|
Nommé Vice-Ministre aux Affaires Etrangères
Me Célestin Tunda remercie Joseph Kabila !
Kinshasa, le 02/05/2012
Son nom a été cité parmi les 36 membres qui composent le nouveau Gouvernement, version Matata Ponyo, publié dans la soirée du samedi 28 avril 2012, sur les antennes de la Radio-télévision Nationale Congolaise (RTNC). Il s’agit de Me Célestin Tunda ya Kasende, nouveau Vice-Ministre des Affaires Etrangères. Approché hier mardi, 1er mai, par La Prospérité, il a, sans ménagement, remercié le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, pour la confiance qu’il lui a témoignée en le nommant aux fonctions de Vice-Ministre des Affaires Etrangères. Par la même occasion, il a remercié toutes les instances du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD, particulièrement, le Secrétaire Général de ce parti, le Camarade Evariste Boshab mais également, le Premier Ministre Augustin Matata Ponyo Mapon.
Conscient du travail titanesque qui attend Raymond Tshibanda, son titulaire dans le secteur, ainsi que lui-même, Maître Célestin Tunda ya Kasende ne s’est pas versé dans la réjouissance absolue. Car, a-t-il dit, \" la joie a précédé mais après, on devient conscient de beaucoup de responsabilités qui nous attend\".
Qui est ce Vice-Ministre ?
Il est impossible de tout dire sur ce nouveau membre du \"Gouvernement Matata\", dans la mesure où l’homme traîne derrière lui, une longue carrière politique. « M’appeler Maître ? C’est naturel. Député National ? C’est la volonté du Peuple. Vice-Ministre ? C’est la volonté du Chef de l’Etat ». Voilà de bouts des phrases qui, succinctement, définissent les qualités de Me Tunda
Sur le plan professionnel
Licencié en Droit public international, Me Célestin Tunda a fait 28 ans de carrière d’Avocat. Il a également travaillé dans le secteur économique où il détient, d’ailleurs, un Diplôme d’Etudes spéciales en Economie et Développement à l’Université Catholique du Congo (UCC). Il est actuellement avocat au Barreau de Kinshasa-Gombe et en même temps, Professeur des Finances publiques à l’Ecole Nationale des Finances (ENF), depuis 1988.
Au plan politique, ce membre du \"Gouvernement Matata\" n’est cependant pas un nain politique. Il fut Député National de l’Assemblée Constituante et Législative, Parlement de Transition (ACLPT de Lubumbashi), sous l’épopée M’zee Laurent Désiré Kabila, en l’an 2000. Il fut également Député National lors de la première législature de la Troisième République.
D’aucuns pouvaient se poser des questions sur les vraies compétences de ce nouveau locataire adjoint au Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération internationale et Francophonie. La réponse à leurs questions faisait déjà partie de critères ayant constitué le leitmotiv dans le choix qui a piloté la conscience du Premier Ministre Matata Ponyo. Et, à cet effet, l’Argentier National, en intelligence avec le Chef de l’Etat, ne s’est pas trompé en jetant son dévolu sur la personne de Célestin Tunda. Cet homme, il faut le rappeler, a été dans plusieurs fronts qui ont nécessité l’intervention d’un fin négociateur. Il fut Secrétaire Général de la Commission préparatoire du dialogue Inter-congolais de Sun City, en Afrique du Sud, en 2001. Il a été bien avant cela, Secrétaire Général Adjoint de la Commission spéciale parlementaire chargée du dialogue Inter-congolais, en l’an 2000. Cette Commission avait pour mission politique et diplomatique, de sensibiliser les pays amis sur la guerre d’agression contre la République Démocratique du Congo.
Professionnellement, l’homme a eu aussi eu à gérer de grandes sociétés, par exemple, la COHYDRO, en 1998. Il est ancien Conseiller juridique et de la dette au Ministère des Finances, notamment, sur le suivi de la politique fiscale du Gouvernement, l’encadrement des réformes des Régies financières.
Bien plus, l’intéressé a effectué plusieurs missions importantes à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire International (FMI) et auprès de partenaires bilatéraux.
Pareil cursus, il faut le dire, ne peut laisser Augustin Matata Ponyo indifférent ; lui qui ne jure que sur la Compétence et la bonne moralité, pour l’efficacité de son équipe gouvernementale.
La Pros.
|