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Recomposition !

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Ça y est. La République Démocratique du Congo vient de consigner, dans ses annales institutionnelles, la naissance d’un nouveau né atteint de malformation congénitale. Il s’agit bien du Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre 2016. Il a été mis en place en fin de semaine dernière, alors que certains de ses membres n’entendent pas y participer, parce que c’est Joseph Olenghankoy qui a été désigné par les autres délégués, pour le piloter. Il va de soi que cela ne pouvait que susciter des réactions dans l’agora politique. Des prises de position montrent à quel point se dessinent deux tendances diamétralement opposées sur la scène politique. La première, c’est bien la MP. Au terme de la réunion tenue hier, sous la direction de son Secrétaire Général, Aubin Minaku, ses membres se disent favorables au choix porté sur la personne du président du Rassemblement aile Kasa-Vubu, par ailleurs président national des Fonus. Il répond, ce choix, disent-ils, à l’esprit et la lettre de l’Accord du 31 décembre 2016. Puisque que la carte est jouée, rentre désormais dans la mission de cette institution, le CNSA, d’évaluer rapidement le processus électoral. Ce qui est du reste très attendu dans l’opinion. Encore que le Gouvernement ainsi que la CENI ont déjà fait savoir leur position, celle constatant l’impossibilité d’organiser les élections à fin décembre 2017, comme le prévoit l’Accord du Centre Interdiocésain. L’argument massue, dans l’entendement de ce camp, qui regroupe les acteurs de la MP, certains parmi les signataires de l’Accord du 18 octobre 2016, dit de la cité de l’Union africaine, et d’autres issus des discussions directes sous l’égide de la CENCO, est fondé. L’autre tendance rejette ce qu’elle qualifie de vaudeville du 22 juillet, portant Olenghankoy à la tête du CNSA. Le Rassop/Limete, en première ligne, l’UNC de Vital Kemerhe et le Front pour le Respect de la Constitution, FRC, avec en tête Eve Bazaiba, qui a même décliné l’offre de prendre la 3ème vice-présidence. S’il s’avère que le poste de 2ème vice-président revenait de droit à l’opposition signataire, où des loups peuvent sortir du bois pour s’en accaparer, il reste que la recomposition de l’espace politique se cristallise. Ainsi, loin de fragiliser l’opposition, la MP et ses Alliés, se retrouvent face à une autre force triphasée, capable d’infléchir la donne sur terrain. Au-delà de ces trois, le Rassop/Limete, l’UNC et le FRC, il y a tous les autres aigris, qui n’ont pu trouver place au soleil ou qui ont été dribblés, floués ou désarçonnés lors des différentes tractations. Naturellement, ils vont gonfler le rang des radicaux. C’est à croire que toutes les stratégies montées au niveau de l’opposition, la vraie, parce qu’elle poursuit le combat, ne seront pas sans impact dans la suite de temps. Et pour cause ! Un seul paradigme mobilisateur est mis en exergue. Il s’agit des élections à fin décembre 2017. La détermination de ce camp ne manque pas d’appui extérieur. L’Union européenne, le Conseil de sécurité, au travers sa résolution 2348, les Etats-Unis d’Amérique, auxquels se greffe désormais le Fonds monétaire international, exercent autant une pression, pour que décembre prochain ne passe sans élections. Ainsi, la recomposition de l’opposition est de nature à faire trembler la terre.

La Pros.

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