”Inhumation collective” : Sénat, Evariste Boshab en appelle à une nouvelle réglementation des obsèques

”Inhumation collective” : Sénat, Evariste Boshab en appelle à une nouvelle réglementation des obsèques

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Tout à été dit sur la problématique de la fosse commune dans la commune de Maluku. Evariste Boshab, Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité a répondu, mardi 14 avril 2015, à la question d’actualité lui adressée par le Sénateur Sébastien Adambu Lomalisa relative à la problématique de la fosse commune de Maluku, dans la Ville-province de Kinshasa. Dans le cadre de la recherche de l’information et de contrôle des chambres parlementaires sur le gouvernement, l’auteur de cette question a recouru aux compétences du Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur pour qu’une clarification soit donnée aux sénateurs et, à travers eux, toute la population congolaise. Il était accompagné du Gouverneur de la Ville de Kinshasa et de membres de son Cabinet. La vérité a été dite. «Il est évident que sur le site de Fula-Fula 421 corps ont été enterrés dans une tombe commune. La nuit, effectivement, pour éviter la confrontation entre la population et la police et, l’exhumation est possible au cas où le Procureur Général de la République l’autorise pour raison d’enquête », a avoué Boshab. Mais, il a plaidé pour que le parlement légifère sur une nouvelle loi funéraire.

Toute l’information a été donnée au Sénat au sujet de la tombe commune. Boshab a dit aux sénateurs qu’il n’y a jamais eu une fosse commune comme on l’a prétendu. Plutôt, a-t-il affirmé, une inhumation collective conforme à la procédure établie en cette matière. Il a précisé que l’inhumation est intervenue, le 19 mars 2015. Selon lui, cet enterrement n’était ni la première, moins la dernière du genre à Kinshasa. Pour plus de clarté et de vérité, il a donné les statistiques de ces inhumations pour toute l’année 2014. C’est dans ce contexte qu’il a, également, prévenu que dans les jours qui viennent, la Ville-province de Kinshasa devra encore réaliser une inhumation collective : «Etant entendu qu’il y a encore des corps à la morgue centrale de l’Hôpital Mama Yemo non réclamés jusqu’au moment où je fournis les informations sur l’enquête administrative ». Il a, également, informé les sénateurs sur les statistiques des inhumations collectives dans la ville de Lubumbashi. Celles-ci, dit-il, datent de 2005 à 2015. Sur ce chapitre, il a évoqué aussi les statistiques existantes de la ville de Kisangani. «Tous ces enterrements ont suivi une procédure normale », a expliqué Boshab. Il ajoute : « Ma présence au sénat était, bien entendu, pour dédramatiser la rumeur folle et affolante et qui est totalement infondée».
Pour davantage éclairer les sénateurs, Evariste Boshab a rappelé la loi de l’époque coloniale à laquelle le Gouvernement applique pour enterrer les indigents. Celle-ci est obsolète, il faut une autre loi, demande-t-il aux sénateurs.
Une nouvelle réglementation des obsèques
Boshab n’avait pas que des informations à fournir. Dans ses escarcelles, il avait, aussi, des propositions qu’il a formulées pour éviter un certain nombre de cas qui poussent les familles à abandonner les corps à la morgue, aux avortements et à l’identification des personnes. Il a demandé aux sénateurs de produire une nouvelle loi en matière funéraire. La loi funéraire en RDC est orpheline. Il a motivé en présentant les frais exorbitant exigés pour enterrer un corps. La déclaration du décès, la levée du corps, l’autopsie, les modalités et l’organisation des obsèques méritent d’être réglementés.
Peter Tshibangu

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