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Près de six mois après la signature de l’Accord de la Saint Sylvestre, où en est-on avec le processus électoral ?  Certes, l’enrôlement se poursuit. Mais, le fichier électoral sera connu, lui, le 31 juillet 2017. A ce jour, il n’y a toujours pas de calendrier électoral, ni de date exacte de la tenue des élections, à fin décembre 2017. Pour l’évaluation, la CENI existe. Le gouvernement Tshibala est déjà là. Mais, le Conseil National de Suivi de l’Accord, cette instance à la tête de laquelle devait trôner  Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017, à la Clinique Sainte Elisabeth, à Bruxelles,  et  qui,  pourtant, avait été   accepté par  toutes les parties prenantes aux discussions directes, telles qu’engagées au Centre Interdiocésain, du 8 décembre 2016 au 27 mars 2017, sous les auspices des Evêques,  n’est toujours pas constitué. Sur les trois institutions reconnues, deux sont debout. Alors que le CNSA fait défaut. Ce qui rend difficile, l’évaluation du processus électoral, au regard des prescrits de l’Accord du 31 décembre 2016 dont l’application intégrale aura mobilisé des énergies, au-delà des frontières nationales jusqu’aux Nations Unies où, le 31 mars dernier, la résolution 2348 avait été prise, à cet effet, pour le rendre infalsifiable ou barricadé.  Près de six mois après la signature de cet Accord historique, pour lequel Etienne Tshisekedi, de son vivant, s’est battu jusqu’à ses dernières énergies, peu avant de s’éteindre à 84 ans, tout en laissant, derrière lui, un gage politique qui, s’il était suivi à la loupe, aurait dû permettre à la classe politique, de se regarder dans les yeux et de relativiser  des  querelles byzantines et des  intérêts personnels, pour engager le pays sur des rails de l’embellie.  Près de six mois après, donc, aucun signal fort n’a été donné, pour décrisper la situation politique. Des figures emblématiques de l’Opposition  traînent encore sous le contrôle de leur geôlier, les manifestations publiques sont, du moins, jusqu’ici, interdites. Les opinions en termes des libertés de presse, en sont encore sujettes à des contingences allant dans le sens de menaces qui, de temps en temps, pèsent sur l’exercice du métier. Donc, l’environnement, loin d’être aéré, se resserre chaque jour davantage. Comment, dès lors, imaginer la suite du feuilleton et rêver d’un processus électoral apaisé, alors qu’en l’absence d’un calendrier, les lois essentielles dont celle portant répartition des sièges,  devrait, paradoxalement,  attendre le fichier électoral, vers fin juillet 2017, pendant que le Parlement, à moins de convoquer une session extraordinaire,  sera normalement  en vacances ? Des questions, sans nul doute, sont multiples. Nangaa, en dépit de ses marges de  manœuvres assez étendues, est-il capable aujourd’hui  de rassurer, s’il va enrôler au Kasaï ou pas ? Pas si sûr. Sinon, de se rendre à l’évidence que le processus électoral subit un à-coup et tangue. D’ailleurs, la question de financement, celle de l’enrôlement des  congolais de la diaspora et de l’insécurité dans plusieurs coins du pays n’en donnent la moindre certitude. Les boursicoteurs politiques, tout en serrant la ceinture, grincent également les dents, avant de parler, une fois de plus, de la perspective d’un troisième dialogue ou, même, d’un autre glissement dans le glissement, pour franchir la barre de 2017.  Ils n’hésitent pas à susurrer  sur  l’hypothèse  d’un énième accord à négocier, le moment venu. Mais, avec qui ? Ce sera, certainement, entre l’actuelle Majorité élargie et reconstituée autour de deux premiers Accords et  l’aile dure du Rassemblement, restée soudée à Limete.  Oh, quel plongeon  à répétition !

LPM

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