Interview. Jean-Pierre Alumba : ‘’ Les sanctions ciblées rendent incertaine l’efficacité des garanties juridiques qui pourraient être mise en place au niveau de la commission des sanctions du conseil de sécurité des Nations-Unies.”

Interview.  Jean-Pierre Alumba : ‘’ Les sanctions ciblées rendent incertaine l’efficacité des garanties juridiques qui  pourraient être mise en place au niveau de la commission des sanctions du conseil de sécurité des Nations-Unies.”

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Une des éminences grises de la diaspora, Jeanpy Alumba Lukamba a accordé une interview à La Prospérité sur quasiment toutes les questions d’actualité. Au chapitre des sanctions américaines et européennes, ce candidat de la diaspora au CNSA, dit rejoindre l’avis du Ministre Belge André Flahaut. Ci-dessous, l’intégralité de l’entretien.
Bonjour Monsieur Alumba
JP Alumba: Bonjour Mr. le journaliste.
L’actualité au Congo-Kinshasa est dominée par les sanctions des USA et de l’UE contre certains officiels congolais. Qu’en pensez-vous?
JP Alumba      : Je pense que vous avez suivi la déclaration d’André Flahaut le Ministre Belge qui vient de dire : *“Multiplier les appels aux sanctions ne va donner aucun résultat”* il a totalement raison, car si on a un problème avec un serpent et on décide de couper sa queue, on le rend plus virulent. Ces sanctions européennes contre certains sujets Congolais violent non seulement les principes de droit international, mais aussi les mécanismes de ciblage conformément au chapitre 7 de la charte de Nations-Unies dans ses articles 41, 49 et 50, car la RDC n’est pas un espace judiciaire de l’Union Européenne. Les personnes ciblées ne sont pas sujets originels du droit international. – L’objectif des sanctions intelligentes (ciblées)est de faire pression suffisante sur un sujet pour l’inciter à améliorer son comportement, certaines personnes ciblées ne sont plus en fonction, comment elles vont améliorer leur comportement? Les sanctions de EU rendent incertaine l’efficacité des garanties juridiques qui pourraient être mise en place au niveau de la commission des sanctions du conseil de sécurité des Nations-Unies. La juridiction politique de l’EU ne s’étend pas Jusqu’au continent Africain.
Qu’avez-vous à dire par rapport au dossier Thambwe Mwamba?
J-P Alumba: Ce dossier contredit l’adage qui dit que les écrits restent et les paroles s’envolent, toute fois il est présumé innocent jusqu’à ce qu’il va être condamné, s’il va l’être, par un tribunal capable et légalement constitué conformément à certaine conventions pertinentes, notamment la convention de vienne et de Genève.
Des semaines sont passées après les 48 heures données par la présidence pour le dépôt des listes des délégués au CNSA. Mais, jusque- là il n’y a toujours rien. En plus, la loi sur le CNSA n’a pas été analysé au cours de la session parlementaire de mars. Où en est ce dossier?
J-P Alumba: Nous espérons que le CNSA sera mise en place incessamment, car il est largement en retard par rapport à sa mission de suivi des accords. Une commission Ad Hoc (CENCO, MP, RASSOP, OPPOSITION 18 octobre, société Civile, MLC & Alliés) peut-être mise en place pour élaborer la feuille de route de CNSA.
On ne peut pas laisser le bus continuer à roulé sans à son bord un contrôleur.
L’enrôlement des électeurs continuent en RDC mais traine, pensez-vous que les congolais de l’étranger seront aussi enrôlés?
J-P Alumba: La CENI avait annoncée faire enrôler la diaspora au même moment que Kinshasa, il y a plus de deux semaines que les Kinoises / Kinois S’enrôlent sans un mot pour les Congolais vivant à l’étranger, c’est frustrant.
Si CNSA était déjà mise en place la CENI allait déjà être interpellée par cette façon de faire les choses. Les Congolais vivant à l’étranger ne sont pas moins Congolais que ceux qui sont au pays. S’ils ne sont pas enrôlés, comment vont-ils voter? Or, S’ils ne voteront pas ça sera une violation manifeste de la Constitutionnel et de l’article 5 de la loi électorale telle que modifiée le 12 Février 2015, je ne crois pas que la diaspora va se laisser faire.
Que pensez-vous du fait que Katumbi ait annoncé son retour imminent alors qu’à Kinshasa la mesure indiquant son arrestation n’a pas encore été levée ?
J-P Alumba: Le haut commissariat des Nations-Unies pour les droits de l’homme n’a pas mandat d’autoriser le retour dans son pays d’un exilé politique. C’est dans le cadre de la Convention de Genève regardant les réfugiés qu’une personne peut volontairement retourner dans son pays d’origine si elle estime que ses droits seront respectés dans son pays d’origine. Dans ce cas d’espèce, le haut commissariat des UN pouvait seulement demander des mesures de grâce ( Amnistie ou réduction des peines) à l’endroit de l’ex gouverneur du Katanga.
Votre mot de la fin?
Jean-Pierre Alumba: Nous souhaitons une bonne journée Internationale à tout les jeunes Congolais qui sont patriotes, disciplinés, actifs et responsables.
Nous lançons un appel patriotique à tout les Politiques Congolais à privilégier des solutions Congolaise aux Problèmes Congolais, car aucune nation ou institution peut aimer notre pays plus que nous-mêmes.
Propos recueillis par Danny Ngubaa

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