Cache-cache !

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Fin décembre 2017, les idées divergent  sur l’issue à donner à la problématique des élections apaisées, telles qu’elles étaient prévues, depuis le Centre Interdiocésain, lors des fameuses discussions directes ayant placé, du 8 décembre 2016 au 27 mars 2017, le pouvoir et le Rassemblement, sans oublier le Front pour le Respect de la Constitution et l’Opposition signataire de l’Accord du 18 octobre autour d’une même et seule table.

D’emblée, deux forces opposées rivalisent d’ardeur sur l’agora politique, avec à la clé, deux visions contraires. Si l’une va   en  avant, l’autre ira en arrière.  Mais, si  l’autre va, par contre,  en arrière, l’une ira, sans nul doute,  en avant. Jamais les deux, à la fois. Pas de convergences, ni de visées communes alors que les élections, quant à elles, demeurent la seule clé de voûte, pour dénouer, de manière durable, les fondements de la crise qui se profile à l’horizon.

De toutes les tractations et cogitations aussi bien nocturnes que diurnes, l’on ne saurait parler de l’avenir du Congo-Kinshasa, sans évoquer, du moins à brève échéance, toutes les questions dont les réponses relèvent, paradoxalement, de la volonté de ceux qui dirigent  et de tous ceux qui les combattent.

Au-delà de toutes les contradictions  inhérentes à toute société pluraliste, le pays demeure, l’unique  acquis commun, pour tous ces acteurs politiques. Dès lors que celui-ci  court vers un précipice, le premier réflexe recommanderait aux  uns et  autres de  se triturer  les  méninges, pour voir comment  sauver ce qui peut encore l’être.

Or, en ce moment, le Franc congolais continue à plier l’échine. La misère monte en flèche. La crise économique fait rage. L’insécurité se propage et se généralise. Et, dans un tel contexte, les différends politiques, comme ceux liés notamment, à la bataille de  succession à  Tshisekedi wa Mulumba  au CNSA, au Rassemblement ou à l’Udps,  assaisonnent l’incertitude  et assombrissent l’horizon qui, pourtant, méritait d’être dépollué ou détendu pour laisser le champ libre à la tenue des élections tant souhaitées. Mais, ce n’est pas tout. Lorsque Nangaa, depuis Genève,  jette le pavé dans la marre, en disant qu’il n’est plus possible d’espérer les élections, à la fin de  cette année 2017,  comme prévu, l’équation se complique davantage.

Tantôt, c’est le fichier qui manque. Tantôt, c’est le calendrier qui fait, d’ailleurs, l’objet d’un ultimatum du Rassemblement  dont le deadline a été fixé au 30 septembre 2017. Tantôt encore, c’est l’enrôlement aux compte-gouttes, avec les techniciens moins bien outillés ou, alors, c’est l’insécurité au Grand Kasaï… Tous ces  alibis et jeux de cache-cache   constituent  des signes avant-coureurs  d’une guerre des nerfs sans fin. On se piège. Puis, on crie au scandale !!! Le but visé est, apparemment, de faire du surplace. Et, pendant  combien de temps faudra-t-il encore jouer avec le feu ? Puisqu’après tout, avec  des  ventres  creux,  des visages endoloris ou des corps amortis,  est-il possible d’imaginer que l’usure finira  par anéantir tout ce peuple qui, depuis  fin décembre 2016, n’attend pas mieux que les élections, pour en découdre avec le choix des dirigeants qu’il mérite ?

Certes, en politique,  des alliances se font et se défont. Mais, la transhumance et l’inconstance politique  ne font certainement pas bon ménage avec l’honneur et la dignité. Réfléchissez-y !

LPM

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