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Vaine agitation !

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A quand le CNSA ? 12 mai- 24 mai 2017, voilà que 11 jours viennent de s’égrainer, depuis que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, avait demandé aux plateformes et partis politiques de lui transmettre, endéans 48 heures, à dater justement du 12 mai, les listes des délégués devant composer le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA). S’il était permis de tâter le pool des acteurs politiques congolais, l’on comprendrait vite que la température va crescendo et suscite par conséquent des inquiétudes, si pas des interrogations. Mais, qu’est-ce qui peut bien retarder la mise en place de cette institution, alors que le Gouvernement est déjà à pied d’œuvre ? Il est, certes, vrai dans l’opinion, certains sont tombés en conjectures, affirmant ne pas comprendre le pourquoi de ce retard et, à qui est-il imputable. Pourtant, se référant au texte portant arrangement particulier relatif à la mise en œuvre de l’Accord Politique Global et Inclusif du Centre Interdiocésain, singulièrement à son chapitre II, qui traite du Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus électoral, il est marqué, expressis verbis à l’article 13, alinéas 4 que : dans le délai de 15 jours, à compter de la date du dépôt des listes des membres désignés, le Président de la République convoque les membres du CNSA afin notamment de : valider les mandats des membres ; discuter de la désignation par consensus du Président du CNSA et constituer le Bureau définitif du CNSA. Claire comme l’eau de roche, cette disposition doit avoir donné des réponses à ceux-là qui s’agitent, sans que l’on sache exactement le mobile. C’est parce qu’il n’y a pas, jusque-là, forclusion de délai. Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, disposant encore de 5 jours à son actif, pour totaliser les 15 jours prévus par l’Accord de la Saint Sylvestre, parce que le délai de départ est le 15 mai. Il se pourrait donc que le Front pour le Respect de la Constitution (FRC), qui n’a pas encore déposé sa liste, soit en train de cogiter sur la qualité des personnalités à aligner. Mieux, indique certaines sources concordantes, ses membres attendent le quitus de Jean-Pierre Bemba, qui purge sa peine au centre pénitentiaire de la Cour Pénale Internationale, à Scheveningen, au Pays-Bas. Mais, parce qu’il y a un enjeu, majeur, au-delà de la simple qualité des membres, parce qu’il en faut 28 au total, c’est la présidence de cette institution qui est convoitée. C’est ce qui pousse les uns et les autres, parmi les parties prenantes à l’Accord, à se regarder en chiens de faïences. Surtout, la question de savoir, qui va prendre le morceau ? Au Rassemblement de Limete, le dossier est déjà clos. Il y a Pierre Lumbi qui prend le CNSA, en sa qualité de Président du Rassemblement, et Félix Tshisekedi devait être à la primature. Tout autre schéma envisagé est sans lendemain. D’ailleurs, cette plateforme méconnait toutes les tractations en cours. Celui de Kasa-Vubu, par contre, n’attend que la convocation du CNSA, estimant que Joseph Olenghankoy, qui a fissuré cette structure initiale, en se mettant à la tête de l’autre aile, devra être investi sans ménagement. Pourtant, il y a des noms qui circulent, comme celui de Vital Kamerhe, Eve Bazaïba et Fidèle Babala, avec d’autres outsiders comme Odette Babandoa. Alors, tout compte fait, la convocation du CNSA devra intervenir ce lundi, 29 mai prochain. Ce qu’il y a une vaine agitation.

La Pros