Le fondamental !

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Le weekend-end dernier a été riche en faits politiques, mais aussi en rebondissements. D’abord, la clôture des consultations de la classe politique menées par le Premier ministre, Bruno Tshibala, en personne. Tant sur le plan formel qu’informel, en vue de recueillir des avis sur la formation du gouvernement. Ensuite, il y a eu des navettes enregistrées pour le dépôt des listes de candidats auprès des services du Premier ministre. La suite à donner, c’est que cette semaine ne passera pas sans que ne soit publiée la liste de l’équipe gouvernementale par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila. C’est ce qu’a indiqué le professeur Tshibangu Kalala, un des proches du Premier ministre. L’ambiance a été aussi celle des tirs croisés au sein des plateformes et partis politiques. Au Rassemblement, aile Félix Tshisekedi, il y a eu la création d’un nouveau courant «Tshisekediste» sous la conduite de Lisanga Bonganga. Celui-ci a voulu se démarquer d’un autre courant que lui-même a appelé «Katumbiste ». Sa déclaration a été suivie d’une autre, au sein de la même structure. Virulente, celle-ci a renvoyé Lisanga à assouvir seul ses appétits du pouvoir ou des postes, estimant qu’il a agi proprio mutu, sans recevoir l’aval du groupe. Pendant que les uns et les autres se tirent à boulet rouge, probablement en perspective de la formation du Gouvernement, il y a eu cette valse diplomatique à la Cité de l’Union africaine. Maman Sambo Sidikou, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, a été échangé avec Bruno Tshibala dans le cadre des bons offices. Les échanges ont tourné autour des questions sécuritaire et électorale. Il en est de même du représentant de l’Union africaine qui, lui, a exprimé non seulement le soutien de son institution, mais aussi son accompagnement pour la suite du processus électoral. Il appert que ce dernier point soit le fondamental, sur lequel doit être axé l’attention de tous les Congolais, en général, mais aussi des acteurs politiques congolais, en particulier, que de se tirailler sur les questions des postes. C’est ce dernier qui permettra de départager les acteurs politiques, le moment venu, à travers les urnes. Comment alors retourner au processus électoral, sans que les parties aux discussions directes, bien qu’ayant capoté, ne puissent parvenir à signer l’arrangement particulier, socle d’un processus électoral apaisé ? C’est ici qu’un appel pathétique est lancé à toute la classe politique, pour qu’elle privilégie justement le fondamental. A la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), d’accélérer les opérations de révision du fichier électoral, pour qu’à fin juillet 2017, comme arrêté, soit communiqué le nombre des personnes enrôlées. Au Parlement, d’accélérer le vote des lois essentielles notamment, sur la répartition des sièges par circonscription électorale. Il est, certes, vrai que l’équation n’est pas facile, parce qu’un décalage se pose en obstacle quant à ce. En effet, le parlement va clôturer sa session ordinaire le 15 juin 2017, avant que la centrale électorale ne clôture ses opérations. Comment une loi antérieure peut-elle prendre en compte le nombre d’enrôlés à déterminer fin juillet ? Eu égard à cette complexité des choses, certaines langues parient déjà sur une probable session extraordinaire du Parlement. Pour l’instant, ce qui urge, c’est la formation du Gouvernement. Celui-ci au regard des défis, doit s’activer pour doter le pays d’un budget conséquent, et faire en sorte que le décaissement des fonds pour le processus électoral ne s’arrête. Parce qu’il va dans l’intérêt de répondre au fondamental.

La Pros.  

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