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Quel est le problème ?

Quel est le problème ?

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Le pays va mal, voire très mal, disent les Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). Les autres membres de la société civile ne s’éloignent guère de la position exprimée par leurs paires, les prélats, autant qu’ils formulent des critiques acerbes à l’endroit des dirigeants en place. Sur le marché de change, les calculs des Congolais sont perturbés par la dégringolade du Franc Congolais face au roi dollar. Les grands économistes s’étonnent de voir le cadre macroéconomique se désarticuler, alors que ces dix dernières années, il a été consolidé, favorisant la résilience en cas de choc exogène. Quant à l’inflation, elle est galopante au point d’inquiéter les opérateurs économiques nationaux et les étrangers désireux  d’investir en République Démocratique du Congo. Par ailleurs, dans la classe politique congolaise, la confusion totale est au rendez-vous. Du Gouvernement en place, une frange de l’opposition radicale n’en veut pas. Du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), dont la mise en place tarde à venir, le Rassemblement Limete se dit non partant. De la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI), la déclaration de reporter sine die la publication du calendrier électoral a fait monter la colère à son paroxysme. Mais, quel est le problème qui se pose exactement, pour qu’on en arrive là ? A tout bien considéré, il y a la crise de confiance et l’absence de volonté politique accentuée, quant à la gestion apaisée de la transition politique d’une année, fruit de l’Accord du 31 décembre 2016, dit Accord de la Saint Sylvestre. A-t-il été respecté, cet accord, pour que la paix règne au pays et dans les cœurs des Congolais ? Majorité présidentielle et Alliés ainsi que ses affidés, d’une part, et l’Opposition restée imperturbable à la tentation des postes ministériels, d’autre part, chaque camp donne sa compréhension des dispositions de ce texte. Celui-ci avait eu pourtant le mérite d’apaiser la tension, peu avant le 19 décembre 2016, date qui marquait la fin du second et dernier mandat du Chef de l’Etat, Joseph Kabila. Si la transition est biaisée, parce que la limite de 12 mois arrive bientôt à terme, c’est l’absence du calendrier électoral qui vient exacerber la tension. Corneille Nangaa, président de la centrale électorale, pouvait-il se permettre d’annoncer, proprio motu, le report des élections ? Ne fallait-il pas attendre la mise en place du CNSA, pour que la tripartie CNSA-Gouvernement et CENI, joue son rôle d’évaluer le processus électoral ? La MP, elle, approuve la démarche de la CENI. Le Rassemblement Limete s’y oppose. Alors, qu’adviendra-t-il, après le 31 décembre 2017 ? Pour éviter que pire n’arrive, la première possibilité, voulue par une frange importante de la population, c’est d’appliquer intégralement l’Accord du Centre Interdiocésain. Or, la rupture de confiance est consommée. Encore qu’il y a eu la réouverture du procès Katumbi, qui marche sur les mesures de confiance et de décrispation couchées dans cet Accord. Vouloir que les deux parties se mettent encore autour d’une table pour dialoguer, l’opposition n’en veut pas. Pourtant, une simple volonté politique suffit à surmonter la difficulté. Rien de tel n’est au rendez-vous.

La Pros.

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