Le dur reste à faire !

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C’est fait. Le Gouvernement Bruno Tshibala a été investi, après que le Bureau de l’Assemblée nationale ait proposé un projet d’adoption, pour approbation du programme d’action du Gouvernement. Le vote intervenu à la majorité absolue a donné les résultats ci-après : sur 337 votants, 336 ont voté pour, aucun vote contre, mais une seule abstention. Ce résultat, a fait savoir Aubin Minaku, a conduit la représentation nationale à investir le Gouvernement Tshibala, qui doit incessamment déposer le projet de loi des finances, pour doter la République des moyens pour son fonctionnement. Une fois investi, le dur reste à faire pour ce gouvernement. Mais, auparavant, l’ambiance a été délétère à l’hémicycle. En effet, tout est parti de la motion incidentielle de Coco Mulongo de l’aile dure de l’opposition qui, du reste, a été rejetée. S’en sont suivis les chahuts, œuvre des Députés de l’opposition opposés à l’investiture du Premier ministre, Bruno Tshibala. Qui, plus est, n’ont pas prévalu à la détermination de la Majorité présidentielle, désormais élargie. Ayant choisi de quitter la salle de Congrès, démocratie oblige, pour protester contre le vote rejetant ladite motion, Aubin Minaku, Président de l’Assemblée nationale, a poursuivi les travaux, en invitant le Premier ministre à donner son discours programme. L’économie de celui-ci se décline en quatre missions à accomplir par le Gouvernement. L’organisation des élections ; la maîtrise du cadre macroéconomique, pour arrêter la descente aux enfers de l’économie ; l’amélioration du vécu quotidien de la population ; et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Dans une seconde démarche, il a énoncé les actions à mener pour y parvenir.  L’impression qui s’en est dégagée est que le discours a été jugé passable. Néanmoins, certains Députés  ont exprimé leurs préoccupations, qui s’analysent à ces quelques points. D’abord, sur la question des élections, Me Mayo, de l’Union pour la nation Congolaise (UNC) a martelé sur le fait que ce discours était du déjà entendu, et qu’il n’a fixé aucun chronogramme. Bien plus, il a manqué de dire clairement combien la CENI a déjà reçu et combien lui faudrait-elle par la suite, pour atteinte son objectif. Quant à l’idée de réfléchir sur le mode de scrutin, comme Tshibala l’a fait savoir, en ce qu’il faut tout faire pour réduire le coût des élections, le Député Mayo a prévenu qu’il ne sera pas question de laisser le Premier ministre ramener la représentation nationale à glisser sur les propositions présentées en son temps par M. Evariste Boshab, alors Vice-Premier ministre de l’Intérieur et sécurité, qui tablaient sur le referendum. De son côté, Henri Thomas Lokondo a invité le Premier ministre à ne plus se fourvoyer dans d’autres considérations nationalistes dans l’organisation des élections. Mais, plutôt à tout faire, pour renouer avec les institutions de Breton Woods. Sinon, a-t-il fait savoir, l’échec est au rendez-vous. Quant à Patrick Muyaya, l’élu de la Funa, il a mis l’accent sur l’emploi des jeunes, à travers les petites et moyennes entreprises (PME), qui passerait par une formation adéquate à mettre en place. D’autres questions ont été posées. Alors que d’ordinaire, le premier ministre sollicite généralement 48 heures, pour organiser la réplique, afin de rencontrer les préoccupations des élus du peuple, Bruno Tshibala a dérogé à ce principe. Sur les élections, il est resté sur ses pas, en soulignant que la CENI réalise un travail appréciable, et qu’il y a lieu de réfléchir, mensuellement, sur la réduction du coût des élections. Il a aussi rassuré qu’un plan de relance de l’économie sera mis en branle et qu’il sera exploité la piste de partenaires bilatéraux, mais aussi celle de la Banque mondiale.

La Pros.

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