RDC: élections 2017, est-ce une pilule amère ?

RDC: élections 2017, est-ce une pilule amère ?

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A l’allure où vont les choses, la République Démocratique du Congo, pays au cœur de l’Afrique risque de manquer un rendez-vous important de son histoire lorsque les élections ne sont pas organisées avant fin décembre 2017.

En effet, les intensions des uns et des autres, c’est-à-dire, celles de la (Majorité comme de l’Opposition) convergent toujours vers l’organisation des élections présidentielle et législatives, couplées aux provinciales. Si tel est le cas, pourquoi ne pas traduire dans les faits, ces intensions au lieu d’aller des subterfuges en subterfuges? Se demandent bon nombre des Congolais.  Car, disent-ils, le spectacle qu’offre la classe congolaise est très désolant. Deux camps s’affrontent oubliant l’essentiel. Et les Evêques n’ont pas tort de déclarer haut et fort que le pays va très mal du fait que tous les indicateurs sont au rouge. La population conjugue le futur dans l’incertitude.

L’opposition ne jure que par l’alternance au cours de cette année 2017, tandis que la majorité prend tout son temps s’il faut évaluer ce qui reste à faire avant d’aller aux élections. Toujours pas de fichier électoral, pas des lois impératives comme celle avec la répartition  des sièges, l’enrôlement qui n’est pas effectif dans certains coins du pays, l’insécurité, l’ampleur ou la lourdeur d’un processus électoral couplé à la présidentielle, législatives et provinciales…, tout ceci bouche l’orifice qui permet au processus de respirer.

Mais, comment y parvenir ? C’est là la grande question à laquelle, il faut répondre.

Contre toute attente, majorité comme opposition ne veulent pas lâcher le Kasaï à ne pas voter. Non seulement, le Kasaï mais le Nord-Kivu également où ça bouillonne toujours. Le Rassemblement de Limete s’est déjà exprimé de son refus catégorique de ne pas participer ni au gouvernement encore moins, au CNSA estiment que la majorité a tout chamboulé c’est-à-dire, elle a biaisé l’accord du 31 décembre 2016 et l’arrangement particulier. C’est le rejet total ni plus ni moins. Il refuse d’être taxé de complice dans le mal. A dire vrai, les élections seraient-elles cette pilule amère qui conduit les gens en enfer? Que non! Parce qu’après le pouvoir il y a une vie normale qui continue, croit-on.

Par ailleurs, la Communauté internationale n’a pas baissé ses bras, elle s’abjure à une forte pression de Kinshasa, particulièrement la CENI pour publier le calendrier. La Monusco avec à sa tête Maman Sidikou Représentant spécial du SG de l’ONU est de cette thèse. “J’appelle la Commission électorale nationale indépendante « CENI » à publier sans plus tarder un calendrier officiel et consensuel pour l’organisation des élections”, laisse-t-il entendre.

De son côté, le Porte parole de la CENI, Jean-Pierre Kalamba crie à la violation de l’indépendance de la CENI, les propos de Maman Sidikou. La publication du calendrier électoral est tributaire du vote par le Parlement d’une nouvelle loi électorale, a conclu le Porte parole de la Ceni.

Jimmy Biata

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