions impromptues, à Bruxelles, le 1er février 2017.

Le dur débat qui s’en est suivi, juste après  cet événement insupportable, aurait fait que les parties  prenantes aux discussions directes, officiées par les Evêques, du 8 décembre 2016 au 27 mars 2017, au Centre Interdiocésain, ne soient plus en mesure d’émettre sur la même longueur d’ondes.

Au Rassemblement de Limete, ce poste revient, de droit, à son  Président du Conseil de sages. A la Majorité, pendant ce temps, ce poste aurait été confié à Etienne Tshisekedi  de façon ‘’intuitu personae’’. Si bien que maintenant qu’il n’est plus sur cette terre des hommes, il serait souhaitable que l’on en discuta de nouveau, pour trouver un compromis ou un consensus.

Dans les rangs de l’Opposition signataire, telle qu’elle fut pilotée au dialogue de la Cité de l’Union Africaine, sous l’égide d’Edem Kodjo, et qui s’était, lui aussi, soldé par un Accord, le 18 octobre 2016, Kamerhe toujours vital,  parle, lui,  de la vacance de poste dont il se pourvoit en candidat potentiel.

Au Front pour le Respect de la Constitution et au Mlc de Bemba Gombo, Eve Bazaïba est revenue sur ses revendications initiales. A l’en croire, comme le Front pour le Respect de la Constitution n’est ni intéressé au poste de Tshibala, ni à ceux  de  cinquante-trois membres de son gouvernement, il ne serait pas exagéré de lui céder la gestion du CNSA, pour éviter que la Majorité et le Rassemblement,  fut-il celui de Kasa-Vubu made in Olenghankoy, ne soient tentés à l’idée de jouer aux prolongations, au-delà du délai fixé dans l’Accord de la Saint Sylvestre, à l’horizon fixé à  fin  décembre 2017. 

LPM

 

UNION DES PATRIOTES REPUBLICAINS

«U.P.R »

Kinshasa, le 2 mai 2017

Transmis copie pour information  à

  • Son Excellence Monsieur le Président de la République (Avec l’expression de nos hommages les plus déférents)

A :

  • L’Honorable Président du Sénat
  • L’Honorable Président de l’Assemblée Nationale

Réf : 005/PN/UPR/17

Objet: Notre candidature  à la Présidence  du Conseil National  de Suivi de l’Accord «CNSA»

Honorable Président,

Par la présente, il est un fait indéniable que l’Accord  du 31 décembre 2017 signé sous l’égide de la CENCO, spécialement en son point VI.2.2, réserve le poste du Président  du CNSA au Président du Conseil des Sages du Rassemblement des Forces Politiques et  Sociales.

Depuis la disparition du Patriarche Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA, le consensus qui s’était  dégagé  de manière  unanime sur sa personne  comme devant occuper ledit poste ne semble pas tenir depuis l’avènement de son successeur pressenti nouvellement désigné à la tête du Conseil des Sages du Rassemblement des Forces Sociales  et Politiques.

Aujourd’hui, il s’observe la volonté des uns et des autres de revenir sur cette question,  pourtant,  réglée en toute clarté par la disparition pré-rappelée ; c’est ce qui justifie l’agitation perceptible actuellement dans les états-majors politiques ainsi que les  ambitions  exprimées par certains compères  au sein de l’Opposition.

Parce que c’est  à cela  que nous cheminons inexorablement, de notre point de vue, nous estimons  qu’au-delà de son aura personnel, le consensus sur la personne du défunt Président Etienne TSHISEKEDI  wa MULUMBA était basé sur le critère majeur suivant qu’il remplissait : le fait de ne pas avoir  participé dans les institutions issues des élections  de 2011 et donc, de n’avoir pas été complice de la situation  ayant conduit à la non-organisation des élections dans le délai constitutionnel.

A vrai dire, le Président TSHISEKEDI, non seulement qu’il ne participait pas personnellement dans les institutions, il n’y était pas,  non plus,  représenté. Les élus de son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, étaient officiellement interdits de siéger à l’Assemblée Nationale. Ceux qui ont fait fi de ce mot d’ordre, s’y trouvent pour leur propre compte.

Ainsi, étant  ni de loin,  ni de près  auteur  de la situation  ayant conduit au glissement et qui profite  à ceux qui sont dans les institutions du pays, le Président TSHISEKEDI, plus que tous les autres avait intérêt à ce que le processus électoral soit mené à bon port  pour mettre fin  à l’illégitimité qui frappent aujourd’hui toutes les institutions à mandats  électifs du pays.

 

En effet, par respect pour notre  peuple, il est  tout à fait judicieux que le rôle  du suivi  de l’Accord sur lequel  repose désormais  les espoirs  des congolaises et congolais ne soit pas confié aux personnes et/ou regroupements politiques qui, étant dans les institutions,  n’ont pas véritablement  œuvré pour le respect de la Constitution ou qui  continuent  à y être représentées sans remord   dans ces conditions.

A ce sujet, nous pensons que, comme le Président TSHISEKEDI, nous  remplissons bel et bien le critère ci-dessus exposé. Et notre  parcours ainsi que nos différentes prises de positions  pendant les dernières années militent  en notre faveur.

A la tête de l’Union des Patriotes Républicains, parti  dont  nous sommes initiateur depuis  2004,  nous n’avons eu de cesse de fustiger les multiples  violations  par ceux qui  participent dans les institutions issues de la Constitution de février 2006, expression par excellence du compromis politique  découlant de l’Accord de Sun City  signé au terme du Dialogue  Inter-Congolais  tenu en Afrique du Sud.

Par ailleurs, au lendemain des scrutins  présidentiels et législatifs de 2011, nous avons  en vain,  appelé la classe politique   à un dialogue franc et sincère  pour vite recadrer les choses et redéfinir de bonnes  bases afin  d’assurer une alternance certaine en 2016. Nous avions  maintenu cet appel jusqu’à la tenue  du dialogue de la Cité de l’Union Africaine  et ce,  alors que la plupart de ceux qui se présentent  aujourd’hui comme partisans du dialogue profitaient de leurs positions respectives au sein des institutions et s’y obstinaient. Même au sein de l’opposition, cette prise en position  constante  en faveur du dialogue ne trouvait pas d’écho favorable. Certains n’ont pas hésité  de nous qualifier  de «traitre les ayant poignardé au dos». Nous  disons ceci, sans porter  un jugement sévère à l’égard des autres acteurs politiques et de leurs choix de l’époque.

Honorable Président,

Réfléchissant sur comment maintenir la pression sur les acteurs politiques, surtout les animateurs des institutions de la trahison à mettre en place dans le cadre de l’Accord dit de la Saint-Sylvestre aux fins d’obtenir  surtout  le strict respect des délais convenus pour la tenue des élections , nous  avons mis  sur pied la plateforme  dénommée «Front Patriotique  pour la tenue des Elections» ; idée que nous avons lancée officiellement le 04 mars dernier  à l’occasion  de la matinée politique organisée par notre parti. Les objectifs  du Front Patriotique  pour la Tenue des Elections se trouvent dans le  texte  de l’allocution  (en annexe) que nous  avions prononcée  pour la circonstance.

En réalité, si la question relative à la personne devant  présider au destin du CNSA n’était plus  rouverte, notre  présente candidature n’aurait pas été imaginée et nous nous serions contentés du rôle officieux de mobilisateur des masses à jouer au sein de ladite plateforme. Cependant, face  à la convoitise avérée dont fait  objet  ce poste de la part des personnes véreuses, ainsi qu’en témoigne la multitude des candidatures  déclarées  à ce  jour,  nous avons le devoir  de les empêcher  de proroger indéfiniment la soif  de notre peuple  pour l’alternance.

C’est  donc dans l’optique  de réaliser  ce dont  nous nous sommes considérés capables d’accomplir en dehors des institutions  de la trahison et dont la dynamique  a été mise en branle depuis  le 04 mars 2017 que nous nous portons  candidat  à la Présidence  du CNSA, fonctions que nous promettons  d’exercer avec désintéressement , abnégation, entier dévouement et surtout avec dignité, dans le seul but de permettre  l’avènement de l’alternance  tant souhaitée  par notre  peuple  dans les délais fixés par l’Accord Global du 31  décembre 2016.

N’ayant occupé aucune  fonction officielle depuis l’avènement  du Président Joseph KABILA KABANGE,   nous nous estimons  à même d’être un interlocuteur  décomplexé et d’agir  en toutes  indépendance vis-à-vis  de lui, mais dans une  franche collaboration, aux fins  de faire aboutir le processus politique  enclenché par l’Accord. Aussi, notre  cœur de mère de famille nous prédispose-t-il à œuvrer avec patience  et compréhension de manière à éviter tout conflit susceptible  de conduire  au  blocage.

Retenir ma présente  candidature, sera  de votre part,  non seulement  un acte   de justice  à  l’égard de la femme congolaise, principale  victime de la désorganisation de l’Etat aujourd’hui  géré  essentiellement  par la gente  masculine, mais aussi  de respect de la  Constitution de la République, spécialement de son article  14 qui prône  la pleine participation de la femme  au développement de la nation et sa représentation équitable  au sein des institutions  nationales, provinciales et locales.

Veuillez agréer, Honorable, l’expression  de nos  sentiments patriotiques et de profond respect.

Odette BABANDOA ETOA

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