Atterrissage forcé !

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Les deux commandants de bord du parlement congolais, l’un de la chambre basse, Aubin Minaku, et l’autre de la chambre haute, Léon Kengo, ont annoncé que l’aéronef battant pavillon « parlement session de mars 2017 » est sur le point de finir son vol. Dans quelques heures, il amorce ses manœuvres d’atterrissage.  Les uns parlent d’un atterrissage en douceur, au regard de l’option qui a été la leur durant cette session. En effet, ils mettent en avant plan, les réalisations. Au-delà de quelques lois adoptées, ils notent l’investiture du Gouvernement piloté par le Premier ministre Bruno Tshibala. Dans l’escarcelle, l’adoption de la loi de finances, pour l’exercice 2017, un fait tout à fait exceptionnel, parce que le vote du budget intervient selon la Constitution et les usages parlementaires, à la session de septembre. A propos, lieu de noter que c’est aujourd’hui que la Commission paritaire mixte finalise son rapport, parce que le texte a été adopté en des termes non identiques entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Puis, il sera envoyé à la sanction du Chef de l’Etat, pour sa promulgation. La représentation nationale peut se frapper la poitrine, pour avoir initié le mécanisme de contrôle parlementaire. Plus d’un mois après leur investiture, deux ministres ont été invités à répondre à une question orale avec débat.

Deux autres sont dans les viseurs des élus du peuple, pèsent sur chacun une motion. Le mérite, c’est aussi d’avoir répondu favorablement à la requête d’une plateforme, le MLC & Alliés, qui a longtemps réclamé la tête d’un de ses membres à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Dans le cadre du réaménagement de cette institution, tel que prévu dans l’Accord de la Saint Sylvestre signé au Centre  Interdiocésain, Mme Micheline Bie Bongenge, Questeur Adjoint au Bureau de la CENI, est remplacée par Mme Nadine Michika Tshishimba. Pour les autres, il s’agit plutôt d’un atterrissage forcé, si pas en catastrophe. La preuve, la manière à la va-vite dans le vote du Budget, exercice 2017. Cependant, au regard des points qui devaient normalement figurer sur le manifeste, mais qui n’y ont pas été, il y a les lois essentielles, comme celle portant répartition des sièges par circonscription électorale. Elle devait, eu égard à son indéniable importance, donner à la Centrale électorale assez d’arguments, pour, après finalisation du ficher électoral, pouvoir convoquer l’électorat au mois d’octobre prochain. Quand bien même cette hypothèse n’est plus envisageable. N’a pas non plus été adoptée, la loi organique sur le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), encore moins sa mise en place ou celle de ses animateurs. Pourtant, cette institution devait servir de garde-fou ou jouer au chien de garde, devant veiller à l’application de l’Accord du 31 décembre 2016, voire du processus électoral. Ce qui n’est pas le cas. D’où vient que l’on parle d’un atterrissage forcé. D’ailleurs, c’est dans ces entrefaites que va intervenir la célébration du 57ème anniversaire de l’accession de notre pays à sa souveraineté nationale et internationale. Au pays, plus personne ne sait si cette fête sera commémorée avec faste ou si le peuple sera appelé à la méditation.

La Pros.

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