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Du chemin dans le roc La Prospérité : 9 ans d’âge, 9 ans de combat !
Kinshasa, le 07/02/2010
Né dans les circonstances extrêmement difficiles, le Journal La Prospérité a totalisé hier, dimanche 7 février 2010, 9 ans d’existence, 9 ans d’âge, 9 ans de combat. Ç’aura été un pari, un vrai pari pour un Journal auquel nombreux n’avaient pas accordé beaucoup de chance. Des raisons, en son temps, furent en tout cas, ne manquaient pas. Le Congo, avec lui, tous les paramètres vitaux, traversait, l’une des périodes calligraphiées de son histoire, une zone de turbulence. Le Soldat du peuple, Mzee Laurent- Désiré Kabila venait d’être fauché ; Kabila Joseph le remplaçait dans des conditions douloureuses doublées d’incertitudes pour des millions des Congolais. Il fallait être audacieux pour placer ses ressources existentielles dans un domaine aussi risqué, au regard des restrictions des libertés liées à cet environnement d’exception.
Mais, c’était sans compter avec la détermination d’un homme, son fondateur, Marcel Ngoyi Ngoyi Kyengi qui, loin d’être découragé par les circonstances, a été, au contraire, déterminé à opter pour une nouvelle vision. Non sans volonté, abnégation et sacrifices pour que La Prospérité puisse se tailler son chemin dans le roc.
Journal d’Actions pour la Démocratie et le Développement, La Prospérité a livré ses premières armes en tant qu’hebdomadaire, puis successivement bihebdomadaire, trihebdomadaire avant de devenir Quotidien. Pas du tout facile dans un pays tenaillé par une crise multiforme.
Nonobstant ce contexte difficile, Le Quotidien de Mont Fleuri a gardé le cap. Celui d’informer objectivement et de façon impartiale ses nombreux et fidèles lecteurs éparpillés sur la planète. Ses efforts inlassables ont été reconnus pendant la campagne électorale par la Haute Autorité des Médias dirigée, en son temps, par Modeste Mutinga Mutuishayi qui avait classé La Prospérité aux côtés du Journal Le Palmarès de Michel Lady Luya dans la catégorie des journaux mieux trempés dans l’objectivité. Ceci avait été interprété comme un signe d’encouragement pour un Journal attaché aux Valeurs Républicaines : la paix, la liberté, la justice et le développement.
Que peut-on retenir de ce parcours de combattant ?
Il suffit d’ausculter les archives de La Prospérité pour mesurer la justesse de ses vues, la profondeur de ses projections et sa finesse d’esprit.
Très souvent, en effet, à des moments particuliers de son histoire, le journal Prospérité s’est positionné comme un instrument de vérité, un catalyseur, un bras séculier, une béquille dans la défense obstinée des intérêts de la démocratie. Ainsi, son apport à l’édifice de la démocratie n’est-il plus à démontrer. Même s’il est vrai que beaucoup reste à faire.
Et c’est la raison de ses nouvelles perspectives visant la mise en place d’une rédaction intégrée. Au-delà de la presse écrite, de ses éditions électroniques, La Prospérité vise toujours plus haut, conformément à son credo initial, pour que dans un avenir pas trop éloigné, qu’elle puisse se doter d’autres canaux médiatiques, notamment la radio et télévision. Des ambitions légitimes, certes. Tout le monde ayant droit de rêver. Quitte à travailler résolument pour que ce rêve devienne une réalité.
Investir dans l’individu
Tel est l’autre credo de La Prospérité qui fait qu’elle a une rédaction jeune, composée des professionnels, jouissant d’une moralité irréprochable ; une rédaction hétérogène en ce sens que les hommes et les femmes qui la constituent sont mus par l’intérêt de servir, de servir encore et de servir toujours la nation congolaise, dans sa quête d’une identité dans un monde mouvant où elle subit les effets inéluctables de la crise financière internationale, de la crise alimentaire, des changements climatiques, du séisme, de l’éclipse, de la canicule…
Neuf ans après, La Prospérité a encore du chemin à parcourir. Bien qu’elle ait grandi à l’épreuve de la lutte, elle demeure consciente de ses propres défis.
En ce jour d’anniversaire de La Prospérité, son Editeur- Directeur Général, Marcel Ngoyi Ngoyi Kyengi, lance un appel pathétique, un appel à la mobilisation tous azimuts à ses nombreux et fidèles lecteurs pour qu’ensemble, dans un élan de solidarité, nous fassions mieux qu’avant. La Prospérité, rappelle-t-il, est une œuvre perfectible, les uns et les autres y ont de la place. Toutes les suggestions et tout soutien sont attendus à bras ouverts.
Gratitude
Au nom de tout son personnel, Marcel Ngoyi remercie tous ceux qui ont apporté leur indéniable contribution à la réussite de cette œuvre gigantesque. Les vibrants hommages sont rendus à tous les professionnels des médias qui, d’une manière ou d’une autre, ont donné leurs conseils et soutien à La Prospérité.
Que les annonceurs, les acteurs politiques, les mandataires publics et d’autres organismes nationaux et internationaux trouvent ici l’expression de toute notre reconnaissance.
De façon tout à fait particulière, un vibrant hommage est rendu à Feu Robert Tshimungu, Chef des Travaux à l’Ifasic qui a quitté cette terre des hommes et qui a été enterré le samedi dernier. Nous gardons une pensée pieuse à l’endroit de tous les confrères fauchés par les ennemis de la liberté de la presse, notamment Didace Namujimbo, Serge Maheshe, Bapuwa Mwamba, Franck Ngyke et Hélène Mpaka, son épouse.
Gloire aux immortels : Patrice Emery Lumumba, Pierre Mulele et Mzee Laurent- Désiré Kabila.
A l’approche du cinquantenaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, La Prospérité renouvelle sa détermination à œuvrer pour l’éveil de conscience. D’autant plus qu’en 50 ans, le Congo a vieilli mais sans toutefois grandir.
La Prospérité souhaite que les autorités et toutes les forces vives de la nation se liguent pour sortir le pays de ses berceaux permanents, de son état de malade incurable au chevet duquel tout le monde doit voler au secours.
La Prospérité, promet son EDG, va se déployer aux côtés des patriotes en vue d’œuvrer, ensemble, pour la renaissance du Congo.
C’est ici, également, l’occasion de remercier tous ceux qui ont presté au sein de La Prospérité, depuis sa création jusqu’à ce jour. Qu’ils trouvent, dans ces lignes, l’expression de toute la gratitude de la Direction Générale.
Benjamin G.A
A.G
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