Conférence sur l’élimination de l’apatridie dans les Grands Lacs. Kimpenski Hôtel Kinshasa: les grandes résolutions attendues aujourd’hui !

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Le Vice-premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération régionale, Léonard She Okitundu, a ouvert mardi 27 juin dans l’auditorium de Kimpenski Hôtel de Kinshasa, un atelier sur l’apatridie dans la Région des Grands Lacs. Le thème consacré est : « le droit universel à la nationalité : adoption d’une approche régionale commune en vue de la ratification et la mise en œuvre des Conventions de l’Onu sur l’apatridie ». Selon son entendement, cet atelier est organisé pour souligner la contribution que peuvent apporter les Etats membres de la Cirgl non seulement dans l’harmonisation de leurs législations et normes nationales, mais aussi, leurs rôles dans l’élimination de l’apatridie dans l’espace Grands Lacs africains. Plus de dix millions de personnes n’ont pas de nationalité. 

La Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (Cirgl), et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiées (HCR) organisent du 27 au 28 juin à Kinshasa, en RDC, un atelier sur l’Apatridie. Les experts en matière de nationalité venus de 12 pays Etats membres de la CIRGL se penchent sur l’élimination de l’apatridie dans la Région des Grands Lacs africains. En effet, il se pose un sérieux problème d’après le décompte qui a été fait. Près de dix millions de personnes sont considérées comme n’ayant pas de nationalité. Et, l’absence d’une nationalité  à des conséquences extrêmement graves pour les pays. C’est pour cette raison que les autorités de la République Démocratique du Congo et du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiées à travers la Conférence Internationale pour les pays des Grands Lacs se penchent sur cette question. Tout est parti de la Conférence de la Cirgl qui avait eu lieu à Dar-Es-Salam où une initiative a été prise pour prendre des mesures efficaces afin de mettre fin à l’apatridie dans la sous-région. « Sans nationalité, on est réduit à  rien et à partir de ce moment là on est considéré comme objet de droit et non sujet de droit », a souligné le Ministre d’Etat ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Alexis Thambwe Mwamba. Toutes ces raisons ont concouru  à ce que les Etats se mutualisent pour éradiquer l’apatridie. Mais, les experts font face à une grande contradiction. Lesquelles ? Ils ont en face deux conventions qui ont été ratifiées par les Nations Unies. D’abord, la Convention de 1954 sur le statut de l’apatride et, ensuite, celle de 1961 sur la prévention  et la réduction de l’apatridie. Cependant, dans l’espace Grands Lacs, il n’y a que trois pays qui ont ratifié ces différentes conventions. Il était normal que cet atelier soit organisé, a souligné She Okitundu, pour sensibiliser tous les Etats de la région afin qu’ils ratifient ces conventions. C’est le seul moyen efficace, a-t-il soutenu, pour combattre l’apatridie. Mais, en ce qui concerne la RDC, le Ministre d’Etat ministre de la Justice et Garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba,  est revenu pour souligner que la législation congolaise a pris des strictes précautions pour qu’elle ne se retrouve pas dans un cas d’apatridie dans son pays. Malgré cela, il n’exonère pas la nécessité impérieuse d’adhérer à ces deux conventions. La RDC a pris l’engagement de se mettre en ordre avec les engagements internationaux découlant de ces deux conventions de l’Onu. C’est cet après midi que les travaux seront clôturés.

Peter Tshibangu

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