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Kinshasa-Bruxelles

Alexis Thambwe Mwamba : plainte ou piège ?

*Plus rien ne va entre Kinshasa et Bruxelles. On a l’impression que l’affaire Alexis Thambwe peut  bien en  cacher d’autres. Et que le feuilleton pourrait, dans ce cas, être long. Mais, jusqu’où irait la justice belge ? Autant qu’il parait difficile de  situer ses sphères de    compétence, autant  que cette plainte, de l’avis de plusieurs  analystes de la scène politique congolaise, aurait tout l’air d’un piège, surtout  en ce temps où l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique et l’Onu, dans une sorte de croisade musclée, semblent avoir  pris le pari de resserrer l’étau autour des dirigeants congolais, avec des ‘’sanctions  ciblées’’.

Bataille juridique

«Alexis Thambwe Mwamba ne disposait ni d’une autorité, ni de compétence militaire au sein du RCD », affirme, dans un communiqué, son Avocat Laurent Kennes.   «Il était responsable des Relations Extérieures et a été informé, après le crash de celui-ci. Il s’est borné à informer le public, pour le compte du RCD, des raisons pour lesquelles des militaires de ce mouvement avaient tiré un missile sur l’avion. Il n’a donc,  commis aucun acte en lien avec cet événement dramatique », ajoute également  son Avocat, dans le même communiqué. «Thambwe Mwamba entend répondre à toute convocation et à toute question qui lui sera posée par les autorités belges pour faire la plus grande clarté», assure, en outre, Me Kennes.

Griefs  

Alexis Deswaef,  l’Avocat belge  qui brandit un tel  dossier, revient notamment, sur un élément sonore tiré des archives de Rfi dans lequel, Alexis Thambwe avait, en son temps, revendiqué le tir d’avion et attribué les mérites de bravoure  au RCD, son ex-mouvement d’attache.

A ce stade,  le juge Michel Claise a été  désigné par le parquet de Bruxelles pour se charger de l’instruction de ce  dossier visant notamment,  Alexis Thambwe Mwamba, le Ministre de la Justice de République démocratique du Congo, a-t-on lu   mercredi dernier,  dans les colonnes de  La Libre Belgique. La même  plainte porte aussi  sur des détournements de biens publics, un volet du dossier dans lequel le nom de sa  fille, Ngalula Fleur Thambwe Mwamba,   est également mentionné.

30 juin 2017 : méditation !

Vendredi 30 juin 2017, la RD. Congo va, naturellement, souffler sur sa 57ème bougie, depuis qu’elle avait accédé à l’indépendance  nationale  et la souveraineté  internationale. A quelques jours de ce rendez-vous historique, la situation politique devient de plus en plus corsée. Alexis Thambwe Mwamba, Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, est soumis à l’épreuve d’une enquête ordonnée par la justice belge, dans une affaire aussi vieille qu’inimaginable  qu’est celle d’un avion abattu, le 10 octobre  1998 dans les nuages de Kindu, du temps qu’il assuma des fonctions de chargé des Relations Extérieures du Rassemblement  Congolais pour la Démocratie, une rébellion pro-Kigali.

Tout récemment, des officiels congolais, neuf, au total, subissaient l’ire de l’UE, avec des sanctions, alors que  le Département du Trésor américain avait  pris, de son côté, des mesures de représailles contre des personnalités congolaises  aussi militaires que civiles.  Cette semaine, l’Onu pourrait  décider d’envoyer une mission d’enquête internationale sur les cruautés enregistrées, en marge de  l’aventure des éléments  Kamuina Nsapu dans l’espace Grand Kasaï.

Déjà, la CPI s’était signalée en disant, autrefois, qu’elle suivait de près tous ces dossiers et qu’ils ne resteraient pas impunis.  Et, finalement, que cachent toutes ces enquêtes, plaintes ou sanctions ? Matières  à méditation.

Remake

«Nous sommes en 1998 dans l’est de la RDC et la seconde guerre du Congo fait rage. Les rebelles du RCD, soutenus par le Rwanda, affrontent l’armée du président Laurent-Désiré Kabila. Le 10 octobre, alors que les combats se concentrent autour de la ville de Kindu, un Boeing 727 de la compagnie Congo Airlines, surnommée la CAL, est abattu par un tir de missile. A son bord,  une cinquantaine de personnes. Le lendemain sur RFI, l’attaque est revendiquée par Alexis Thambwe Mwamba, à l’époque responsable politique du RCD : « Nous avons abattu aujourd’hui, à Kindu, un avion de la compagnie CAL qui venait de Kinshasa. Il y avait à bord une quarantaine de militaires et un armement militaire extrêmement important. Nous avons abattu un avion civil, c’est vrai, mais parce que nous avions des informations précises que les renforts venant de Kinshasa arrivaient à Kindu par un avion civil ». Une version démentie par la compagnie aérienne et de nombreux témoins cités par La Libre Belgique. Ils affirment que l’avion «décollait » de Kindu avec à son bord,  43 civils dont des femmes et  enfants cherchant à fuir les combats.

Les familles des victimes et les ONG parties civiles affirment avoir essayé longtemps de porter l’affaire devant la justice congolaise avant de se retourner vers la justice belge. La plainte était recevable selon leur avocat Alexis Deswaef, car Alexis Thambwe Mwamba a une résidence en Belgique depuis 19 ans et y détient un permis de séjour permanent. La justice belge a donc,  une compétence directe à ce titre puisque le lien avec le Royaume de Belgique  est effectif. C’est aussi le cas pour sa fille, Ngalula Fleur Thambwe Mwamba, contre qui la plainte porte aussi, cette fois pour détournement de fonds publics. La plainte porte d’ailleurs aussi sur des faits plus récents, des traitements inhumains et dégradants, comme des actes de torture commis au Congo sous la responsabilité d’Alexis Thambwe Mwamba au titre de son mandat actuel de ministre de la Justice », rapporte l’AFP.

LPM

 

 

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