Sagesse de Salomon

Sagesse de Salomon

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Une fois de plus, la scène politique Rd Congolaise se bipolarise. Et, les enjeux, à savoir l’alternance au sommet de l’Etat ou un glissement bis, cristallisent tellement les passions que la crise qui se profile semble être la toute première vraie impasse politique posttshisekedi –toujours pas inhumé du reste jusqu’à ce jour-. Deux camps se forment et grossissent leurs rangs peu-à-peu actuellement face à la problématique de l’organisation des élections avant fin décembre conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre. Le premier bloc tient mordicus à ce schéma. Aucun cas de force majeure ne peut être évoqué pour causer un deuxième glissement. Là, sans trop de surprise, l’on retrouve en première ligne le Rassemblement/Limete et ses formations politiques, la communauté internationale, naturellement, et, enfin, l’Eglise Catholique ainsi que d’autres forces politico-sociales encore silencieuse en ce moment. Ce bloc tient tellement à l’organisation des joutes électorales cette année que la menace de la rue est brandit par nombre d’entre elles. Et, dans le cas spécifique du Rassemblement, les propos croisés de Katumbi, Kamitatu, Lumbi et Félix Tshisekedi laissent croire que dépasser le cap de juillet si la CENI ne publie pas le fichier électoral comme promis, le Rassop va appeler à des actes de désobéissance civile. Le deuxième bloc, qui se veut tout aussi épris des élections, insiste sur le caractère inclusif de tout le processus électoral. Le Grand Kasaï et même le Kivu, où une rébellion en activité a été déclarée. Aux Kasaï, c’est le phénomène Kamuina Nsapu qui continue de faire de cette région Sud de la République une brebis noire. Déjà avec l’Exétat, le test d’exclusion a pu être fait. En effet, ce n’est point dans toutes les contrées des différentes provinces qui constituent le Grand Kasaï que les élèves finalistes ont pu passer les examens d’Etat comme leurs compères d’ailleurs sur l’étendue du territoire national. Portée à bras le corps par des ténors de la Majorité qui, nuit et jour, ne cesse de le marteler sur les plateaux de télé ou dans les colonnes des journaux, cette option vient de jouir du soutien de Corneille Nangaa, le président de la Commission Electorale Nationale indépendante. Lui qui, hier notamment, face aux journalistes réunis par l’UNPC au Centre Nganda, déclarait que si l’insécurité n’est pas réglée aux Kasaï la CENI foncera sans les Kasaï, à l’atelier de formation et de sensibilisation des professionnels des médias sur la gestion de l’information électorale, a noté qu’il serait impossible sur le plan politique d’aller aux élections sans l’espace Kasaï. Car, dit-t-il, « nous risquons d’avoir un Président de la République non élu par une majorité des compatriotes basés dans cette partie du Pays ». Le décor est donc là. Déjà à franchir le cap de juillet, des premiers empoignades à l’instar de décembre 2016 sont à craindre surtout que le retrait de l’autorisation de sortie à Katumbi par le PGR, chose qui fait de lui désormais un fugitif face à la loi, vient revigorer l’ardeur du Rassemblement à en découdre. Et, la peur de perdre l’impérium va certainement pousser les gouvernants actuels, par instinct de survie, à chercher à agir…  que faire face à cette impasse ? Faut-il un troisième dialogue ? Pour quelle fin non projeté par les deux précédents pourparlers?  Le Congo-Kinshasa doit-il absolument être au chaos ? visiblement, pour départager ces deux blocs, il va falloir de la sagesse à l’instar de Salomon qui su, départager deux femmes se disputant un même bébé. Ici, sans ambages, le bébé c’est le Congo, c’est rien de moins que l’exercice de l’impérium dans ce majestueux pays au cœur de l’Afrique.

Danny Ngubaa

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