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Sombre !

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Ils sont jusqu’au-boutistes, les deux camps qui rivalisent d’ardeur sur l’agora politique congolaise. Deux visions qui s’affrontent sans se laisser la moindre ouverture. Deux schémas qui n’offrent aucune perspective de conciliation. Deux regards croisés soutenus par des adeptes intransigeants. Deux logiques diamétralement opposées quant à la tenue des élections, qui doivent pourtant départager si pas, vider la querelle de légalité et de légitimité qui triture les acteurs politiques. C’est finalement deux faces d’une pièce de monnaie. La face A, les tenants du pouvoir, n’entendent céder d’un iota à l’exigence de la face B, qui se décline en terme d’opposition, radicale. Le premier groupe, qui soutient la tenue des élections, offre en même temps des passerelles. Une de ses tentacules, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a même lancé les opérations d’enrôlement des électeurs, en fermant l’orifice qui y conduit effectivement. Arguments à l’appui, elle clame l’absence du fichier électoral, des lois essentielles notamment, celle portant répartition des sièges par circonscription électorale, qui relève de l’apanage du parlement, une autre instance qui fait le même jeu sans le dire exactement. Les mêmes pas de danse sont esquissés par le Gouvernement. Alors qu’il lui revient d’alimenter la Centrale électorale des finances nécessaires, pour lui permettre de prendre en charge l’ensemble des opérations, c’est à compte goutte que le Gouvernement s’y emploie. Il allègue en plus l’insécurité qui gagne certaines provinces du pays, pour dire qu’il ne peut y avoir élections, sans telle ou telle autre province. A tout analyste politique méticuleux de  comprendre que ce schémas consacre sans plus ni moins le glissement. Un argument percutant, massue qui s’ajoute à tant d’autres avancés, c’est la mise en place du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA). Pour pimenter la sauce, il est conduit par un politique, Joseph Olenghankoy, qui crée polémique dans la classe politique, parce que, transfuge du Rassemblement originel. Il a épousé la vision du pouvoir en place et la soutient sans ménagement. L’évaluation du processus que l’on attend de son institution, boudée à sa naissance, n’irait pas à l’encontre de ce que le Gouvernement, autant que la CENI ont fait. Pas d’élections en cette fin d’année. Credo soutenu. A l’opposé, le paradigme défendu, c’est la tenue des élections cette année. C’est le respect de l’Accord de la Saint Sylvestre. Si les autres prônent la continuité, le Rassop/Limete, l’UNC, le FRC et les autres aigris ou déçus, font bloc pour organiser la résistance et imposer la rupture. Sans être prolixe, ce camp réclame le calendrier électoral au 30 septembre prochain.  Et les élections à organiser à fin décembre 2017. A défaut, ce sont des actions des rues qui sont projetées, avec l’idée d’emballer la population, écrasée par la crise économique, dont la chute continuelle du FC face au dollar. Que faire face à ce sombre avenir ? Faut-il des discussions directes ? Oui, mais sous l’égide de quelle organisation ? De l’ONU, le pouvoir voit l’immixtion dans les affaires internes et l’appui apporté à l’opposition. De l’UA ou la SADC, l’opposition les colle comme alliés du pouvoir en place. Puisque les Evêques sont écartés, faut-il mettre en place un duo Utembi-Marini Bodho ? On en parle déjà, mais sans trop de convictions. Or, il faut un juste milieu, pour une sortie honorable de la crise, pour des élections apaisées. Les deux camps ne pouvant y parvenir. D’où vient que l’avenir, est sombre. C’est le mot.

La Pros.

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