Elections sans le Kasaï. RDC : la CENI sous haute tension !

Elections sans le Kasaï. RDC : la  CENI sous haute tension !

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*Va-t-on organiser les  élections sans avoir terminé l’enrôlement des électeurs  dans l’espace Grand Kasaï?  Cette  question lancinante  vaut tout son pesant d’or, au regard de toutes les dernières pressions internes et externes  enregistrées, depuis que le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, avait décrété ses   journées ‘’villes mortes’’, dont le bilan reste, pourtant, mitigé. Un analyste pro-Majorité revient, ici, dans une réflexion et repose  la problématique   autrement. Qu’adviendrait-il, si jamais les élections étaient organisées, alors que les  citoyens de cette partie centrale du pays étaient  mis à l’écart ? Est-ce que les mêmes qui crient aujourd’hui sur le toit de la maison,    n’accuseront-ils  pas la même CENI d’avoir privilégié les uns au détriment des autres ? Cet analyste  répond  par l’affirmative et  estime qu’en usant de son indépendance, la CENI devrait tout faire, pour apprêter le fichier électoral, avant d’organiser des élections. Il prévient que les élections pour les élections,  conduisent généralement  au chaos et à la non-acceptabilité des résultats. Pour lui, l’essentiel est d’organiser de bonnes élections transparentes et démocratiques, plutôt que de  céder à la précipitation, tout en courant le  risque de  bâcler l’ensemble du processus et d’annihiler  tous les efforts engagés jusqu’ici. Lisez-le, dans la  réflexion, ci-dessous,  qui tacle, au fait,  l’Opposition radicale, dans ses axiomes de lutte face à la nécessité de la mise en œuvre de l’Accord de la Saint Sylvestre.

Qui veut vraiment les élections en RDC ?

*En RDC, les opposants qui, à longueur des journées, proclament leur attachement à la démocratie, posent des actes qui empêchent   l’occurrence de l’objectif déclaré.

Longtemps dissimulée, cette vérité est maintenant chose connue. En effet, la population a pris conscience que l’opposition congolaise désire le pouvoir mais évite la voie démocratique qui y mène. L’échec cuisant des «villes mortes » annoncées pour les 8 et 9 août 2017 est la réponse que les Congolais ont réservée à cette hypocrisie de l’opposition.

Désormais, chacun sait que dans la culture de l’opposition congolaise, les villes mortes ainsi que toutes les autres formes de manifestations des anti-Kabila ne visent pas à faire pression sur le pouvoir pour l’amener aux élections, mais bien le contraire. La preuve est faite que l’objectif de ces journées perturbées est de provoquer des troubles. Par ce moyen, les commanditaires espéraient s’emparer du pouvoir en misant sur l’effet que les tueries, qu’ils auraient, eux-mêmes,  provoquées, exerceraient sur l’opinion internationale.

Une fois de plus, cette stratégie s’est heurtée à la maturité du peuple congolais qui lui a fait échec et mat.

Le stratagème ne date pas d’hier ; il est une véritable constante de la pratique antidémocratique de ceux qui se retrouvent aujourd’hui, provisoirement unis, dans le Rassemblement/Aile Limete.

Les observateurs perspicace sont certainement noté que lors de toutes les élections organisées dans ce pays depuis la démocratisation codifiée dans la Constitution du 18  février de 2006, l’opposition congolaise s’est toujours montrée réticente à s’engager résolument dans le processus électoral.

Qui ne se souvient pas que l’opposition s’était déjà braquée contre le Référendum Constitutionnel en faveur du texte dont elle se présente aujourd’hui comme la plus grande protectrice ?

Le processus d’enrôlement initié par la CEI, à l’époque de l’Abbé Malumalu, fut saboté par la même opposition, au premier rang de laquelle figurait Feu Etienne TSHISEKEDI, alors Président de l’UDPS.

Ce parti refusa également de prendre part aux élections présidentielles et législatives de 2006, confirmant ainsi sa réticence aux élections.

L’opinion a encore frais à l’esprit le souvenir des cadres de l’UDPS, démocratiquement élus pendant le processus de 2011 et exclus de ce parti se déclarant pourtant démocratique.

L’attitude actuelle du Rassemblement/Aile Limete, soutenant la milice Kamuina Nsapu dans la mise à feu et à sang du Kasaï, participe également de cette stratégie d’évitement des élections.

Le soutien surprenant et contre nature que le RASSOP/aile Limete accorde à la milice extrémiste et tribaliste Bundu dia Mayala alias Bundu dia Kongo est une action qui s’intègre parfaitement dans cette même stratégie anti-démocratique,  ici,  dénoncée. Ces tentatives, tant des tueurs Kamuina Nsapu que des terroristes de Bundu dia Kongo, visent à installer un climat de terreur dans le pays afin d’empêcher une bonne organisation des élections et ainsi ouvrir la voie à une prise de pouvoir par la force.

Comment comprendre que ceux qui se proclament démocrates et  réclament l’organisation rapide des élections sans la participation d’une région importante du pays ? Ici,   allusion faite  au Kasaï, espace dans lequel le travail d’enrôlement n’est pas encore achevé. Il s’agit-là,  d’un piège : l’UDPS cherche à pousser la CENI à la faute afin de se retourner, le moment venu,  contre elle en arguant que les élections n’ont pas concerné l’ensemble des citoyens du pays en âge de voter.

Des  nombreuses démarches des opposants membres du RASSOP, les plus connus à travers le monde, pour convaincre les bailleurs éventuels des fonds à ne pas financer les élections en RDC, viennent confirmer la stratégie d’évitement des élections que tout démocrate se doit de combattre.

Il est heureux de constater que  plusieurs cadres politiques ayant remarqué le cynisme du Rassop/Limete quittent progressivement ce navire tanguant vers des eaux troubles, lesquelles ne manqueront pas de l’engloutir dans un proche avenir.

Il faut féliciter les Congolais et notamment,  la jeunesse d’avoir compris que la voie que trace le Rassop/Limete est pleine d’embûches et ne peut  conduire la Nation qu’à l’anarchie qui, logiquement,    la porte de la division et donc,  de l’annihilation de la Nation.

Peuple congolais, la démocratie, certes, passe par des élections. Mais,  il importe absolument que celles-ci soient bien organisées et transparentes. C’est la condition pour que leurs résultats soient empreints de légitimité, c’est-à-dire,  acceptés par tous.

Démonstration est donc   faite qu’en RDC,  l’opposition a peur des élections ou  n’en veut pas.

KM/CP

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