Où va-t-on ?

Où va-t-on ?

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Plus de sept mois après la signature de l’Accord du 31 décembre 2016, des jours sont passés. Des mois aussi. Aujourd’hui plus qu’hier, les choses tournent au ralenti. On parle de la crise. On parle même, à la limite, d’un chaos en perspective, si jamais au plus tard, fin décembre 2017, les élections n’étaient pas organisées. Or, depuis les terres lointaines, durant son séjour européen, Corneille Nangaa aurait choisi d’officialiser ce que d’aucuns,  derrière  le manteau, craignaient ou subodoraient. Désormais, il n’y aura plus d’élections cette année, selon lui. D’où, la levée des boucliers.  A Limete, Félix Antoine Tshilombo, du haut de ses fonctions à la tête du  Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement, râle. A Kasa-Vubu, n’a pas besoin qu’on attende Kengo, pour mettre sur pied de le CNSA, l’instance qu’il tient personnellement  à coiffer en tant que Président du Conseil de sages d’une des ailes du Rassemblement. A la Majorité, les choses sont, pourtant, relativisées. Hier, en effet, Mende Omalanga, l’homme à la langue facile, est revenu, comme à l’accoutumée, sur toutes les flèches à fleuret moucheté ourdies contre Nangaa, pour tenter de jouer, à sa manière, à l’apaisement des esprits. Pendant ce temps, à l’Onu, des réunions se multiplient. La Représentante des Etats-Unis d’Amérique, Mme Micheline Sison n’a pas caché  son aversion contre  le régime de Kinshasa pour lequel, elle insiste sur une passation pacifique des pouvoirs entre le Président sortant, Joseph Kabila Kabange et son successeur élu, conformément à la Constitution, aux Accords du 18 octobre 2016 et du 31 décembre 2016, de l’Arrêt de la Cour Constitution et , surtout,  de la résolution 2348 du Conseil de Sécurité de l’Onu. A l’Union Européenne, l’état des relations avec la RD. Congo  reste rythmé par  la série de sanctions ciblées  en attente, semble-t-il, d’un calendrier électoral exigé de la Centrale électorale congolaise, pour des élections qui se tiendraient, quelles que soient la situation  ou peu importe les raisons de Nangaa, à fin décembre 2017.  Dans la foulée, à Addis-Abeba, Genève ou  à Bruxelles, la RD. Congo, à son corps défendant, aurait  gagné  quelques âmes à la faveur des discours ‘’souverainistes’’ de certains  pays africains. Kabila qui, le 30 juin dernier, n’a adressé aucun mot à ses compatriotes, s’est subitement rétabli de son état de santé,  pour se rendre successivement à Addis-Abeba et à Kisangani, avant de regagner  Kinshasa, la capitale, pour signer une pile d’ordonnances mettant à l’encart, des Secrétaires Généraux de l’Administration publique et réglementant les relations entre le Gouvernement et la Présidence de la République. Parallèlement, la misère grandit chaque jour. Alors que la bataille politique est à son paroxysme avec l’entrée en jeu des Evêques qui, eux, disent que le pays va très mal, il y a lieu de craindre que de la confusion entretenue autour des élections 2017, la situation ne dégénère en une nouvelle confrontation aux allures de celle qui avait été enregistrée  du 19 au 21 septembre 2016, sous la férule d’Etienne Tshisekedi, de son vivant. Maints analystes impartiaux  sont ceux qui pensent qu’il est temps que les acteurs politiques majeurs sortent de la passion et  de leurs stratégies particulières, pour placer l’intérêt général  à l’épicentre des enjeux. Que faire alors ? Rentrer aux concertations nationales ? Faut-il encore revenir aux discussions directes ? Combien de fois faut-il dialoguer ? Avec quelles garanties ? Telles sont des questions qui taraudent les esprits. Y a-t-il quelqu’un qui a un petit doigt à soulever, pour y donner suite ? Allooooo !!!

LPM

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