Thèses antagonistes!

Thèses antagonistes!

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La problématique de l’organisation des élections en République démocratique du Congo, ce pays continent, crée davantage un fossé entre la nouvelle Majorité élargie et l’aile radicale de l’Opposition. Quelles sont les pierres d’achoppement qui ne permettront pas aux  millions de Congolais d’aller aux urnes d’ici fin décembre 2017 comme le soutient l’un de deux camps aux antipodes? En effet, la mouvance présidentielle et ses alliés soutiennent la thèse selon laquelle objectivement, ce n’est plus possible de tenir des scrutins à cette échéance fixée par l’Accord de la Saint-Sylvestre. Plusieurs raisons sont avancées par ce camp politique aux affaires.

Il y a, d’abord, l’insécurité dans le Grand Kasaï où la nébuleuse Kamuina Nsapu empêche le déploiement du personnel de même que du matériel de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en vue de l’enrôlement des électeurs, à l’instar d’autres parties du territoire congolais. En outre, une nouvelle rébellion vient de se déclarer dans le Nord-Kivu, d’après une déclaration du Gouverneur de cette province. Cette insécurité peut faire l’apologie du séparatisme et de la discrimination.

La Majorité élargie met aussi en exergue l’absence des lois essentielles, la loi électorale et la loi portant répartition des sièges, qui retardent le train électoral. Elle attire également l’attention de l’opinion sur un gap du point de vue de l’architecture institutionnelle. Autrement dit, le retard dans la mise en place du Conseil National de Suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) et surtout dans l’élaboration de la loi organique portant création et fonctionnement de cette nouvelle institution consécutive aux négociations politiques du Centre Interdiocésain.

D’autres écueils tels la paralysie de la petite territoriale, l’absence de calendrier et de fichier électoral, la séquence des scrutins, concourent aussi au blocage de la machine.

En revanche, l’aile radicalisée de l’Opposition incarnée par le Rassemblement dit de Limete exige l’application immédiate de l’Accord du 31 décembre qui prévoit la tenue de la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales avant la fin de l’année en cours. Ces opposants réclament aussi des élections sous l’égide des Nations Unies. Ils menacent de battre macadam vers fin juillet dans le cas où l’enrôlement des électeurs ne s’achèverait pas dans ce délai butoir. C’est pratiquement un schéma insurrectionnel qui, curieusement, bénéficie du soutien d’une frange importante de la communauté internationale, particulièrement les puissances occidentales. Sous un autre registre, cette aile du Rassemblement martèle sur la caducité de l’Accord de la Saint-Sylvestre après le 31 décembre 2017.

Par voie de conséquence, l’hypothèque du processus électoral de même que des rixes profilent à l’horizon. Qui va tirer profit d’une nouvelle effusion de sang en RDC? Wait and see. La paix à tout prix!

James Mpunga Yende

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