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Douche froide !

Douche froide !

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Personne n’a su s’expliquer le résultat enregistré hier, au stade des Martyrs de la pentecôte, par les Léopards, l’équipe nationale de la République Démocratique du Congo. Deux buts à zéro à la 70ème minute, puis deux buts encaissés en l’espace de deux minutes à 20 minutes de la fin de la rencontre, il y avait de quoi tomber à la renverse, quand l’arbitre central a donné le coup de sifflet final. Deux buts partout, voilà le score, pour ce match RDC-Tunisie, qui avait tout l’air de donner l’avantage aux Léopards de rêver sa seconde participation à la coupe du monde  Russie 2018, après celle de 1974, en Allemagne. Les multitudes des Congolais présents au stade et d’autres par milliers devant leurs petits écrans à Kinshasa, à l’intérieur du pays et à travers le monde, ont passé leur nuit sous une douche froide. Mais, le côté positif de cette rencontre, c’est peut être une mobilisation tous azimuts des Congolais, pour certains analystes. Pour d’autres, qui murmuraient, évitant de donner de la voix, le semblant de sursaut nationaliste ne tenait que de l’orgueil, mieux de l’amour du football qui caractérise les Congolais. Mais, puisque tout n’est pas encore fini, les regards doivent être rivés sur les deux matchs restant, c’est-à-dire contre la Libye et la Guinée Conakry. Quoiqu’il en soit, le sport et le fair-play qui s’en suit, commandent l’acceptation des résultats. Pas seulement. Il faut en plus passer par une remise en question, pour chercher à comprendre ce qui n’a pas marché et pourquoi ça n’a pas marché, pour pouvoir se relancer par la suite. Le football, qui est à la fois quelque chose de ludique, se veut un business par excellence, mais aussi une fierté pour la nation. Comme tel, il requiert une préparation. En effet, l’équipe qui a joué n’était pas mauvaise. Elle est constituée de bons éléments évoluant dans de grands clubs à travers l’Europe, mais aussi au pays. Le problème, tout le monde l’aura constaté, les Léopards ont manqué de cohésion. Ils ont péché dans la conservation de ballon, qui les échappait souvent, du fait de l’imprécision dans les passes. Le grand défaut tient aussi au manque de préparation psychologique, pour que les joueurs sachent que le match se gagne au bout de 90 minutes. D’où vient que les efforts doivent être aussi soutenus jusqu’au bout, pour ne pas se laisser aller à des pratiques fétichistes ou aux charlatanismes. La douche froide, c’est aussi pour les professeurs de l’Université Pédagogique Nationale. A l’origine du mouvement de grève, qui avait fini par gagner d’autres secteurs, notamment, les médecins, les infirmiers, les enseignants, les régies financières et, peu probablement, les magistrats ; les professeurs de l’UPN n’ont jamais pris langue avec le Gouvernement de la République. Ni leurs revendications être prises en compte par celui-ci. Même la dernière catégorie des grévistes, dans le secteur pétrolier, a vu ses désidératas solutionnés. Alors, qu’ont-ils fait et ceux de l’Université de Kinshasa, pour ne pas voir leurs dossiers traités ?

La Pros.