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Kabila parle, ça bouge au Commerce Extérieur. RDC : Jean-Lucien Bussa passe à l’attaque !

Kabila parle, ça bouge au  Commerce Extérieur. RDC : Jean-Lucien Bussa  passe  à l’attaque !

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*Il aura, certes,  été l’un des rares membres du nouveau Gouvernement   à tirer rapidement des leçons du tout premier Conseil des Ministres, tenu samedi 20 mai, sous la direction du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange,  à l’Immeuble du Gouvernement, sur la Place Le Royal, à la Gombe. Jean-Lucien Bussa Tongba,  l’épée de Damoclès  à la main, entend se lancer dans un  véritable nettoyage des écuries d’Augias, au niveau du Commerce Extérieur, devenu depuis son investiture, le 16 mai dernier, son tout  nouveau secteur d’attache où  il est, une fois de plus, confirmé  Ministre d’Etat.  

Nouvelle robe

«Je veux quitter ce ministère un jour, en laissant le Commerce Extérieur dans la catégorie de grands ministères du pays », s’est-il  confié en  La Prospérité, ce week-end, depuis le 5ème niveau de l’Immeuble Mongala, à  la Gombe.

Entretien exclusif. Vision claire. Message  saumâtre. Et, dans sa foi, Jean-Lucien Bussa  croit, dur comme fer, qu’il laissera des traces indélébiles, comme il l’a fait, d’ailleurs, au Plan jusqu’au jour de la remise-reprise  où il y  a transmis le fanion à son successeur,  Modeste Bahati.

Aujourd’hui plus qu’hier, il s’engage à relever les défis du Commerce Extérieur de la RD. Congo. Mais, par où va-t-il commencer ? Que fera-t-il exactement ?

De deux choses, l’une sera collée à l’autre.  D’abord, dresser l’état des lieux. Puis, passer aux actes concrets.  A ce niveau-là, il a déjà commencé, juste après son accession aux leviers de commande. Il multiplie des réunions de prise de contact et donne des orientations directrices sur la conduite à tenir, pour se mettre au pas des priorités des priorités du nouveau gouvernement et, plus particulièrement, du Commerce Extérieur, conformément aux missions sur lesquelles, le Chef de l’Etat a insisté, lors du premier  Conseil des Ministre de samedi 20 mai  dernier.

Agenda

A la clé, Jean-Lucien Bussa promet de se casser en mille morceaux, pour améliorer la qualité des importations. Il tient à établir une symétrie entre les objectifs visés, l’accroissement de la croissance économique et le bien-être des citoyens.  En termes de politique en matière d’exportations, il veut également accroître le volume, tout en veillant à ce que les prix des produits à l’extérieur ne soient pas minorés. Voilà pourquoi, il tiendra à l’œil la ‘’Mercuriale des prix’’ afin que les exportations profitent réellement  à la RD. Congo ainsi qu’au peuple  congolais.

Une autre bataille et  non de  moindre, c’est celle des prix des produits de première nécessité. Il fera en sorte que les prix, quelle  que soit la baisse des cours des matières premières  à l’échelle internationale, ne soient pas au-delà des limites des Prix Moyens Frontières, PMF en sigle. A supposer, explique-t-il, qu’un carton de Mpiodi oscille  à l’importation entre 11 et  15 USD. Une fois rendu à Kinshasa, pourquoi ce même carton coûterait entre 60 à 70 USD ? S’interroge-t-il, en ajoutant qu’il fera tout, pour casser les excès et instaurer une régulation rigoureuse. D’où, la nécessité des   études qu’il lancera, dans un premier temps, pour situer le vrai niveau de ces  prix-là, avant d’agir.

Pas de blague !

Sur son passage, ses chantiers, dit-il, étant multiples et, même, complexes, il frappera d’interdiction d’entrer sur le sol congolais, tous les produits impropres à la consommation. Rien, rien alors, ne sera laissé au hasard. Il remettra, par conséquent,  l’Office Congolais de Contrôle à sa place.  Il n’y aura, donc, pas de blague, ni de jeux de galéjade.

Pour ce faire, cette entreprise qui, jadis, était l’une des meilleures, va retrouver ses marques. Bussa veut la remonter en misant sur trois axes. Réinstaurer la bonne gouvernance, restituer à l’OCC ses attributs, permettre le contrôle de la qualité des produits sur l’ensemble du pays et non seulement, dans une partie, comme cela se fait actuellement. Et là, la maffia économique à la peau dure qui, depuis plusieurs années, s’est incrustée dans les différentes frontières, doit être combattue, avec la dernière énergie.

Image

Pour soigner l’image du pays, il existe des filières permettant de diversifier les exportations. Au-delà de palmeraies du Kongo Central, il y a bien moyen de relancer les filières de production du café, du riz, du haricot, du manioc et  de l’arachide. Trois fois l’an, le pays peut récolter, exporter, diversifier son économie et  créer des emplois. A l’Organisation Mondiale du Commerce, des fonds de la Banque Mondiale sont tout aussi mobilisables, pourvu que des discussions franches soient menées, pour la faisabilité de ce type de projets, révèle-t-il.

Réinventer la roue au Commerce Extérieur, implique, enfin,  que la RD. Congo se fasse sentir dans les instances régionales et internationales. De l’OMC au COMESA, en passant toutes les autres structures doigtées en cette matière,  Bussa estime qu’il est temps de frapper fort. Il préconise, par exemple, que le gouvernement étudie les voies et moyens de payer les cotisations, au cas où le pays était en retard,  pour espérer avoir  la voix au chapitre et d’en tirer, logiquement,  les retombées, conclut-il.

LPM

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