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Bandundu : Richard Ndambu démissionne !
Kinshasa, le 23/02/2012
*Plusieurs fois contesté, même lorsque la Cour Suprême de Justice l’avait réhabilité, après des multiples brouilles avec l’essentiel de ses administrés, Richard Ndambu a, enfin, choisi de jeter l’éponge. Il a donc démissionné, depuis le 7 février. Ainsi, en a confirmé la Présidence de la République, dans un communiqué officiel rendu public hier, dans la soirée, sur les antennes de la télévision d’Etat. La Commission Electorale Nationale Indépendante est invitée, par conséquent, à organiser un nouveau scrutin au Bandundu, à l’intar de celui qui avait vu naître Hubert Kabasubabu, un transfuge du RCD converti aux idéaux du Kabilisme, au strapontin de la Province du Kasaï Occidental. Le vin est tiré, dit-on, il faut le boire. L’homme a été élu Député. Il préfererait se battre autrement au sein de la chambre basse du Parlement que de s’accrocher aux mamelles, pourtant asséchées, de l’Exécutif provinvial du Bandundu. Ceci met fin à des spéculations de toutes sortes et vide le fond de toutes les contestations dont Richard Ndambu aura été gratifié tout au long de son tumultueux mandat, à la tête de cette province. Il en sort, à sa manière, tête haute, quand bien même certaines indiscrétions ont laissé entendre qu’il aurait été contraint, malgré lui, à cette démission, pour sauver les meubles, en attendant que la nouvelle législature en arrive à des nouvelles élections provinciales sans lesquelles les anciens gouverneurs, anciens Députés Provinciaux, anciennes assemblées provinciales ou, à tout le moins, les anciens Sénateurs, ne sauraient mourir, en bloc ou séparément. Doit-on penser que Richard Ndambu s’est éjecté d’un siège sur lequel des charbons ardents étaient permanemment placés, comme un fil soutenant un pendu, sur la tête ? Oui, mais pourquoi pas ? L’histoire reste, à ce point, très têtue. C’est ou bien, ou bien. Comme il était acculé, la gouvernance de la province devenait, naturellement, difficile. Avec elle, la suite de l’exercice des pouvoirs dans cette partie du pays. Est-ce de gaieté de cœur que Ndambu s’est-il emporté dans une sorte de fuite en avant ? Dieu seul sait. Mais, toujours est-il qu’il donne, par un effet de rebrousse-poils, une leçon à tous ses compères qui, comme lui, ont dû engrager un siège à la nouvelle assemblée nationale. Une leçon de savoir se déporter sur d’autres pistes, pour servir la nation autrement. Une leçon, en outre, de savoir partir à temps plutôt que de courir, après le dernier son de la trompette. Dans un pays où tout se perd, tout se gagne, Ndambu Richard, a su certainement tirer son épingle du jeu.
Tout compte fait, la petite mathématique permet de noter que sur les 11 gouverneurs des provinces, 7 ont été élus. Certains voudraient laisser leurs sièges à leurs suppléants, pendant que d’autres préfèrent siéger, eux-mêmes. C’est le cas de Julien Paluku Kahongya le Gouverneur du Nord Kivu et de Richard Ndambu, celui de Bandundu. Le premier, voudrait laisser son siège à son suppléant et le second souhaite quitter la tête de l’exécutif de sa province pour la chambre basse du Parlement. Les gouverneurs des 7 provinces qui ont été élus sont les suivants : Mbatshi Batshia du Bas-Congo, Jean-Claude Baende de l’Equateur ; Ngoyi Kasanji du Kasaï Oriental ; André Kimbuta de Kinshasa, Médard Autsai de la Province Orientale, Julien Paluku du Nord Kivu et Richard Ndambu de Bandundu. Dès que leurs mandats seront validés, ils seront devant la même équation. Quitter les affaires, pour aller au Parlement ? Rester aux affaires et laisser les suppléants s’occuper du Parlement ? C’est pratiquement le même dilemme qui attend le Premier Ministre, les Ministres et Vice-Ministres récemment élus. Des bribes d’informations glanées dans les couloirs du Palais du Peuple renseignent que la machine est en marche. La semaine prochaine, les choses iront crescendo. Tous ces responsables des gouvernements central ou provinciaux sont désormais sous pression. Chacun est perdu dans ses petits calculs, avant de lever la dernière option. Au cas contraire, ils seront broyés dans le jeu du partage du ‘’gâteau’’ dont la Majorité présidentielle et son Autorité morale, M. Joseph Kabila, détiennent la clé de voûte.
LPM
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