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Déclaration du Ministère des Affaires Etrangères de la RPDC
Kinshasa, le 21/01/2010
Le Ministère des Affaires Etrangères de la République Populaire Démocratique du Corée (RPDC) a rendu public le 11 janvier 2010 la déclaration par laquelle il propose aux parties concernées d’entamer des pourparlers pour remplacer l’Accord d’armistice de Corée par un traité de paix.
En voici le texte en version française ;
Une année s’est passée alors que le processus de la dénucléarisation de la péninsule coréenne se trouve au carrefour à cause des défis graves posés à son encontre.
La dénucléarisation de la péninsule coréenne est l’objectif de la politique que mène constamment le Gouvernement de la RPDC afin de contribuer à la paix et à la sécurité dans le Nord-Est de l’Asie et à la dénucléarisation du monde.
C’est grâce aux efforts sincères et exhaustifs du Gouvernement de la RPDC que le dialogue avait eu lieu pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne depuis les années 1990 et, entre temps, les importants accords bilatéraux et multilatéraux, à savoir l’ « Accord cadre entre la RPDC et les Etats-Unis » et la Déclaration conjointe du 19 septembre ont été adoptés.
Toutefois, la mise en œuvre de tous ces accords s’est arrêté à mi-chemin ou a été renversée en bloc. Depuis lors, la menace nucléaire dans la péninsule coréenne n’a pas été diminuée, mais au contraire, elle a été encore augmentée et, par conséquent, même la force de dissuasion nucléaire est entrée en vigueur.
Le processus des pourparlers à six qui ont connu les frustrations et les échecs répétés montre que la question ne peut jamais être réglée sans confiance entre les parties concernées. Encore aujourd’hui, les pourparlers à six restent toujours bloqués par la barrière de méfiance causée par les sanctions contre la RPDC.
C’est notre conclusion qu’il est nécessaire d’accorder une attention primordiale à la confiance entre la RPDC et les Etats-Unis qui sont les parties principalement responsables de la question nucléaire afin de ramener le processus de la dénucléarisation sur les rails.
Afin d’établir la confiance entre la RPDC et les Etats-Unis, il est essentiel de commencer par conclure un traité de paix mettant fin à l’état de guerre qui constitue la cause principale des relations hostiles.
Tant que les parties concernées sont dans l’état de guerre à bout portant, la méfiance ne pourra jamais être enlevée et les pourparlers eux-mêmes ne pourront jamais faire le bon déroulement, sans parler de la dénucléarisation. Tout accord hors de la question essentielle et fondamentale de la guerre et la paix ne peut échapper à la frustration et à l’échec comme maintenant.
Le Traité de paix, par nature, devrait déjà avoir été conclu à la lumière de sa nécessité intrinsèque, indépendamment de la question nucléaire. Si le système de paix durable avait été déjà mis en place dans la péninsule coréenne, le problème nucléaire n’aurait pas fait surface.
Maintenant que la question de la conclusion du traité de paix est mentionnée dans la Déclaration conjointe du 19 septembre, il est bon d’avancer l’ordre d’action conformément à l’exigence pratique et ceci à la lumière de la leçon tirée de l’échec des pourparlers à six précédents.
La conclusion du traité de paix aidera à mettra fin aux relations hostiles entre la RPDC et les Etats-Unis et à promouvoir la dénucléarisation de la péninsule coréenne à tempo plus rapide.
Sur autorisation, le Ministère des Affaires Etrangères de la RPDC propose courtoisement aux parties contractantes à l’Accord d’armistice d’entamer le plus tôt possible des négociations pour remplacer l’Accord d’armistice par le Traité de paix cette année qui marque le laps de 60 ans depuis le déclenchement de la guerre de Corée.
Les négociations mentionnées ci-dessus peuvent avoir lieu séparément comme prévu dans la Déclaration conjointe du 19 septembre ou dans le cadre des pourparlers à six pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne, comme les pourparlers entre la RPDC et les Etats-Unis qui sont en cours actuellement, en tenant compte de leur nature et de leur importance. La suppression de la barrière de discrimination et de méfiance telle que les sanctions va mener aussitôt à la reprise des pourparlers à six.
Si les parties contractantes à l’Accord d’armistice espèrent sincèrement la paix, la sécurité et la dénucléarisation de la péninsule coréenne, ils devaient prendre une décision audacieuse sans tarder pour résoudre la question fondamentale, au lieu de ne privilégier que leurs intérêts.
Pyongyang, le 11 janvier 2010
La Pros.
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