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Gouverneur de la BCC
JC Masangu lance sur le marché du livre « Pourquoi je crois au progrès de l’Afrique. Credo d’un banquier africain »
Kinshasa, le 02/11/2009
« Nous te souhaitons une large diffusion dans notre pays et au-delà des frontières ». Sont là les mots de l’Honorable Sénateur Mabi Mulumba, à l’occasion du baptême du livre du Gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo : « Pourquoi je crois au progrès de l’Afrique. Credo d’un banquier africain », le vendredi 30 octobre 2009, au salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa. Plusieurs temps forts ont émaillé cette cérémonie au cours de laquelle des personnalités de hautes factures ont rehaussé de leur présence.
Economie de l’ouvrage
Préfacé par Michel Camdessus, l’ouvrage de Jean-Claude Masangu Mulongo a été édité à Paris par Prestige-communication. Pourquoi Paris ? C’est pour lui donner un caractère international. Avec ses 230 pages, il est divisé en deux parties assorties d’un épilogue. Il s’agit d’une autobiographie qui comprend dix chapitres dont sept pour la première et trois pour la seconde. L’auteur commence par dédier l’ouvrage à sa famille, au peuple congolais et à tous les africains qui désirent bâtir un avenir meilleur pour l’Afrique. La première partie, intitulée « un destin africain » retrace le chemin de la vie et la carrière de banquier de JC Masangu. Elle révèle le creuset d’où l’auteur est sorti et où son esprit a été façonné, a indiqué Bertin Makolo Muswaswa, un lecteur. L’on retient ici que JC Masangu a su comprendre dans son parcours que « rien ne s’obtient facilement » et « qu’il faut se battre pour réussir ». C’est ce qui montre son ascension à la CityBank où il démarre sa carrière de banquier jusqu’à devenir Directeur Général et, à la Banque centrale, il a su relever les défis majeurs de la réunification monétaire du pays, l’introduction d’une nouvelle monnaie, le franc congolais, transformer une économie de reconstruction en une économie de guerre, renouer avec les institutions de Bretton Woods et la Banque africaine de développement, garantir l’indépendance de la Banque Centrale, doter la Banque d’un outil informatique ultramoderne. Et, les analystes y ont vu un esprit de manager et de leader.
Quant à la deuxième partie, qui a pour titre les enseignements d’un double mandat, elle retrace, sur le plan de l’histoire politique, l’ouvrage de JC Masangu parle de ses deux mandats partant de la chute du régime Mobutu, l’avènement de Laurent-Désiré Kabila et de Joseph Kabila, d’abord par désignation, puis par élection. C’est une période qui voit JC Masangu accéder au poste de Banquier Central. C’est cette expérience qui pousse Masangu Mulongo a entonné son credo sur le développement de la RD Congo et de l’Afrique. L’homme s’appuie sur les richesses du sol et du sous sol, et sur les capacités hydroélectriques qu’il conseille d’exploiter au mieux pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Ensuite, JC Masangu se fonde sur l’importance de la population et la position géographique de la RD Congo ainsi que sur le choix de la SADC pour appuyer son développement et réaliser les objectifs monétaires et douaniers de l’Union Africaine. En définitif, JC Masangu Mulongo croit que l’Afrique peut arriver à l’autosuffisance alimentaire.
Ci-après, le mot de remerciement de Monsieur JC Masamgu Mulongo Gouverneur de la Banque Centrale du Congo à l’occasion de la cérémonie de vernissage de son ouvrage : « pourquoi je crois au progrès de l’Afrique »
• Excellences ;
• Distingués Invités ;
• Mesdames et Messieurs ;
Je tiens avant toute chose, à vous remercier chaleureusement d’avoir répondu nombreux à notre invitation et accepté ainsi de rehausser de votre présence, la manifestation de ce jour.
Permettez-moi de remercier tout spécialement et d’entrée de jeu tous ceux qui ont contribué à mon développement depuis ma tendre enfance jusqu’à ce jour, à commencer par mes parents, ma famille élargie, tous ceux qui m’ont formé depuis le banc de l’école Primaire, en passant par l’Université jusqu’au niveau professionnel où je suis.
A ce sujet je réserve une mention spéciale aux agents de la Banque Centrale du Congo sur qui, comme je le confesse dans mon ouvrage, j’ai toujours pu compter et m’appuyer. L’expérience et les enseignements que je relate dans livre sont aussi les leurs. Ils m’ont accompagné sur tous les fronts et dans toutes les tempêtes. C’est ici l’occasion pour moi, leur capitaine, de les remercier chaleureusement et de les exhorter, une fois de plus, à être la hauteur des défis actuels et futurs tout en cherchant à être toujours plus performants.
Je voudrais maintenant dire un mot sur trois points. D’abord, pourquoi j’ai présenté ce livre à Paris avant Kinshasa. Ensuite j’insisterai sur deux messages que j’ai voulu transmettre avant de justifier pourquoi je crois au progrès de l’Afrique.
Pourquoi avoir lancé le livre à Paris plutôt qu’à Kinshasa ?
Les raisons sont simples et tiennent d’une part aux exigences techniques de mon éditeur et, d’autre part, au fait que j’ai voulu donner au livre une dimension internationale.
En effet, mon éditeur, « prestige, communications », est basé à Paris où il dispose d’un vaste réseau de diffusion et distribution à travers le monde francophone et anglophone, et dont l’ouvrage devait profiter. Ainsi, ce livre qui vient de vous être présenté à l’occasion de ce vernissage sera également disponible en version anglaise d’ici le 15 novembre prochain. A ce moment précis, mon premier message est un vœu, celui de voir d’autres compatriotes venir nombreux, comme je viens de le faire, mettre par leurs publications, leurs connaissances ou leurs expériences au service de la Nation de sorte que par des débats francs les générations futures puisent en bénéficier.
Le 2ème message que j’ai tenu à transmettre et qui s’adresse aussi bien à la jeunesse qu’à ceux qui sont dans la vie professionnelle, concerne l’importance du travail.
Peu importe le domaine qui est le vôtre, qu’il soit sportif, culturel, scientifique, et j’en passe, c’est le travail acharné, bien appliqué, qui fait gravir à quelqu’un les différents échelons dans la société. Le secret du sport c’est l’entraînement ! Celui de l’acquisition des connaissances, la répétition ! La chance, le hasard, les connaissances peuvent favoriser l’obtention d’un poste. Mais pour s’y maintenir et progresser, la clef du succès demeure le travail, le travail bien fait. Et si ce travail est un travail d’équipe, alors il portera encore plus de fruits.
Pourquoi je crois au progrès de la République Démocratique du Congo et de l’Afrique ? Voici les axes principaux de mon credo.
L’Afrique est présentement riche potentiellement. Pour transformer ce potentiel en richesse réelle, l’Afrique doit tout faire pour acquérir le savoir et le savoir-faire. Cela passe par la formation de l’élite et de la masse à travers les écoles techniques et professionnelles afin de disposer ainsi d’une main d’œuvre qualifiée.
Les raisons de ma foi dans le progrès de la République Démocratique du Congo et de l’Afrique sont notamment :
1. il ne peut y avoir de développement sans croissance. Sur ce point, l’Afrique a connu sur les dix dernières années un taux de croissance entre 5 et 6%, tandis que la RDC affiche 5,9% en moyenne de 2002 à 2009. Les efforts de convergence de nos économies qui sont en c ours, vont nous permettre la création d’une Banque Centrale Africaine ainsi que d’une monnaie commune.
2. Il ne peut y avoir de développement durable sans infrastructures. Dans la majorité, si pas dans tous les pays africains, il y a actuellement un foisonnement à grande échelle des travaux d’infrastructure, pour améliorer la compétitivité de l’Afrique. Ces travaux portent sur l’énergie, les routes, les Technologies d’Information et Communication (TIC), etc…Dans notre pays, tout observateur de bonne foi constate que la République du Congo est en plein chantier.
3. Par rapport au poids de la dette, il est connu que l’apurement de la dette extérieure se fait par le mécanisme PPTE, créant ainsi un espace budgétaire supplémentaire. En Afrique, 20 pays ont atteint le point d’achèvement et 5 celui de décision. Huit pays sont en phase intermédiaire dont la République Démocratique du Congo qui verra sa dette annulée à la fin du premier semestre 2010.
4. Comme conséquence de l’intégration régionale, il peut être épinglé la création de grands marchés. A titre exemplatif je citerai :
• la CDEAO : 257 millions d’habitants,
• la SADC : 245 millions d’habitants,
• le COMESA : 398 millions d’habitants,
• la CEEAC : 130 millions d’habitants.
5. L’Afrique peut arriver à l’autosuffisance alimentaire grâce à la rationalisation de son agriculture, en tenant compte des grands ensembles régionaux et en investissant sur toute la chaine agricole, de la production à la transformation, en passant par le stockage, la conservation ainsi que la distribution.
Excellences ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs ;
Il ne m’appartenait pas aujourd’hui de m’adonner à un exercice d’orateur. Tous ceux qui, se sont succédé à cette tribune l’ont fait avec beaucoup de talents et je leur en sais beaucoup gré.
Pour ma part, ma brève intervention se devait principalement d’^petre un mot de remerciement. Aussi je le clos en vous disant à tous : Merci de votre bienveillante attention.
La Pros.
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