Message entendu !

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Quel est le sens des mouvements des masses observés à divers endroits de la capitale lundi dernier ? Pourquoi des coups de feu devaient-ils retentir çà et là, provoquant de surcroit des pertes en vies humaines ? En effet, en début de semaine, jusqu’à hier mercredi, des perturbations ont été enregistrées dans la capitale et à travers certaines villes à l’intérieur du pays. Si le lundi, 7 août dernier, les faits ont été liés aux activités de terreur perpétrées par des éléments se réclamant de Bundu dia Mayala, parti politique dont Ne Muanda Nsemi est à la fois président national et chef spirituel de la secte Bundu dia Kongo, les deux autres jours, c’est le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, aile Limete, qui les avait décrétés comme journées villes- mortes. Vite, l’eau a coulé sous le pont, parce que la bipolarisation de la scène politique congolaise voudrait que chaque camp, l’opposition et la Majorité présidentielle, puisse fournir son appréciation quant à ce. Là-dessus, il ne faut pas se faire prier. A l’opposition, celle qui reste de l’opposition radicale, le mot d’ordre a été suivi à la lettre. Ce faisant, les cadres de cette méga plateforme adresse des messages de remerciements au peuple congolais. L’on affirme que la population, dans son ensemble, a exprimé son soutien au mot d’ordre. A la Majorité présidentielle, l’on soutient que la population n’a pas adhéré à cette option. Il en va pour preuve, réplique les bonzes de cette autre méga plateforme, que la circulation était fluide et les services publics ont fonctionné. S’il est des gens qui se sont terrés chez-eux, explique-t-on, c’est par peur des troubles provoqués par les hommes de Ne Muanda Nsemi. Importe peu cette querelle, le message a été néanmoins entendu. Comme tel, le fond de la crise doit interpeller. Celle-ci se cristallise autour du processus électoral. Mieux, elle tient à l’organisation des élections à fin décembre 2017, conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre.  Pourquoi ne doit-on pas regarder dans la même direction, si l’on veut et l’on tient à hisser la République Démocratique du Congo au standard des pays dont la démocratie reste une valeur à préserver ? N’y a-t-il pas des textes, dans ce grand et beau pays, qui doivent être respectés, pour que règne la paix du cœur dans le chef des Congolais ? Pourquoi ne le fait-on pas ? Et, si la contradiction perdure, c’est que les deux camps sont dans la logique de l’écrasement de l’autre. Alors, où allons-nous ? Certainement, vers la guerre d’usure. A quel prix ? Faut-il détruire le peu d’acquis enregistrés ? Et, qui en tirerait profit finalement, au cas où la situation dégénérait ? Y a-t-il des alchimistes de la cacophonie, ceux-là qui n’attendent que cela arrive pour agir ? C’est la question. Faut-il, par contre, que la communauté internationale s’implique de plein pied, pour conduire à une gestion concertée afin que soient organisées les élections ? En tout cas, il se dit que le 15 août prochain, le Secrétaire Général des Nations Unies dépose son rapport sur la RDC au Conseil de sécurité. Que celui-ci, à sa session qui s’ouvre le 15 septembre prochain, pendant que le parlement congolais va rouvrir ses portes pour sa session essentiellement budgétaire, prendra des recommandations que l’on soutient être contraignantes cette fois-ci. En effet, si par le dialogue, l’entente devient impossible, que la voie des élections soit suivie.

La Pros.

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