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Dongo : Babacar Gaye au parfum des enjeux !
Kinshasa, le 17/12/2009
Dans 14 jours, l’année 2009 s’éclipse. La Monuc y a pensé. Hier, en effet, elle a souhaité ses meilleurs vœux aux journalistes. Il s’agissait d’une dernière rencontre de ce genre avec la presse, au Quartier Général situé derrière les Galeries Présidentielles. Madnodje Mounoubai, son Porte-parole, aurait voulu que le degré de collaboration qui s’est développé tout au long de cette année puisse être renouvelé, en 2010. Les chevaliers de la plume, chasseurs d’images et professionnels du micro ont naturellement acquiescé. A leur tour, une salve d’applaudissements a tout dit, en signe de réciprocité. L’occasion était également indiquée, pour la Monuc, de faire le point de la situation qui prévaut à Dongo, cette localité qui, depuis quelques semaines, fait parler de nouveau d’elle, avec cette avalanche d’actes de barbarie aux conséquences humanitaires incalculables. Les faits rapportés méritaient une contre-vérification, à l’issue d’une enquête sur terrain. C’est ce qui explique la descente du Général Gaye, le mardi 15 décembre, à Dongo. L’une des déclarations de Madnodje Mounoubai hier confirme qu’après consultation avec les autorités civiles et militaires, une décision a été prise de soutenir les opérations conjointes PNC/FARDC visant à rétablir l’ordre et l’autorité de l’Etat à Dongo, Imesse et les environs. Outre le fait que la Monuc pourrait soutenir les opérations de rétablissement de l’ordre, elle devra parallèlement sécuriser l’environnement, pour permettre aux agences humanitaires d’intervenir et d’assister les populations en détresse.
C’est pour cette raison, a dit Mounoubai, que le mardi passé, le Général Gaye est arrivé à Dongo à la tête d’une mission d’évaluation de la situation sur le terrain. La délégation comprenait bien des militaires que des civils. Ce jour-là, a-t-il ajouté, les premiers militaires de la Monuc sont arrivés dans cette localité où des bases opérationnelles ont été installées. Pour une sécurité effective à Dongo, Bozene et les environs, 500 soldats appartenant aux contingents ghanéens, tunisiens, égyptiens ainsi que des éléments de la Force spéciale guatémaltèque seront déployés.
Il faut noter que la Monuc a mis à la disposition de ces forces des véhicules blindés, des hélicoptères de transport et de combat.
Sur le terrain déjà, le Porte-parole de la mission Onusienne a révélé à la presse que des hommes ainsi que d’importants équipements sont déjà installés pour le travail. La Brigade Ouest coordonne les actions de soutien aux troupes des Fardc sur trois axes, à savoir, Axe nord : Gemena –Mbari – Libenge ;
Axe central: Gemena- Bozene – Kungu-Dongo; et
Axe sud: Mbandaka-Imesse le long de la rivière Ubangi.
Pour mener à bien ces opérations, la Monuc s’est engagée à fournir tous les 5 jours des rations alimentaires pour 1500 soldats, y compris le transport, le carburant et les évacuations sanitaires. D’ailleurs, la Monuc a déjà évacué, par hélicoptère, 15 soldats blessés au cours de ces affrontements. Pour le Porte-parole Madnodje Mounoubai, certains travaux de réparation des ponts ont été amorcés par des casques bleus.
Situation humanitaire
Dans un communiqué transmis à notre rédaction par OCHA, l’accès humanitaire aux populations vulnérables dans les Territoires de Kungu, District du Sud-Ubangi, est restreint à cause de la situation sécuritaire. Les acteurs humanitaires ont été déconseillés d’aller au-delà de Gemena, en attendant les opérations de ratissage par les Fardc/Pnc.
A ce jour, dit le communiqué, beaucoup de villages sont vidés de leurs populations qui se sont dirigées vers Gemena et Zongo, lieux jugés plus sûrs.
Pour conclure cette dernière rencontre de la Monuc avec la presse pour l’année 2009, le Madnodje Mounoubai a souhaité ses vœux les meilleurs à la Nation congolaise en affirmant que la Monuc, dont les tâches qu’elle accomplies sont déterminées par le Conseil de Sécurité, continue et continuera à assurer la protection des civils. Elle en fera toujours sa priorité.
La Prospérité
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