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Ogefrem La Délégation Syndicale dénonce un complot !
Kinshasa, le 24/02/2012
*Deux documents sulfureux adressés au VPM Koyagialo tentent désespérément d’accréditer la thèse d’un sérieux malaise à l’Ogefrem. Qualifiés à juste titre de tracts par la Délégation Syndicale, parce que non signés par leurs auteurs, ces documents interprètent malencontreusement l’Ordonnance présidentielle prenant acte de la démission des mandataires candidats aux législatives du 28 novembre 2011. L’idée, c’est de remettre en cause le replacement légal opéré par le Ministre de tutelle de l’Ogefrem à la suite de cette ordonnance présidentielle. Et, pourtant, souligne la Délégation Syndicale de cet établissement, dans sa réplique aux tracts, cette Ordonnance du Chef de l’Etat était claire et sans ambiguïté dans la mesure où elle citait nommément les mandataires concernés. Point n’est besoin, argumente-t-elle, d’en faire une lecture erronée, en y associant d’autres personnes. Pour enfoncer le clou, ces tracts abordent d’autres sujets notamment, la mise en place, la réintégration de deux agents abusivement licenciés, les décisions du Conseil d’Administration et autres ; lesquels points sont balayés d’un revers de la main, par les arguments massues de la Délégation syndicale qui, au finish, affirme que le personnel de l’Office n’a jamais été consulté et ne demande pas d’être consulté pour la nomination des mandataires. Loin de contester ou de proposer la nomination de tel mandataire, le Personnel de l’Ogefrem affirme travailler aujourd’hui et demain avec les mandataires désignés par l’Etat propriétaire. De ce qui précède, la Délégation Syndicale de l’Ogefrem soutient que ces tracts ainsi décriés n’engagent en rien les agents et cadres de l’Office qui, au contraire, encouragent l’actuelle Direction Générale dans ses efforts visant à obtenir le financement, pour la matérialisation des projets d’investissement, longtemps gardés, dans les tiroirs de l’Office.
Cité parmi les rares établissements publics les plus stables actuellement en RD-Congo, l’Office de Gestion du Fret Multimodal, Ogefrem, serait la cible de fauteurs des troubles qui tiennent, à tout prix, à y accréditer la thèse d’un malaise là où les choses évoluent plutôt pour le mieux. Se camouflant au travers de deux tracts, des individus non autrement identifiés auraient adressé deux documents sulfureux, qu’ils ont intitulé abusivement ‘’mémos’’ au Vice- Premier Ministre et Ministre des Postes et Nouvelles Technologies, M. Louis Alphonse Koyagialo Ngbase te Gerengbo. Dans ces fameux mémos, du reste non signés, ces individus tentent désespérément d’interpréter l’Ordonnance présidentielle prenant acte de la démission des mandataires candidats aux législatives du 28 novembre 2011. L’idée, c’est d’entretenir un flou dans le replacement légal opéré par le Ministre de tutelle de l’Ogefrem à la suite de cette ordonnance présidentielle. Et, pourtant, souligne la Délégation Syndicale de cet établissement, dans sa réplique aux tracts, cette Ordonnance du Chef de l’Etat était claire et sans ambiguïté dans la mesure où elle citait nommément les mandataires concernés. Point n’est besoin, argumente-t-elle, d’en faire une lecture erronée, en y associant d’autres personnes.
Mais, qu’est-ce qui s’est passé après la démission du PCA et du DG de l’Ogefrem candidats à la Députation nationale de novembre dernier ? A en croire la délégation Syndicale nationale de cet Office, le Gouvernement, à travers la tutelle (Ministre des Transports et voies de communication) a désigné à titre intérimaire un PCA en la personne de l’Administrateur le plus âgé conformément au règlement intérieur du Conseil d’Administration, un DG en la personne de l’Adjoint du Directeur Général démissionnaire et un DGA en la personne du Directeur maison le plus ancien en fonction, conformément au Décret n°09/63 du 3 décembre 2009 portant statuts d’un Etablissement Public dénommé Office de gestion du Fret Multimodal en sigle «OGEFREM » lesquels en son titre III article 11 fixent les structures organiques de l’Office comme suit : le Conseil d’Administration, la Direction Générale et, enfin, le Collège des Commissaires aux Comptes.
Encore qu’il sied de noter que depuis la transformation de l’OGEFREM Maritime en OGEFREM Multimodal par le décret susdit, le Comité de Gestion a été remplacé par la Direction Générale et de ce fait il n’existe plus à l’Office d’Administrateurs Directeurs (Technique, Administratif, ni Financier).
Pour la Délégation syndicale, le personnel de cet Office n’a jamais été consulté et ne demande pas d’être consulté pour la nomination des mandataires. Loin de contester ou de proposer la nomination de tel mandataire, le Personnel de l’Ogefrem travaille aujourd’hui et travaillera demain avec les mandataires désignés par l’Etat propriétaire, soutient la Délégation syndicale.
Signalons que dans cette réplique adressée au VPM Koyagialo, que La Prospérité publie intégralement dans les lignes qui suivent, la Délégation Syndicale soulève plusieurs autres questions, entre autres, la réintégration de deux agents abusivement licenciés, la mise en place au sein de l’Office.
De ce qui précède, la Délégation Syndicale de l’Ogefrem soutient que ces tracts ainsi décriés n’engagent en rien les agents et cadres de leur Office qui, au contraire, encouragent l’actuelle Direction Générale dans ses efforts d’acquisition des parcelles pour les agents, de construction de l’immeuble du siège, de recherche de financement en vue de matérialiser des projets d’investissement qui, depuis très longtemps, moisissent dans les tiroirs de l’Office dont, par exemple, celui du port sec de Kasumbalesa pour plus de 80 millions de dollars américains.
La Pros.
Office de Gestion du Fret Multimodal
‘‘OGEFREM’’
Délégation Syndicale
Kinshasa, le 15 février 2012
A Son Excellence Monsieur le Vice- Premier Ministre et Ministre des Postes et Nouvelles Technologies de la Communication
à Kinshasa/Gombe
N/Réf. : 003/DSN-OGM/2012
Concerne : réaction aux mémos
Excellence,
Deux documents non signés par leurs auteurs ont été adressés à votre autorité, tracts faisant état d’un prétendu climat malsain qui prévaudrait à l’Office de Gestion du Fret Multimodal, OGEFREM en sigle.
La délégation syndicale de l’Ogefrem informe votre autorité qu’il ne règne aucun malaise au sein de l’entreprise et réfute, par les éléments ci-dessous, les allégations combien mensongères contenues dans ce tract :
• La nomination des mandataires à la Direction Générale tout comme au Conseil d’Administration relève de la compétence de l’Etat propriétaire représenté par le Chef de l’Etat et le Gouvernement de la République. Certains de nos mandataires actifs, à savoir le PCA et le DG, ont démissionné d’eux-mêmes pour se conformer à la loi électorale puisqu’ils étaient candidats députés nationaux aux élections du 28 novembre 2011.
• L’ordonnance du Chef de l’Etat prenant acte de la démission des mandataires était claire et sans ambiguïté dans la mesure où elle citait nommément les mandataires concernés. Point n’est besoin d’en faire une lecture erronée en y associant d’autres personnes.
• Le Gouvernement à travers la tutelle (Ministre des Transports et voies de communication) a désigné à titre intérimaire un PCA en la personne de l’Administrateur le plus âgé conformément au règlement intérieur du Conseil d’Administration, un DG en la personne de l’Adjoint du Directeur Général démissionnaire et un DGA en la personne du Directeur maison le plus ancien en fonction conformément au Décret n°09/63 du 3 décembre 2009 portant statuts d’un Etablissement Public dénommé Office de gestion du Fret Multimodal en sigle «OGEFREM » lesquels en son titre III article 11 fixent les structures organiques de l’Office comme suit :
1. le Conseil d’Administration
2. la Direction Générale
3. le Collège des Commissaires aux Comptes
Il sied de noter que depuis la transformation de l’OGEFREM Maritime en OGEFREM Multimodal par le décret susdit, le Comité de Gestion a été remplacé par la Direction Générale et de ce fait il n’existe plus à l’Office d’Administrateurs Directeurs (Technique, Administratif, ni Financier).
• Le personnel de l’Office n’a jamais été consulté et ne demande pas d’être consulté pour la nomination des mandataires. Loin de contester ou de proposer la nomination de tel mandataire, le Personnel de l’Ogefrem travaille aujourd’hui et travaillera demain avec les mandataires désignés par l’Etat propriétaire.
• Nous ne voyons pas en quoi occuper un bureau, changer de mobiliers et d’installations sanitaires posent problèmes dès lors qu’il s’agit des biens de l’Etat et non d’un bien privé.
• Il n’appartient pas aux individus non autrement identifiés de se substituer au Conseil d’Administration pour veiller au respect des décisions de cet organe ; la loi a désigné des organes et des personnes à cet effet.
• Au terme de l’article 140 du code du travail, le congé est un droit pour l’agent et une obligation pour l’employeur. Il ne constitue en rien une sanction car les agents concernés regagneront chacun son poste à l’expiration du congé. C’est pourtant le DG sortant qui avait instruit la Direction Administrative par écrit de mettre en congé tout agent qui n’avait pas encore bénéficié de son congé de reconstitution.
• S’agissant de la réintégration du Camarade LONGOMO BUMI, c’est depuis plus d’une année, à l’époque du Directeur Général sortant qui du reste avait pris la décision de son licenciement, que la délégation syndicale ne cesse de demander à l’Employeur de réhabiliter le camarade, estimant injuste et disproportionnée la décision de son licenciement. En effet, il avait été licencié à cause de ses activités syndicales, foulant au pied l’immunité syndicale dont il était couvert. Le Ministre du Travail de l’époque avait même par arrêté annulé cette décision de licenciement et ordonné sa réintégration mais la Direction Générale ne s’était pas exécutée.
• Quant à Mr MOKO, il fut licencié au motif qu’il avait abandonné son poste pour se rendre en Europe sans l’autorisation de l’Employeur, et pourtant l’agent avait par écrit confirmé l’entretien qu’il avait eu avec l’administration, entretien au cours duquel il avait obtenu verbalement l’accord de principe de prendre son congé déjà échu.
• En sa réunion du 09 novembre 2011, la délégation syndicale avait demandé à nouveau que les deux agents soient réhabilités parce que leur licenciement avait été expéditif et prononcé pour des raisons on ne peut plus discutables.
• S’agissant de l’instruction de libérer les cargaisons bloquées au port de Mombasa ; la Direction Générale nous a informé que cette instruction était ponctuelle, et ne concernait qu’une cargaison pour laquelle elle avait reçu une demande de main levée de la part des hautes autorités du pays.
• Associer le DG sortant à la nomination des organes dirigeants de l’entreprise ne se justifie pas. Cette cogestion est de nature à engendrer des conflits et de la confusion. Il y a lieu de se demander aussi pourquoi associer seulement le DG sortant et pas les autres qui l’ont précédé à la tête de l’Office.
• Tout mandataire qui a eu à diriger notre entreprise avait fait sa mise en place, nous ne voyons pas pourquoi il faut le refuser au DG en fonction dès lors qu’elle répond à la nécessité et à la survie de l’Office. Il convient de rappeler qu’il avait été actionné dans la précipitation par le DG sortant après que le Chef de l’Etat ait pris acte de sa démission.
Les tracts décriés ci haut n’engagent en rien les agents et cadres de notre Office qui, au contraire, encouragent l’actuelle Direction Générale dans ses efforts d’acquisition des parcelles pour les agents, de construction de l’immeuble du siège, d’obtenir le financement pour nos projets d’investissement dont le port sec de Kasumbalesa pour plus de 80 millions de dollars américains…
Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre et Ministre des Postes et Nouvelles Technologies de la Communication, l’expression de notre parfaite considération.
Pour la Délégation Syndicale,
Mbalampu Mandungu Adam
Président
Mamimami Byaterana Prosper
Secrétaire
La Pros.
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