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Rapport 2010-2011
Finances : Matata Ponyo dresse un bilan positif !
Kinshasa, le 25/04/2012
*Les finances RD congolaises ont subi une gestion rigoureuse au cours des années 2010-2011. Après que le monde ait connu des années tout à fait moroses en terme des effets de la crise énergétique et alimentaire en 2009, le rapport Bi-annuel 2010-2011, présenté et lu hier, mardi 24 avril 2012, en fin de la matinée, par le Directeur de Cabinet du Ministre des Finances sortant, M. José Sele Yalanghuli, a révélé les prouesses économiques réalisées sous l’égide du Ministre Augustin Matata Ponyo qui, fort de ses qualités de gestionnaire, venait d’être promu Premier Ministre par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, le mercredi 18 avril dernier. Ce rapport s’articule sur 4 grands objectifs fixés et réalisés en grande partie par le Ministère des Finances. Il s’agit en premier lieu, de la redynamisation de la Troïka politique, qui regroupe en son sein, les Ministères des Finances, du Budget et le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo. En second lieu, l’assignation aux régies financières des objectifs ambitieux en matière de mobilisation des recettes. Troisièmement, une attention particulière accordée à l’exécution des réformes structurelles dans le domaine de la gouvernance tant des ressources naturelles que des finances publiques. Et, en dernier lieu, un défi majeur de la reconstruction des infrastructures de base.
Absent à la cérémonie d’hier, le nouveau Premier Ministre, Matata Ponyo, aurait sûrement privilégié les consultations politiques avec les Chefs des partis de la Majorité Présidentielle, pour la formation de son prochain Gouvernement. C’est son Directeur de Cabinet, José Sele Yalanghuli qui a exposé, pendant plus d’une demi heure, les réalisations faites par ce Ministère au cours des années 2010-2011. La publication de ce rapport, a-t-il dit, témoigne à suffisance de la qualité du travail abattu par le Ministre des Finances, aujourd’hui Premier Ministre. C’est ce qui justifie d’ailleurs son choix par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, en tant que Chef du Gouvernement.
Etant donné que la gestion de la chose publique exige que le gestionnaire public restitue les résultats de sa gestion et les soumette à une analyse de l’Exécutif National, le Ministère des Finances, sous la houlette de Augustin Matata n’a pas escamoté ces impératifs. C’est la quintessence de ce rapport bi-annuel.
Parmi les réalisations cardinales retenues dans ce rapport, figurent la stabilisation du cadre macroéconomique, la mobilisation des recettes publiques, la viabilité des finances publiques pour une croissance économique et l’amélioration du partenariat au développement.
A en croire ce rapport, les années 2010 et 2011 ont été celles de la reprise économique pour la République Démocratique du Congo, avec un taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel moyen de 7 %, qui contraste avec celui de 2,8 % réalisé en 2009. Le taux d’inflation, a-t-il soutenu, a été en 2010 comme en 2011, inférieur à l’objectif programmé et le taux de change s’est illustré par une stabilité remarquable qui reflète l’engagement irréversible du Gouvernement à consolider les progrès accomplis en matière de stabilité macroéconomique. Il a, dans cette même lancée, rappelé l’implication des acteurs de la politique économique qui ont concouru à la réalisation des résultats obtenus au cours des années 2010 et 2011. Il s’agit notamment, du Ministère du Budget, du Gouverneur de la Banque Centrale et du soutien de la Communauté internationale. Par ailleurs, il a été affirmé que c’est grâce à une volonté partagée, de toujours mieux sélectionner les dépenses publiques et de limiter celles-ci en fonction des possibilités réelles du plan de trésorerie qu’ils ont été plus efficaces et plus crédibles. Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, il n’est donc pas un hasard si la RD. Congo a atteint le Point d’achèvement de l’Initiative Pays Pauvres et Très Endettés (I-PPTE). Ce n’est pas non plus un hasard, a-t-il martelé, que la RD Congo ait financé presque entièrement, sur ses ressources propres, les élections de 2011, sans perturber la stabilité macroéconomique.
Quelques chiffres avancés
En dépit de la conjoncture économique internationale très incommode, les efforts déployés par les services des finances ont permis de situer les revenus mobilisés à 19,9 % du PIB en 2010 et 21 % du PIB en 2011, soit un accroissement de l’ordre de 1,1 % de point de base du PIB et un dépassement de l’objectif fixé à 20 % du PIB que le Gouvernement s’était assigné en termes de mobilisation des recettes internes. Dans cette même perspective, il a été présenté, dans un tableau signalétique et/ou synoptique, quelques indices chiffrés de la mobilisation des recettes en 2010 et 2011. Des recettes fiscales et non fiscales, en passant par les gains pétroliers et autres dons budgétaires. Pour tout dire, les finances ont connu une amélioration sensible.
Dido Nsapu et JAW
La Pros.
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