Décrispation de la scène politique oblige. Affaire Diomi Ndongala : l’exécution de la décision du Codho demandée !

Décrispation de la scène politique oblige. Affaire Diomi Ndongala : l’exécution de la décision du Codho demandée !

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Le Comité des Droits de l’Homme des Nations-Unies –CODHO- a pris depuis le 16 novembre 2016 une décision appelant à la relaxation d’Eugène Diomi Ndongala. Cela a été fait par cette instance supranationale pour annuler sa condamnation faite dans le cadre des poursuites initiées au pays. Par ailleurs, une demande d’indemnisation a même été faite. Pourtant, plusieurs mois après, cette mesure n’est pas appliquée. Aux yeux du sénateur Ndjoli et de tout le collectif des avocats,  cela est inadmissible. D’où, avec ferveur l’ère de la décrispation politique prêchée par l’Accord de la Saint Sylvestre et appuyée par le rapport des évêques, insiste-t-ils pour la mise en exécution urgente du verdict de la Codho.

Six mois après, la décision Codho n’est pas encore exécutée par le Gouvernement congolais. Pour les avocats commis à la défense de Diomi, tous les Congolais doivent se lever pour exiger l’exécution de cette décision. Car la RDC a ratifié le pacte international relatif aux droits civils et politiques. Ce, depuis plus de 40 ans. L’un d’entre eux rappelle qu’en dehors de la libération et l’indemnisation de Diomi, le Gouvernement congolais doit impérativement prendre des mesures urgentes pour que personne ne puisse, une fois encore au pays, subir ce qu’a enduré le Président National de la Démocratie Chrétienne –DC-. De son côté, le sénateur Jacques Ndjoli, professeur et vice-président de la Commission Défense et sécurité et surveillance des frontières, la RDC n’a pas de raison à ne pas mettre en exécution cette décision du Codho au regard, entre autres, de l’article 60 de la Constitution. “Le respect des droits de l’homme s’impose à toute personne”, rappelle-t-il. Ndjoli estime, par ailleurs, que le cas Diomi cache plusieurs autres situations analogues dont sont victimes de nombreux anonymes.

Vivement un mouvement de solidarité

D’où, la nécessité de créer un mouvement de solidarité autour de ce cas de manière à ce que la décision du Codho soit impérativement exécutée par le gouvernement congolais. Me Georges Kapiamba appelle l’ensemble de la société civile à s’approprier ce cas pour en faire leur plaidoyer.

Émouvant témoignage de Patrizia Diomi

Dans son émouvant témoignage, Patrizia Diomi, épouse de Diomi Ndongala, a retracé le calvaire subi par son mari à cause de sa lutte pour la vérité des urnes, après les élections de 2011. “Nous avons subi de lourds préjudices, tant sur le plan moral que matériel”, rappelle cette femme qui se bat bec et ongles pour obtenir que justice soit rendue dans cette affaire aux contours politiques. Pour elle, ” tout est fait pour réduire Eugène Diomi Ndongala au silence et mettre un terme à son combat “. Elle décrie le déni de soins médicaux dont il est victime, avec comme conséquence un grave développement de maladies cardiaques. En dehors de menaces de sa famille, “Diomi est victime d’une insécurité juridique, ce qui est une persécution de trop”, regrette Patrizia Diomi qui promet que ” la famille se battra jusqu’à l’exécution de la décision du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies”. A noter qu’au début de ce plaidoyer public, le porte-parole de la DC, Jean-Pierre Boka, a fait un témoignage du combat politique mené par Eugène Diomi Ndongala depuis plusieurs années.

Danny Ngubaa 

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