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Conférence sur le développement économique de l’Afrique Subsaharienne
Matata Ponyo préconise une bonne politique et une bonne gouvernance dans la gestion des ressources naturelles
Kinshasa, le 22/03/2012
Kinshasa, capitale de la RDC, abrite depuis hier mercredi, 21 mars 2012, la Conférence internationale sur la gestion des ressources naturelles en Afrique Subsaharienne. Cette conférence est organisée par le FMI avec la contribution du Fonds fiduciaire spécialisé sur la gestion des ressources naturelles et le Département pour le développement international du Royaume Uni. Ouverte par le Ministre congolais des Finances, Matata Ponyo Mapon, cette conférence est une aubaine pour les experts venus de différents horizons de réfléchir sur la manière dont l’exploitation de ces richesses naturelles devrait aboutir à un plus grand bien-être économique. Les travaux se clôturent cet après-midi au Grand Hôtel Kinshasa.
Les conférenciers s’attèlent à examiner les questions structurelles en posant la question de la gouvernance et de transparence dans la gestion des ressources naturelles. Des experts partagent ainsi leur expérience directe sur des relations public/privé et de la fiscalité dans le secteur des ressources naturelles. Plusieurs sujets sont débattus au cours de cette conférence dont le rôle du secteur privé dans la gestion des ressources naturelles ; la répartition des risques et des gains entre l’Etat et les investisseurs du secteur privé ; la manière de faire converger les intérêts de l’Etat et ceux des entreprises multinationales.
Dans son mot d’ouverture, le Ministre Congolais des Finances a souligné que les ressources naturelles offrent un atout majeur grâce auquel les pays peuvent s’engager sur la voie de la croissance et de la prospérité. Pour atteindre la prospérité économique, les pays de l’Afrique subsaharienne doivent résolument mettre le cap sur les bonnes pratiques en termes politiques et de bonne gouvernance. Ainsi, a-t-il suggéré la trilogie Leadership- Bonnes politiques- Bonne gouvernance comme la clé de voûte. « A notre sens, la construction d’une vision stratégique du développement à long terme, associé aux qualités de leadership des dirigeants politiques, aux efforts inlassables de réformes visant à renforcer la qualité des administrations et des institutions, à assurer le respect des règles et pratiques de bonne gouvernance des ressources naturelles, sont autant de défis critiques que ces pays ont su relever ; ce qui les a placés définitivement sur le chemin d’une croissance soutenue », a-t-il indiqué.
La RDC normalise son cadre d’exploitation de ressources
Faisant part à la conférence des avancées enregistrées par la RDC dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance sur la gestion des ressources naturelles, Matata Ponyo a avancé la normalisation du cadre d’exploitation de ressources. La RDC, a-t-il fait savoir, dispose depuis plus de deux décennies, d’un Code des investissements des plus libéraux. De plus, un code minier et un code forestier préparés avec l’appui de partenaires au développement sont d’application depuis 2002. Le code des hydrocarbures est en attente d’adoption au Parlement. S’agissant du Code minier, l’argentier national a déclaré qu’il consacre l’ouverture du secteur à l’investissement privé et met en place les principes de célérité, d’objectivité et de transparence dans les procédures d’octroi des droits miniers ou des carrières ainsi qu’un régime fiscal et douanier privilégié.
Soucieux de la bonne gouvernance et de la transparence, la RDC a adhéré depuis 2005 à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Sa mise en œuvre se poursuit. Aussi, a-t-elle systématisé, à travers un décret, la publication de contrats de partenariats signés dans le secteur extractif. La RDC a également adopté en partenariat avec la Banque mondiale, un ensemble de mesures visant à améliorer la gouvernance des ressources naturelles.
Le FMI pour une meilleure gestion des ressources naturelles
Prenant part à ces assises, la Directrice du Département Afrique du Fonds Monétaire Internationale, Madame Antoinette M. Sayeh, a réaffirmé, dans son allocution d’ouverture, la volonté de son institution d’assister l’Afrique Subsaharienne pour une meilleure gestion des ressources naturelles. Cette démarche, a-t-elle reconnu, se heurte en particulier au manque de moyens dans de nombreux pays à faible revenu. « …les obstacles à surmonter sont colossaux pour faire en sorte que les richesses naturelles contribuent de façon soutenue et sans exclusion à la croissance et à l’amélioration des niveaux de vie pour tous », a-t-il indiqué. Pour contourner ces obstacles, le FMI vient de créer quatre centres d’assistance technique. Ce, en connivence avec des pays membres en Afrique Subsaharienne et l’appui de donateurs. Le centre régional d’assistance technique pour l’Afrique centrale a mis en place un fonds fiduciaire spécialisé dans la gestion des ressources naturelles. Par ailleurs, la Directrice du Département Afrique du FMI a souligné, qu’en dépit des difficultés, l’extraction des ressources naturelles et l’envolée des cours des produits de base ont favorisé la croissance économique en Afrique Subsaharienne au cours de ces dix dernières années.
Laetitia Mbuyi
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