Culte œcuménique au Grand Kasaï. Kananga : exaspérées, les femmes réclament le retour à la vie normale

Culte œcuménique au Grand Kasaï. Kananga : exaspérées, les femmes réclament le retour à la vie normale

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‘’Oui, nous avons tout perdu et nous avons besoin d’aide, pas seulement pour survivre. Mais, aussi, pour reconstruire. Nous avons besoin d’être enrôlées. Et tout de suite. Nous avons besoin d’un engagement sincère de la communauté internationale, des Nations Unies et d’autres partenaires au développement pour la stabilité de notre société. Oui, les femmes ont besoin d’être soutenues dans leurs initiatives de paix et de reconstruction de la Province et du Pays‘’, dixit Delphine Bilowa, président de l’organisation ‘’Action Femme pour la Paix au Grand-Kasaï‘’. Elle l’a dit en marge d’un culte interconfessionnel organisé à Kananga, et qui a eu à réunir les femmes de toutes les confessions religieuses de ce recoin de la République. Ensemble, ces dernières, par sa voix, ont lancé cet appel devant un auditoire composé tant des officiels congolais locaux et nationaux, des têtes couronnées du monde religieux du Kasaï et des représentants des organismes internationaux ainsi que de l’ONU. Pourvu qu’elles aient  gain de cause, a-t-il été commenté par des observateurs sur place. Car, soutient-on, le Kasaï a assez pleuré ses filles et ses fils. Ainsi, l’heure est à la reconstruction, à la construction, à tout dire, d’un avenir radieux.

Plus de six mille femmes de différentes confessions religieuses venant de toutes les provinces du Grand Kasaï, regroupées au sein de l’association Action Femmes pour la Paix au Grand-Kasaï, se sont rencontrées samedi 5 août 2017 à l’esplanade de la pro-cathédrale Saint Clément de Kananga, pour réclamer la paix et le retour à la vie normale de la population habitant l’espace Kasaïen. Elles ont lancé ce cri d’alarme au cours d’un culte œcuménique présidé par les représentants de différentes confessions religieuses. Cette activité a connu la participation de Catherine Odimba, la chargée de programme de l’ONU-FEMME, des représentants provinciaux de la Monusco et de l’Unicef, des Ministres provinciaux de la santé, du représentant propre du gouverneur du Kasaï central empêché, ainsi que du Ministre de la justice. Il a aussi été noté la présence des autorités religieuses de Kananga. Dans leur déclaration, les femmes sollicitent en plus du retour de la paix, l’assistance humanitaire aux personnes déplacées. En réponse à cette demande, le Représentant de la Monusco, Charles Fresby, a reconnu le retard de cette assistance, mais a eu à affirmer la présence déjà dans le Grand Kasaï des experts humanitaires. Par ailleurs, il a souligné que les actions concrètes pourraient débuter d’ici le 15 août prochain. La chargée de programme de l’ONU-FEMME, pour sa part, a salué la détermination des femmes du Grand Kasaï et promis le soutien de l’ONU-FEMME à cette initiative. Elle considère cette action comme un cri de cœur qui aura un écho favorable auprès de la communauté nationale et internationale. Les femmes ont, en définitif, souligné l’apport de l’Organisme Développement et Paix Canada à travers Caritas Kananga et la Monusco à travers l’ONU-FEMME, pour l’organisation de cette activité.

Des confessions religieuses

Les Chefs religieux notamment, Prêtres, Pasteurs, Imams, Apôtres, Prophètes, Anciens des Eglises évangéliques ont pris part à ce culte. Ainsi, les femmes musulmanes, celles de l’Union des Eglises indépendantes du Congo, de l’Eglise Kimbanguiste, des différentes communautés de l’Eglise Protestante, de l’Eglise Unie du Saint- Esprit, de la MINAS, Sanku Sarre, l’Eglise Néo apostolique et, enfin, de l’Eglise Catholique étaient toutes mobilisées.

Danny Ngubaa

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