Accueil » Sud-Kivu : Patricia Maisha et la société civile de Walungu dénoncent des actes de vandalisme et des enlèvements inquiétants

Sud-Kivu : Patricia Maisha et la société civile de Walungu dénoncent des actes de vandalisme et des enlèvements inquiétants

Par La Prospérité
0 commentaire

La situation sécuritaire et sociale dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu, suscite une vive indignation au sein de la population locale. La notable Patricia Maisha, aux côtés de la société civile, a fermement dénoncé une série d’actes graves perpétrés récemment dans les chefferies de Ngweshe et de Kabare.Dans une déclaration empreinte de consternation, Patricia Maisha a condamné avec la dernière énergie le sabotage du bureau administratif de la chefferie de Ngweshe, survenu dans la nuit du 4 au 5 avril 2026.

Cet acte, attribué à des individus non encore identifiés, a entraîné la destruction et la dispersion de documents historiques et coutumiers d’une valeur inestimable, certains remontant jusqu’aux années 1880.Selon elle, « s’attaquer à l’histoire de tout un peuple en saccageant ses archives ne restera pas impuni ». Elle considère ces faits comme une atteinte grave au patrimoine culturel et à l’identité collective des communautés locales.De son côté, la société civile du Sud-Kivu, à travers son bureau de coordination provinciale, a publié un communiqué dénonçant des actes de vandalisme d’une ampleur préoccupante. Le bureau administratif de la chefferie de Ngweshe aurait été entièrement saccagé : portes forcées, meubles détruits, documents chamboulés ou emportés, et des fonds publics volés dans le bureau du receveur.Ces actes sont attribués aux éléments de l’AFC/M23, un mouvement rebelle accusé d’être soutenu par le Rwanda. La société civile rappelle que des faits similaires avaient déjà été signalés en 2025, notamment à la résidence du Mwami Nnabushi Alexandre Kabare, chef de la chefferie de Kabare à Cirunga. Jusqu’à ce jour, cette résidence resterait occupée par ces éléments armés, une situation qualifiée d’humiliante pour la coutume Shi et les autorités traditionnelles.D’autres cas de vandalisme ont également été rapportés, notamment au palais royal du Mwami Ntale Shosho dans la chefferie de Buhavu, peu après la chute du territoire de Kalehe en février 2025. Plusieurs chefs coutumiers vivent désormais dans la clandestinité, malgré leur neutralité dans les conflits en cours.La société civile alerte sur une volonté manifeste de porter atteinte aux institutions coutumières et de faire disparaître des documents historiques majeurs liés au royaume du Bushi, dont l’histoire témoigne d’une résistance ancienne face aux royaumes voisins. Elle dénonce également des tentatives d’imposition de nouvelles autorités locales dans certains groupements, ainsi que la création suspecte de nouvelles entités administratives, notamment aux abords du Parc national de Kahuzi-Biega.Par ailleurs, la situation s’est aggravée avec l’arrestation de plus de 25 jeunes du groupement de Cirunga, survenue le 6 avril 2026. Ces interpellations seraient intervenues après une confusion liée à la relève des éléments de l’AFC/M23 présents au palais royal. Pensant à un départ définitif, des habitants s’étaient rassemblés pour exprimer leur soulagement, avant que plusieurs d’entre eux ne soient arrêtés et conduits vers une destination inconnue.La société civile dénonce ces arrestations qu’elle qualifie d’arbitraires, affirmant que ces innocents sont injustement assimilés aux combattants Wazalendo. Elle exige leur libération immédiate et appelle les responsables de l’AFC/M23 à faire preuve d’humanisme et à respecter les droits humains, ainsi que les valeurs coutumières.Enfin, les organisations citoyennes rappellent que ces pratiques font écho à des périodes sombres de l’histoire récente du pays, notamment sous le mouvement RCD-Goma, marqué par des assassinats de chefs coutumiers et la destruction de leurs symboles de pouvoir.Face à cette situation alarmante, Patricia Maisha et la société civile lancent un appel pressant aux autorités nationales et à la communauté internationale afin que justice soit faite, que les patrimoines culturels soient protégés, et que les populations civiles retrouvent sécurité et dignité.Bosco Kiaka/CP

You may also like

Laissez un commentaire

Quotidien d'Actions pour la Démocratie et le Développement

Editeur - Directeur Général

 +243818135157

 +243999915179

ngoyimarcel@ymail.com

@2022 – All Right Reserved. La Prospérité | Site developpé par wetuKONNECT