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Coexistence pacifique des forces sociopolitiques. F.C.I.R : John Mbaya sollicite un autre cadre de dialogue !

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Les bons offices de la Conférence Episcopale nationale du Congo n’ayant pas réussi à atteindre 100% de réussite pour apaiser les tensions sociales et donner des réponses appropriées à la crise politique, les  Forces Centristes Indépendantes de la République (F.C.I.R), une plateforme politique sous la coordination de John Mbaya, estime qu’il faut définir un nouveau cadre des négociations réellement inclusives. Les centristes considèrent ainsi l’ultime nécessité du pragmatisme pour la coexistence pacifique entre toutes les forces sociopolitiques de la RDC. C’est  dans une déclaration politique rendue public le dimanche  30 avril  2017,  que les F.C.I.R sollicitent l’intégration du Rassemblement Félix Tshisekedi.  Cela, pour répondre aux attentes de l’ensemble de la communauté tant nationale qu’internationale dans  la gestion de la transition sans remettre en cause l’applicabilité actuelle de l’Accord de la Saint Sylvestre.

Par l’entremise de John Mbaya, Coordonateur principal des FCIR, la classe politique congolaise voire la société civile doit avoir la vertu de la modération, de la compréhension mutuelle, du pardon et éviter  les inconvénients de la radicalisation extrême, de la haine et de la vengeance. Pour cette plateforme des centristes incontestables, les acteurs politiques congolais doivent être les vrais enseignants/modèles de l’unité nationale en vue de préserver les acquis de la démocratie et valoriser l’initiative républicaine du dialogue comme voie noble pour consolider la paix et la cohésion sociale. Pour ce faire, les  Forces Centristes Indépendantes de la République (F.C.I.R) en appellent à la réconciliation des acteurs politiques. Mus par la fibre patriotique imposant la res publica comme le bien commun le plus cher à préserver à tout prix, les  F.C.I.R souhaitent la participation de ses membres au Gouvernement de large union nationale.

Elles sollicitent également dans le cadre de la décrispation du climat politique, la libération des prisonniers politiques ainsi que la cessation des poursuites judiciaires pour les autres. C’est le cas du Bâtonnier Jean-Claude Muyambo, de l’honorable Eugène Diomi Ndongala et de l’honorable Moïse Katumbi.

De la restructuration de la CENI

Au regard du cours des événements, les FCIR  estiment que la neutralité et l’impartialité de la CENI sont sérieusement atteintes. Elles proposent, à cet effet, la recomposition du bureau actuel pour garantir la représentativité des différentes forces en présence afin d’assurer la transparence et la crédibilité des élections à venir. Car, elles ont constaté amèrement la violation flagrante du délai constitutionnel de la convocation du corps électoral, 90 jours avant la fin du mandat du Président de la République, et condamnent les événements malheureux qui en ont découlé les 19, 20 et 21 septembre 2016.

Elections

En ce qui concerne l’organisation des élections, les FCIR Jugent irréaliste et vide d’objectivité la série des dates adoptées par les assises du dialogue de la Cité de l’Union africaine ainsi que de la CENCO. Elles demandent, sans mâcher les mots, une requalification significative desdites dates.

Au fond, pour les séquences des élections, les FCIR exigent la tenue prioritaire de l’élection présidentielle dont les dates sont constitutionnellement verrouillées, et la non-organisation de cette élection est la source de la crise institutionnelle en cours. Car, elles ont décelé le piège que renferme la surcharge de la séquence électorale retenue par le dialogue de la Cité de l’UA ainsi que de la CENCO. Et, dénoncent le blocage qui pourrait  subvenir à l’horizon. Occasion pour les centristes d’en appeler à l’ensemble de la classe politique et l’ensemble de l’opinion nationale à renforcer la culture du respect de la Constitution quelle que soit la situation.

Jules Ntambwe