Qui prendre ?

This post has already been read 1005 times!

Plateformes, partis politiques, par délégation, et autres personnalités politiques et sociales de la République Démocratique du Congo ont défilé les lundi, mardi et mercredi derniers à l’office du Premier ministre, Bruno Tshibala. C’était au titre des consultations, pour recevoir des avis, en vue de la formation du prochain Gouvernement. Après cette étape, s’est ouverte celle du dépôt des listes de candidats ministrables. Au niveau de la Majorité présidentielle, Alain Atundu, Porte-parole de cette méga plateforme, a indiqué qu’aucun problème ne se pose. Mais, il n’a pas exclu que soient opérées, à leur niveau, des permutations des ministres du Gouvernement sortant. Cette position est-elle innocente ou s’agit-il d’une réponse cinglante, si pas implicite adressée à certains membres de l’opposition qui ont montré leur velléité à vouloir arracher un morceau important ? Difficile de répondre à la question. Seulement, les propos de Vital Kamerhe de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), soutenant qu’il ne sera pas question de faire la figuration dans la nouvelle équipe gouvernementale sont illustratifs d’une intention mûrie de vouloir jouer un rôle important dans la gestion consensuelle de la res publica. Si l’opposition signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 ne se taille la part du lion dans les postes réservés à l’opposition, pas question non plus de gérer des ministères «minuscules». D’où vient qu’au niveau de l’opposition politique, sévères seront des empoignades pour le partage des postes. Outre les postes à redistribuer, il y a la question des personnalités devant les occuper. A une époque récente, il revenait de droit aux chefs des partis de proposer la liste de candidats ministres. Bien souvent, ils se mettaient, eux-mêmes, en exergue et étaient premiers bénéficiaires, si pas preneurs des postes. Ce système, pourtant, avait montré ses limites. Parce que ce sont les mêmes têtes qui revenaient à chaque formation du Gouvernement ou en cas de remaniement. Que fera Bruno Tshibala face à cette réalité ? D’ailleurs, au regard de la position exprimée par la MP, lieu de considérer que ses marges de manœuvres sont amoindries. Soit ! Mais, dans la classe politique congolaise, il y a encore ceux qui tanguent. Lisanga Bonganga, pour les Alliés de Tshisekedi, a annoncé la création d’un Front au sein du Rassemblement. Il tranche clairement pour être dans le courant Tshisekediste, expression qui rejoint l’aile Olenghankoy. Et, non seulement il met en avant-plan Félix Tshisekedi, qu’il considère comme candidat valable à la présidentielle, à venir, mais il l’éloigne des visées pour la Primature et du courant Katumbiste. S’agissant des postes ministériels, il est resté aphone. Mais, sa posture dans le courant Tshisekediste est diserte. A chacun de tenir le bout qu’il veut. Par ailleurs, il y a le Rassemblement, aile Félix Tshilombo Tshisekedi et Pierre Lumbi, auxquels il importe d’ajouter la Dynamique de l’opposition, aile Martin Fayulu, l’Alternance pour la République avec Delly Sasanga, qui considèrent comme imposture la participation à un Gouvernement dont la nomination du Premier ministre a violé la lettre et l’esprit de l’Accord de la Saint Sylvestre. Comme tel, ils sont non partants. Dans cet environnement politique, où se bouscule des Curriculum vitae des demandeurs de postes, c’est des listes produites et présentées par les plateformes, partis politiques etc., que Bruno Tshibala est appelé à former son Gouvernement. Qui va-t-il prendre ?

La Pros. 

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com