Obsèques de Tshisekedi. Udps : Pas d’affrontements, ni de troubles !

Obsèques de Tshisekedi. Udps : Pas d’affrontements, ni de troubles !

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*Des appels aux hommages dignes se multiplient.  La dépouille de l’icône  de la démocratie congolaise, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé, comme tout le monde sait,  le 1er février 2017, à la Clinique Sainte Elisabeth, à Bruxelles, pourrait, si tout va bien, être rapatriée, le vendredi 12 mai prochain, à Kinshasa. Entre l’Udps  et sa famille biologique, formant un bloc compact,  et les autorités congolaises, le torchon brûle. Il n’y a toujours pas de consensus autour de l’organisation de ces obsèques. Qu’il s’agisse de la date, de la prise en charge, ou du lieu d’inhumation, le langage des sourds persistent. A la Majorité Présidentielle, l’interprétation qui en est faite est telle qu’on craint des débordements et des troubles, en marge de ces funérailles.  Voilà pourquoi, un analyste pro-Majorité, dans une tribune libre, estime qu’il serait inutile de sacrifier le combat, l’honneur et la dignité de ce grand homme politique, symbole de la résistance farouche contre la dictature,  sur l’autel des intérêts qui ne lui ressemblent pas. De son vivant, rappelle-t-il, Tshisekedi wa Mulumba, n’aurait jamais été de la trempe de ces hommes qui, pour des postes, pouvaient se permettre de ramer à contre-courant de l’idéal pour lequel, lui et ses vrais compagnons de lutte, auront tout fait, pour que  triomphe, tôt ou tard,  le bien-être collectif et, surtout, l’émergence d’un Etat de droit, au cœur de l’Afrique, plus précisément, au Congo-Kinshasa, sa patrie. Dans cette tribune, outre cet aspect préventif et ces craintes justifiées et  prévisibles, si l’on se souvient, évidemment,  de ces diverses  périodes récentes où le chaos et le désordre, prenant le dessus sur la raison,  avaient sérieusement menacé   le fonctionnement institutionnel, en 2016, l’Analyste pro-Majorité lance, plutôt, un appel au respect du cadre légal. A son avis, le peuple congolais et l’Etat, devraient, à tout prix, ramener l’Udps à rester dans les bornes tracées par les lois de la RDC en matière d’inhumation des communs des mortels. ‘’Faut-il,  ici,  rappeler que pour ce qui concerne notre pays, l’Ordonnance du 14 février 1914, toujours en vigueur, relative au service des inhumations et à la police des cimetières stipule à son article 3, je cite : « Aucune inhumation ne pourra avoir lieu que dans les terrains affectés par l’autorité aux inhumations ». Bien plus, la loi précise, à son article 21, les distances à respecter entre les zones d’habitation et celles des tombes. Elle dit, en effet : « il ne peut être élevé aucune habitation,  ni creusé aucun puits à une distance inférieure à au moins 50 mètres des cimetières», insiste-t-il, dans la réflexion, ci-dessous.

Inhumation de Tshisekedi

En perte de vitesse, l’Udps  cherche l’affrontement !

Dans une lettre adressée, le 28 avril 2017 au Gouverneur de la Ville de Kinshasa, l’UDPS, en des termes comminatoires, informe l’autorité de sa volonté d’enterrer son leader, M. Etienne Tshisekedi, à une date et dans un lieu que ce parti a déterminés.

Nulle part au monde  et notamment, dans les pays civilisés et démocratiques, personne ne peut décider de sa propre volonté de l’endroit et du moment où il veut ensevelir un cadavre humain, quel que soit ce qu’a été le défunt ou ce qu’il a pu faire dans sa vie.

Dans tous les pays organisés, l’action de porter à sa dernière demeure le commun des mortels, voire les plus grands méritants d’entre eux, s’organise par des lois et règlements que chacun est censé connaître.

Car, depuis la nuit des temps, les hommes ont compris que leur dignité impose qu’ils soient mis en terre dans le respect de certains rites et dans la sérénité.

L’UDPS, parti prétendument démocratique, a, pour sa part, décidé de se singulariser en faisant fi du cadre légal prémentionné.

Et,  pourtant, le parti récemment vendu au plus offrant, s’est toujours vanté de bien connaître et de respecter les lois.

Faut-il,  ici,  rappeler que pour ce qui concerne notre pays, l’Ordonnance du 14 février 1914, toujours en vigueur, relative au service des inhumations et à la police des cimetières stipule à son article 3, je cite : « Aucune inhumation ne pourra avoir lieu que dans les terrains affectés par l’autorité aux inhumations ».

Bien plus, la loi précise, à son article 21, les distances à respecter entre les zones d’habitation et celles des tombes. Elle dit, en effet : « il ne peut être élevé aucune habitation,  ni creusé aucun puits à une distance inférieure à au moins 50 mètres des cimetières».

Or, d’après la lettre signée par le Secrétaire Général de l’UDPS, l’enterrement devrait avoir lieu au siège de cette organisation, dans la commune de Limete, soit dans un lieu complètement urbanisé et inapproprié pour des sépulcres. Dans cet environnement,  il est pratiquement impossible de trouver un espace inoccupé présentant un dégagement de 50 mètres de chaque côté d’un futur sépulcre. Comment alors respecter les lois de la République ?

En guise de justification, comme dans ses habitudes, l’UDPS présente malhabilement quelques cas d’enterrement autorisés par l’autorité, par le passé, pour des raisons spécifiques comme des exemples devant faire jurisprudence. Cette tentative d’explication irrelevante n’est destinée qu’à manipuler la compréhension des esprits superficiels.

Ce qui étonne dans la nouvelle guerre des  nerfs que l’UDPS veut imposer au Gouvernement et au peuple congolais réside dans son aspect absolument immoral, dès lors inacceptable, à savoir : l’utilisation d’un décès  à  des fins de provocation d’autres incidents graves, susceptibles, de fil en aiguille, de généraliser l’anarchie dans le pays, afin d’accéder, par cette voie macabre, au pouvoir.

A n’en point douter, tel est le piège dans lequel l’UDPS radicalisé du nouvel acquéreur,  veut entraîner le pays, après avoir échoué de prendre le pouvoir par un coup d’Etat soft, autour de la table des négociations de la CENCO.

Il s’ensuit que le peuple congolais doit se préparer à refuser ce chantage. Il va donc,  sans dire que si nous voulons avancer sur le chemin de la civilisation, du progrès et du développement, chacun dans ce pays doit apprendre à respecter l’Etat. Céder au chantage d’un parti politique qui a vendu son âme contre quelques millions de dollars, ouvrirait une période de grand péril pour notre démocratie, alors même que les paisibles citoyens sont dans l’attente de l’organisation des élections autour desquelles la classe politique et autres forces vives du pays discutent depuis un semestre.

Aussi,  est-il indiqué que le peuple tout comme le Gouvernement congolais s’emploient  à contraindre l’UDPS à respecter la législation concernant l’ensevelissement des êtres humains. Seul le respect des lois nous permettra d’éviter que le parti de Félix Tshisekedi, en perte de vitesse, nous entraîne à des affrontements difficilement contrôlables.

Ce détournement malsain de l’émotion de tous ceux qui ont connu Feu Etienne  Tshisekedi  et, plus particulièrement,  des militants de l’UDPS, est manifestement condamnable.

Un parti en perte de vitesse ne doit pas chercher à se réhabiliter par le recours aux affrontements. La RDC a besoin de paix et de stabilité.

A bon entendeur…

Kajepa   Molobi/CP

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