Célérité !

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Contrairement à ce que d’aucuns pouvaient bien se l’imaginer, la séance de réplique du Premier ministre, Bruno Tshibala, à la représentation nationale, hier jeudi, 1er juin 2017, n’a duré que l’espace d’un matin. Qu’a-t-il dit aux Députés ? La quintessence, c’est que Tshibala reconnaît que le texte présenté est perfectible. Comme tel, il affirme tenir compte de toutes les remarques, critiques et recommandations formulées par la représentation nationale. Mais, il a aussi fait savoir que c’était un budget volontariste, qui pouvait être doublé n’eut été le temps lui imparti qui est court. Aussi, invite-t-il les Congolais, par le biais de ses élus, à œuvrer pour relever les défis, majeurs, qui attendent la République. Ce qui a ouvert la voie aux Députés nationaux, à la majorité écrasante, de juger recevable le Projet de loi de finances, exercice 2017. Aussitôt que le Président de la chambre basse, Aubin Minaku, a fait retentir son marteau pour acter le vote de recevabilité, il a été souligné que le texte sera transmis à la Commission Economie et Finances (Ecofin) de l’Assemblée nationale, pour y être enrichi. A voir la célérité qui a caractérisé le travail d’élaboration du Projet de loi de finances et son adoption au niveau du Gouvernement, son dépôt au Bureau de la chambre basse du parlement le lundi, 29 mai, sa présentation en plénière, suivi du débat général, le mercredi, 31 mai et la réplique 24 heures après, soit le jeudi, 1er juin 2017, il y a fort à parier que la Commission Ecofin travaillera dans le même esprit. En effet, le 15 juin, c’est dans exactement 13 jours, à dater de demain, pour la clôture de la session ordinaire de mars. Comment s’y employer pour que déjà à l’Assemblée nationale, le texte soit présenté en plénière par ladite Commission, qu’il soit passé au vote, article par article, suivi du vote de l’ensemble du texte, pour être finalement envoyé en seconde lecture à la chambre haute du parlement ? Et si le texte est adopté en des termes divergents, il sera mis en place une Commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat, pour harmonisation. Si les divergences persistent, c’est le vote de l’Assemblée nationale qui l’emporte. Puisqu’on n’en est pas encore là, il faut dire qu’il y a impératif que les deux chambres adoptent la loi de finances avant ou à la séance de clôture de cette session. Puis, elle sera envoyée auprès du Chef de l’Etat, pour promulgation. C’est dire que la célérité est le mode par excellence de travail actuellement. Mais, attention. Il ne faut pas confondre célérité et légèreté, si pas complaisance. Le travail en commission doit se faire minutieusement, de telle sorte qu’au moment de l’exécution du budget, qu’il n’y ait pas décalage entre les dépenses et recettes par rubriques. Il sera aussi question de définir clairement les priorités, où le gros de dépenses sera injecté, mais aussi les sources de financement. Quant au Premier ministre, lui-même, la recevabilité de son Projet de loi de finances par le parlement, doit lui donner d’envisager l’avenir. C’est-à-dire, les priorités et, par laquelle amorcer son action.

Bruno Tshibala doit savoir que le temps n’est allié sûr de personne. S’il s’est refusé de faire des promesses fallacieuses, il devra plutôt vite s’attaquer à la mobilisation des recettes, qui passe par un combat titanesque de la lutte contre la fraude et le coulage des recettes.

Ghislain Lubula

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