Parlant de sa carrière et de son nouvel album. Ferré Gola : ‘‘Je n’ai pas eu la chance d’être encadré dans la musique’’

Parlant de sa carrière et de son nouvel album. Ferré Gola : ‘‘Je n’ai pas eu la chance d’être encadré dans la musique’’

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Sa belle voix caressante a fait de lui un chanteur hors pair dans la génération actuelle de la rumba congolaise. Ferré Gola dit «Le Padre» est, désormais, conscient du rôle qu’il peut bien jouer en ce moment crucial où la musique congolaise connaît une menace terrible sur la scène internationale. En véritable capitaine de la rumba, le chanteur romantique de la RDC  refait surface avec un nouvel album sur le marché du disque africain. «Qu’est-ce que j’avais dit ?», tel est le titre phare de son nouveau playing sorti depuis le 9 juin 2017.  Meilleur artiste africain au Canal d’Or act11,  Ferré chair de poule remercie son Dieu qui lui a donné la force et la sagesse de réaliser cette belle compilation musicale dont la valeur artistique constitue le fondamental de la chanson congolaise.  Retrouvez l’artiste à travers cet entretien accordé à la presse.

Pourquoi avez-vous donné à votre album le titre de « Qu’est-ce que j’avais dit ? »

Ferré Gola : C’est juste un rappel pour dire au monde ce que j’avais prophétisé pour la musique congolaise, il y a quelques années.  J’avais prédis beaucoup de choses qui se réalisent aujourd’hui.  Je suis du genre de personnes qui ne parlent pas par hasard. Je crois que le public est témoin des miracles qui se produisent dans notre musique ! En tout cas, j’ai eu au moins plus ou moins quatre ans  pour concocter cette belle sauce remplie des mélodies et mélopées succulentes, dans le souci de produire un travail de qualité. 

A combien peut-on estimer le coût de cette œuvre, partant de sa conception jusqu’au produit final qui vient d’être lancé sur le marché ?

FG : Cet album m’a coûté plus de 100.00 dollars américains pour l’ensemble de sa réalisation, partant de la composition de chansons, enregistrement en studio, mastering, mixage, duplication de supports à l’usine, douane, jusqu’à l’image. C’est-à-dire, y compris les clips vidéo. Car, j’ai produit moi-même cet album. Vous devez savoir que de nos jours, aucun producteur ne peut  s’hasarder de mettre une grosse somme  d’argent  à la disposition d’un musicien congolais pour réaliser un album, selon le désir de l’artiste. Cela, à cause de la piraterie qui bat son plein sur le marché du disque en RDC.  D’ailleurs, la musique «rumba»  que nous faisons au Congo, coûte extrêmement  chère par rapport aux autres musiques qui envahissent aujourd’hui le terrain. La différence est que nous avons besoin de le faire avec beaucoup plus de rigueur et de qualité ; malgré qu’on n’est pas soutenu par notre l’Etat. Or, nos collègues africains sont hyper soutenus par leur gouvernement pour imposer leur culture, à travers la musique. 

Où peut-on trouver le CD de votre nouvel album « QQJD »?

FG : A  Kinshasa, le disque est déjà en vente dans les éditions «Vision Music» sur la place Victoire. A Luanda, on peut s’en procurer  chez Dona Monica et à  Brazzaville, chez N’diaye. L’album est disponible en trois bandes, reparti en termes de couleurs, c’est-à-dire, triple CD. On a le rouge, le bleu et le jaune, les couleurs du drapeau du pays.  Donc, si vous soutenez les Léopards de la RDC, prouvez-le en achetant au moins un CD de Ferré Gola. C’est depuis le 9 juin à 9h00, que le disque est sorti sur le marché. Et, il n’a pas attendu trop longtemps pour se hisser au sommet du hit parade africain et prendre la tête de meilleures ventes sur I Tune musique du monde. Personnellement, je suis même fan des chansons telles que «Poisson d’avril»,   «Match d’amour», «Titanic », «Rossignol», «Patience», «Kipelekese»,  «Court-circuit», «Ekoti ya Nzube»…On y retrouve des  différents styles de musique dont la rumba reste un dénominateur commun.

A quand la présentation officielle de ce disque au public ?

FG : Je compte le faire trois mois après de la sortie du disque sur le marché. Pour l’instant, il faut donner le temps aux mélomanes de savourer et découvrir les belles chansons qui y sont contenues. Comme l’album est déjà lancé, je crois qu’il faut attendre notre retour de la Tanzanie, parce qu’on a aussi un calendrier très chargé avec des productions en dehors du pays.  Mais,  je serai obligé d’être sur place au pays pendant la période de grandes vacances. D’ailleurs, mon sponsor brassicole exige que je sois de préférence très présent à Kinshasa pour honorer le contrat.  Entre temps, je poursuis encore le tournage des clips vidéo de l’album à Kinshasa.

Avec la crise actuelle, est-ce que la musique vous nourrit ?

FG : Oui ! C’est  grâce à la musique que je suis devenu ce que vous voyez aujourd’hui. Vous savez que je suis un Né Kongo. Donc, le Kongo central est ma province d’origine.  Nos ancêtres nous ont appris à économiser à chaque fois qu’on gagne un peu dans la vie. Il faut toujours avoir la culture d’épargne qui va vous permettre de réaliser vos projets  pour garantir l’avenir. Surtout qu’on est déjà de père de famille. 

Qu’en est-il de votre spectacle du 17 juin en Russie?

FG : Je confirme que moi et mon groupe nous allons nous produire sur scène à Moscou, en pleine capitale Russe. Toutes  les dispositions sont prises pour la réussite de cet événement, qui aura lieu le 17 juin en la salle Yota Espace. L’Ambassade Russe à Kinshasa nous a déjà délivrés des visas. On n’a aucun souci. Retenez que nous sommes le premier orchestre congolais à se produire en Russie, selon l’histoire.  Donc, la rumba sera en l’honneur ce jour-là. Vraiment les grandes salles mythiques nous manquent. Si, je ne suis pas le dernier, l’avant dernier artiste congolais, à prester au Zénith de Paris.

Que  deviendra  Ferré Gola dans dix ans ?

FG : L’homme propose,  Dieu dispose. Seulement, je demanderai à Dieu de nous garder, de continuer à nous donner le souffle. Je ne peux pas dévoiler tous mes projets, mais mon rêve, c’est de faire encore mieux dans les jours à venir. Je n’ai pas encore réalisé certaines choses dont je rêve. Je suis devenu un modèle incontestable de chanteurs congolais. Si musicien veut passer un test d’admission dans un orchestre, on lui demande toujours d’interpréter ma voix. Cela veut dire que  je suis une référence  pour la jeunesse montante. D’où, nous devons aussi encadrer les autres pour assurer la relève. Je compte être encore plus performant dans ma carrière. J’ai encore beaucoup à faire dans l’art.  Pourquoi ne pas aussi voir une de mes filles se marier dans dix ans…

Pouvez-vous accepter qu’un des vos enfants fasse la musique au regard de l’histoire de votre carrière ? 

FG : D’ailleurs, deux de mes enfants ont développé déjà une passion pour la musique. Surtout ma fille, je l’encourage énormément. Encore qu’elle a la chance d’être encadrée par moi-même, son père. Par contre, moi, j’ai bénéficié d’aucun encadrement dans la musique. J’ai taillé mon chemin dans le roc, au prix de tout sacrifice, depuis l’époque de Wenge 4×4. Mais…! Peut-être, dans dix ans, ma fille fera la fierté de notre musique. Surtout qu’elle chante tellement bien.  

Comment réagissez-vous lorsqu’un autre musicien réclame la paternité  de votre chanson «Jugement» qui fait tabac sur le terrain ?

FG : D’abord, je ne connais pas la personne dont vous faites  l’illusion, ce soi-disant auteur de la chanson. C’est vrai, c’est une composition qui m’a été proposée par un parolier que je salue en passant. C’est un intellectuel, un avocat de surcroit. Souvent, il arrive de refuser aussi une chanson qu’on me propose si je vois que les paroles et mélodies ne cadrent pas avec mon style musical.  Une année après, la même chanson est lancée par un autre musicien. Et lorsque je l’écoute, je me dis au fond de mon cœur, que c’est la chanson dont j’ai refusé mais qui apparait aussi bien avec le style d’un X ou Y.

Qui est votre modèle  dans la musique congolaise, hormis les musiciens qui sont déjà morts ?

FG : Reddy Amisi est et restera un modèle pour moi.  

Tout Kinshasa en parle. Voire à travers les réseaux sociaux. Werrason serait exilé aux Etats-Unis pour des raisons politiques. Qu’en pensez-vous ?

FG : Ah bon ! Qui le cherche ? En tout cas je ne suis au courant de rien.    

Vrai ou faux un producteur vous a sollicité pour un featuring avec Fally dans un single ? 

Ferré Gola : C’est faux !!! 

Propos recueillis par Jordache Diala

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