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Palpables !

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Désormais ventre mou de la République Démocratique du Congo, le grand Kasaï, singulièrement la province du Kasaï central, mérite une attention soutenue de la part des autorités du Gouvernement central, pour les soubresauts y survenus, du fait du phénomène Kamuina Nsapu. Les conséquences tant sur le plan sécuritaire, économique, mais surtout social sont incommensurables. Au plan sécuritaire, la contrée a connu des atrocités commises par des hommes se réclamant de ce chef coutumier, Kamuina Nsapu, que les officiels classent, depuis, dans la catégorie des «Terroristes». Ainsi, que des pertes en vies humaines enregistrées dans le chef de la population civile, mais aussi dans le rang des hommes en uniformes, venus pour restaurer l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire. Au plan social, que des déplacés internes, dont le nombre inquiète, autant que l’est pour ceux qui se sont refugiés en Angola. Vient s’ajouter à ce lot des malheurs, des maladies de tout genre, pour ces personnes, dont les intempéries deviennent le principal ennemi. Aussi longtemps que les gens ne peuvent se rendre dans leurs champs pour la culture, la famine est à la porte. Mais, aussi, l’arrêt des activités économiques. Puisque l’élément central, l’homme, voit sa situation dégénérer du fait de l’insécurité grandissante. Encore que l’on signale quelques poches de résistance que les forces de l’ordre sont en passe d’éradiquer. C’est dans ce contexte que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, s’y rend, en visite. En tout cas, une simple visite ne suffit pas. Certes, il y va pour encourager la population du Kasaï central, mieux du Grand Kasaï, et lui exprimer sa compassion suite aux affres subies. Certainement que Joseph Kabila va adresser un message, d’espoir, pour que la population ne continue à croire à la fatalité. Mais aussi de réveil, pour que chacun prenne le destin de la province en main, par des actions. Si cohérent sera ce message, pour convaincre, il doit être suivi des actions palpables. La population du Kasaï vit dans le noir. Il lui faut du courant, de l’eau au quotidien. C’est un autre facteur d’attrait des investisseurs nationaux tout comme étrangers. Que dire à cette population meurtrie après plusieurs promesses non tenues ? Le programme national appelé «Cinq chantiers de la République», tant vanté par les autorités nationales, est passé comme un mirage. Celui actuellement en vogue, «la révolution de la modernité» ne l’est que du bout des lèvres de mêmes autorités. Car, sur terrain, c’est un grand décalage qui s’observe entre les discours et les actions. L’on note le délabrement des infrastructures étatique, économique, sportive etc. Quel discours tenir ? La population a besoin de voir finaliser les travaux de construction du barrage Katende, mais aussi le projet des panneaux solaires. Mais, il y a des infrastructures routières qui font défaut, des infrastructures sanitaires, sportives, parce qu’il y a pas un stade qui puisse accueillir, même les grandes compétitions nationales. Voilà les besoins de cette population qui, à tout bien considérer, a envie de voir sur son sol, le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, mais de le voir poser des actions palpables.

La Pros.