Booster les recettes douanières, fiscales et non fiscales. Régies financières : des mises en place régulières à tous les niveaux du personnel réclamées !

Booster les recettes douanières, fiscales et non fiscales. Régies financières : des mises en place régulières à tous les niveaux du personnel réclamées !

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Depuis deux ans, l’économie de la RDC ne fait que se dégrader suite au ralentissement de la croissance économique  mondiale, marquée par la chute des matières premières notamment, le cuivre et le pétrole. Cette baisse des cours du baril de pétrole qui est passé de 130 USD  à plus ou moins 40 Usd  a eu pour effet, le  tassement de la croissance économique dans bon nombre des pays du monde. La République Démocratique du Congo dont l’essentiel des exportations est constitué de ces produits de base n’est pas épargnée. C’est pourquoi, les économistes avisés pensent que le Gouvernement congolais devrait  repenser le système fiscal qui ne permet plus à l’Etat congolais de mobiliser les recettes internes et externes. Etant donné que l’actuel système fiscal contribue au disfonctionnement de l’administration douanière, gangrenée par des antivaleurs, la corruption, le clientélisme, la fraude et la contrebande douanière à l’import tout comme à l’export. D’où, l’impérieuse nécessité de reformer tout l’arsenal fiscal tant au niveau des textes de loi (réglementation) que de la structure administrative (les animateurs et les structures devront être revues). Parmi les remèdes, estiment-ils, c’est d’effectuer des rotations du personnel tous les trois ans au niveau de chaque régie financière pour éviter aux agents et cadres les dérives tant décriées et qu’ils n’acquirent pas de mauvaises habitudes puisque enracinés pendant plusieurs années au même poste.

L’Organisation de coopération et de développement économique, l’OCDE, redoute les conséquences de la baisse des cours du pétrole et des matières premières, ainsi que celles du ralentissement de l’économie chinoise. Les perspectives qui se dessinent sont celles d’une croissance mondiale quasiment stationnaire.

Le ralentissement de la croissance de l’économie mondiale n’est pas sans conséquence sur les économies des pays émergents, développés et en voie de développement. En RDC, ce choc externe a provoqué la baisse des recettes d’exploitation et de devises qui sont aujourd’hui à la base de la spéculation que connait le pays. La faiblesse des cours de principaux produits de base exportés par la RDC a induit une contraction des recettes d’exploitation du pays et des marges bénéficiaires des entreprises. Conjuguée à la réduction des entrées des capitaux, cette évolution a conduit à entre autres, à un déséquilibre de la balance de paiement, dans un contexte de tarissement des financements extérieurs ; une baisse des investissements et un ralentissement prononcé de l’activité économique intérieure ; l’érosion de la base impossible et la contraction des recettes publiques, avec comme conséquences la détérioration de la situation financière de l’Etat ; la chute drastique de l’offre des devises et des réserves internationales de la Banque Centrale alors que la demande des devises pour des importations des biens de grandes consommations dont la RDC est tributaire est restée constante.

Une explication plausible

La dégradation de la situation s’explique essentiellement par les faiblesses structurelles de l’économie nationale, caractérisées, d’une part, par la domination des exportations des produits de base, dont les performances sont tributaires de la volatilité de leurs cours sur les marchés internationaux et, d’autre part, par la forte dépendance du pays , faute d’une production nationale conséquente, des importations des biens de grande consommation et des matières premières et intrants destinés à l’industrie locale, qui exigent des sorties massives des devises.

A ce déséquilibre de la structure de l’économie nationale, s’ajoutent les faiblesses du système fiscal qui, en dépit de l’ajustement amorcé par la politique budgétaire, ne permettent pas une forte mobilisation des ressources internes. D’où, les appels répétés du Chef de l’Etat Joseph KABILA à une réforme en profondeur de notre système fiscal qui est victime, outre d’une législation lourde, tatillonne et parfois décourageante, des antivaleurs telles que la corruption, le trafic d’influence, les détournements des recettes publiques, la contrebande, la fraude, etc.

Et pourtant, il se tient chaque fin de l’exercice fiscal des réunions annuelles avec les responsables des régies financières de la DGDA, de la DGI et de la DGRAD ;  les agents et cadres de ces régies financières ont été moralisés sur le civisme, l’éthique et la déontologie professionnelle pour les rendre plus efficaces et performants. A ce sujet, des contrats de performance ont été signés entre le gouvernement et les Directeurs centraux pour une maximisation des ressources qui pourront répondre aux multiples besoins qui se présentent à la nation en cette phase pré-électorale mais aussi, la gestion courante de la République, marquée notamment, par le souci de répondre aux exigences de la vision du Président de la République, Joseph KABILA KABANGE, sur la Révolution de la modernité qui poursuit, sans désemparer, son bonhomme de chemin.

De la nécessité de Reformer l’administration des finances

Plusieurs leviers de commande, pour accélérer le rythme de ces réformes et pour en dégager, à brève échéance, des résultats palpables ont été ainsi lancés afin d’assainir le climat des affaires.

Les économistes avisés pensent que le gouvernement de la République devrait  repenser le système fiscal qui ne permet plus à l’Etat congolais de mobiliser les recettes internes et externes. Ainsi, l’actuel système fiscal contribue au disfonctionnement de l’administration douanière, gangrenée par des antivaleurs, la corruption, le clientélisme, la fraude et la contrebande douanière à l’import tout comme à l’export. D’où, l’impérieuse nécessité de reformer tout l’arsenal fiscal tant au niveau des textes de loi (réglementation) que de la structure administrative (les animateurs et les structures devront être revues).

Parmi les remèdes, estiment-ils, c’est d’effectuer des rotations du personnel tous les trois ans au niveau de chaque régie financière pour éviter aux agents et cadres les dérives tant décriées et qu’ils n’acquirent pas de mauvaises habitudes puisque enracinés pendant plusieurs années sur le même poste.

Ce système de rotation ne doit pas être considéré comme étant une sanction ciblée à l’endroit des agents et cadres de l’administration douanière mais plutôt un élément stimulateur pour mobiliser davantage les recettes publiques.

Ainsi, rien ne pourra arrêter la machine qui est déjà en marche quand l’on sait que le gouvernement de la République est décidé d’assainir les finances en RDC.

A ce sujet, l’actuel Ministre des Finances Henri YAV MULANG qui a eu le temps, deux ans durant, d’observer et de connaître les femmes et les hommes œuvrant sous sa tutelle dans les différentes régies financières est appelé à placer l’homme ou la femme qu’il faut à la place qu’il faut, en procédant à des mises en place régulières à tous les niveaux du personnel. Ainsi, la reprise économique dans notre pays en sera tributaire et l’Etat pourra récupérer ce qui lui revient comme recettes douanières, fiscales et non fiscales.

La Pros.

 

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