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17 novembre 1982-17 novembre 2012
30ème anniversaire de TG. BASOKIN : les préparatifs s’annoncent fracassants !
Kinshasa, le 17/02/2012
*30 ans de succès. 30 ans de combat. Oui. Ça se fête. Ce n’est pas une mince affaire. Il faut le faire. Déjà les préparatifs ont commencé avec assurance pour célébrer un évènement grandiose, digne pour un groupe qui se bat bec et ongle pour se maintenir sur l’échiquier national. Sous la coordination de son directeur artistique, MI-AMOR CANTADOR, l’orchestre Tout Grand Basokin et ses dirigeants et membres d’honneur sont mobilisés pour la célébration de son 30ème anniversaire d’existence dans la métropole. C’est dans ce cadre que l’homme aux actions concrètes, KANIKI MPUTU EBONDO, a doté cette formation musicale d’un groupe électrogène d’une grande capacité énergétique qui va permettre aux musiciens d’ignorer les coupures intempestives de l’électricité pendant leur prestation. Le Président des enfants de musiciens du TG BASOKIN a remis officiellement ce matériel au groupe le 10 février à son siège à Matonge. Ce geste, explique-t-il, s’inscrit dans le cadre du soutien à l’orchestre qui milite pour la promotion et la valorisation de la culture songye.
C’est aussi les retombées de l’appel pathétique lancé par le leader de la musique songye lors de la cérémonie d’échange des vœux entre les musiciens et les dirigeants du TG Basokin, en janvier dernier. On se souviendra que MI-AMOR avait sollicité l’appui des collèges de fondateurs, des membres d’honneur, des producteurs ainsi que des sympathisants dans l’organisation de la célébration du trentième anniversaire de l’orchestre. Le directeur artistique de TG Basokin attend organiser un évènement de grande envergure qui sera fonction de la hauteur du groupe. Surtout, il a invité les siens à doter d’abord l’orchestre d’un instrument de musique digne qui reflète l’image et la dignité des Songye.
Ce message a été soutenu par l’Honorable LUNKAMBA NTAMBUE, Président du groupe, NKOLE KIBONGE, représentant des fondateurs, prof MUDIMBANI François, représentant des producteurs ainsi que KANIKI MPUTU EBONDO, représentant des membres d’honneur et représentant des enfants de musiciens. Le fils de Mi-Amor a vite réagi en offrant le groupe électrogène qui est déjà en possession de l’orchestre. Cet acte de générosité n’a pas laissé son père indifférent qui espère recevoir d’autres soutiens venant de la communauté. En un mot comme en mille, MI-AMOR qui a salué le geste de son fils s’est exprimé en ces termes : « Otanda muana akutanda », dit un proverbe songye qui signifie : l’enfant que tu as engendré peut aussi engendrer.
Zoom sur TG Basokin !
Il sied de noter que le groupe folklorique songye TG BASOKIN (Basongye de Kinshasa) a été crée le 17 novembre 1982. A cette époque, la majorité parmi les initiateurs de la création de cette formation musicale était des étudiants ici dans la capitale. Notamment : NKOLE KIBONGE MUKABA Edouard, MBUTSHITSHI KABAMBA Romain et Me KAMBILO KAMBILO Jean-Pierre. La plupart de ceux qui avaient assisté à cette réunion qui a donné naissance au groupe le plus célèbre de la musique folklorique tradi-moderne de Kinshasa ne sont plus vivants à nos jours. On cite : NGOYI KABOBO, LUPONGO KASHAMA, KASOKO KIOMBA et tant d’autres. NTAMBWE SHUNGU est le seul survivant qui n’était pas étudiant. La majorité des musiciens recrutés au début et qui avaient assisté à la réunion venait de l’orchestre Kalembelembe. Tels que TSHAMBA NGOYI, YEMPONGO MUSONGIELA, MUANDE, KALO…
Aujourd’hui, le grand chanteur et danseur du groupe, YEMPONGO est resté le seul qui continue à travailler au sein de Basokin.
Au début, les membres fondateurs et co-fondateurs se rencontraient dans le cadre d’une mutuelle « TUBADI BALALE », présidée par le professeur KATANGA MUKUMADI qui dirigea le groupe jusqu’en 1985. Il en est le tuteur jusqu’aujourd’hui.
A sa création, la présidence de l’orchestre fut confiée à MULIMBI KAMANDA, un homme venu du dehors de la mutuelle mais secondé par BASUME KADIMISHA KA KITENGYE, un authentique membre de TUBADI BALALE.
En 1998, la présidence fut confiée à KAWUMBU KIBAMBE, un compagnon d’élite de la mutuelle, qui va régner durant trois ans avant de passer le flambeau à Me KAMBILO. Ce dernier avait été secondé par Me TUMBA YAKASENDE et Me MALANGU MUABILU.
D’après le Pharaon noir, Me KAMBILO restera à la tête de Basokin de 1991 à 1999. C’était à l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire de l’association que Me NTAMBWE LUBAMBA KASONGO, MM LUNKAMBA NTAMBUE et NKOLE KIBONGE MUKABA, respectivement Président et Vices-présidents, sont élus au sommet de Basokin jusqu’à nos jours.
Le premier musicien responsable du groupe fut le défunt MUANDE PUNGILUA qui avait le rôle du Chef d’‘orchestre. Une véritable machine à composer des chansons et qui avait une grande expérience musicale car il avait commencé très jeune à évoluer dans le célèbre groupe KANTU MOBE (original).
1983 : l’âge d’Or de Basokin !
A l’arrivée de MI-AMOR en 1983, la direction de Basokin avait connu une transformation dans son organigramme. De son vrai nom Hubert Mputu Ebondo, MI-AMOR devint le musicien n°1 du groupe, en prenant charge la direction artistique. A cet effet, MUANDE sera considéré comme son meilleur confident jusqu’à sa mort en 2006, alors que l’orchestre avait grandement besoin de lui.
On cessera de dire que Tout Grand Basokin est un patrimoine national vu sa noble mission de défendre et promouvoir la culture et les valeurs songyes à travers les chansons. En 30 ans d’existernce, il faut reconnaître que des grandes réalisations ont été accomplies par cette formation musicale qui a battu tous les records dans la musique folklorique songye. Sous la bénédiction artistique de Mi Amor, le groupe a produit plusieurs œuvres de qualité supérieure, qui continuent à édifier et faire la fierté du peuple songye dans le monde entier. Les chansons éditées par les musiciens dépassent de loin par leur nombre la totalité des chansons de tous les autres groupes pris ensemble. Toujours imité mais jamais égalé, TG Basokin est le groupe le plus sollicité dans des grandes manifesations ou cérémonies exceptionnelles à Kinshasa. Qui dit mieux !
Jordache Diala
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