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En marche !

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Après les formalités protocolaires qui ont conduit le Premier, Bruno Tshibala, ainsi que ses ministres, à procéder à la remise-reprise, le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, leur a accordé juste 24 heures, pour célébrer l’effectivité de la possession de pouvoir. Ainsi, le samedi, 20 mai, il les a tous réunis à l’immeuble Intelligent, pour la première réunion extraordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement d’Union Nationale. Outre les félicitations leur adressées, il le fallait de toute évidence, Joseph Kabila n’est pas resté dans les réjouissances. Il a foncé droit vers ce que doit être la mission à accomplir, qui nécessite la conjugaison des efforts de tous, pour le bien de la nation. C’est raison qu’il leur a dit qu’ils sont au service de la nation tout entière et non au servie de leurs partis politiques, encore moins leurs provinces, tribus ou clans. Faut-il qu’ils le sachent pour que les uns et les autres ne dansent pas avant la musique. Quant aux missions, il y a comme par échelle, les élections. Là-dessus, le Chef de l’Etat insiste pour que le Gouvernement appuie la Centrale Electorale dans sa charge d’organiser les élections démocratiques, transparentes et non chaotiques et le plus tôt possible. C’est quand, le plus tôt possible ? Libre cours aux conjectures, dès lors que la controverse trouve ses racines dans l’accord de la Saint Sylvestre qui, lui, parle de fin décembre 2017, pendant que la CENI projette de le faire dès la réunion si pas la maîtrise de tous les paramètres, dont les moyens financiers et les contingences sécuritaires. Joseph Kabila n’a pas tort d’inviter le Gouvernement à faire diligence, pour affecter les moyens nécessaires au travail combien laborieux de cette institution appelée à organiser les élections. Pour veiller aux moindres détails, Kabila invite la CENI au prochain Conseil des ministres. A quand celui-ci sera-t-il tenu ? C’est encore une autre question, tant l’on sait que par moment, il se passe beaucoup de jours, voire de mois sans que le conseil des ministres ne se tiennent. Le moment a changé et lieu de croire que les choses vont se dérouler autrement. La deuxième priorité que Joseph Kabila assigne à la nouvelle équipe gouvernementale, c’est la consolidation de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire. La tâche, à ne pas se voiler la face, n’est pas aisée. En son temps, Matata Ponyo avait focalisé son action sur les aspects économiques. Sur le plan sécuritaire, il s’est empêtré autant que son prédécesseur, Samy Badibanga, dans le dossier Kamuina Nsapu, sans compter les diverses vaines tentatives d’éradiquer les groupes armés qui écument la partie Est de la RDC. Enfin, c’est le social de la population, qui ne peut s’améliorer qu’aux prix des sacrifices : lutte contre le coulage des recettes, lutte contre la corruption, accroissement de la production nationale, pour un budget conséquent. Bruno Tshibala doit comprendre que Kabila a mis la machine en marche et, comme tel, rien ne peut être considéré comme cause d’excuse.

Encore que le Chef de l’Etat est en passe de mettre en place le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), qui aura pour mission, entre autres, de contrôler l’application de l’Accord du 31 décembre 2016, dont l’aspect organisation des élections. D’ailleurs, les parties prenantes à l’Accord, qui avaient déjà transmis les listes de leurs délégués au Chef de l’Etat, n’attendent que la convocation de la réunion, pour se choisir, par consensus, la personne devant piloter cette institution. Des noms circulent : Kamerhe, Bazaïba et Olenghankoy. Qui prendra le morceau ? C’est la question. Pourtant au Rassemblement /Limete, la démarche entreprise par Kabila est sans fondement, parce que entrave la mise en œuvre de cet accord. Quoi qu’il en soit, la machine est en marche.

La Pros.