Elections 2017 en RDC : Congo Positif rejette le calendrier Badibanga !

Elections 2017 en RDC : Congo Positif rejette  le  calendrier  Badibanga !

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*Plusieurs raisons alignées dans une lettre ouverte placent Congo Positif, parti de Dieudonné Nkishi Kazadi,  dans l’obligation de rejeter, en bloc,  le  calendrier pour la tenue de la présidentielle, au plus tard, le 28 décembre 2017, tel que Samy Badibanga  l’a proposé et diffusé dans les médias, dernièrement.  Tout en saluant, au passage, le souci qui se dégage à priori,  dans la démarche de l’ex-Premier Ministre,  celui partagé par tous les congolais, de voir le pays organiser des élections, conformément à  la  Constitution ainsi qu’aux  lois de la République, Congo Positif estime, cependant,  que le calendrier est irréaliste.

D’abord, au niveau de l’enrôlement des congolais de l’étranger, une opération pour laquelle Samy Badibanga ne prévoit  que 90 jours, Congo Positif pense, plutôt, qu’un tel travail à l’étranger est plus complexe que dans les provinces du pays. ‘’En faisant une telle proposition alors que vous savez pertinemment que la CENI a accordé 90 jours par province pour faire le même travail au pays, il y a lieu de relever que votre proposition est de nature à imposer un traitement inégal à nos compatriotes vivant à l’étranger et,  pourtant, tous les congolais doivent bénéficier du même traitement devant les services publics’’, soutient Congo Positif,  dans cette même lettre adressée à Samy Badibanga, tout en attribuant une part de responsabilité du retard accumulé dans l’organisation des élections à  l’attitude de  l’Opposition politique congolaise, plus particulièrement, de celle qui avait participé au Dialogue de la Cité de l’Union Africaine et, même, de celle qui, aujourd’hui, tente de remuer ciel et terre, depuis les hauteurs de la 10ème rue, à Limete.

Découplage ?

Quant au découplage des scrutins  préconisé dans le calendrier Badibanga, Congo Positif  recommande, sans ambages, ni fioriture,  le respect ‘’stricto sensu’’  des lois en lieu et place de privilégier  des intérêts privés. Le fait que la Constitution et l’Accord aient été, d’une manière ou d’une autre,  violés ne doit pas donner l’occasion à d’autres nouvelles  violations de la loi. La démocratie électoraliste que les congolais ont voulu en votant pour la Constitution au référendum est bien celle qui prend en compte l’organisation de tous les onze scrutins pendant le mandat de cinq ans. Si donc, la RD. Congo  n’est pas en mesure de tenir un tel pari, pourquoi ne pas poser la question au peuple souverain pour revoir cet aspect des choses,  même s’il s’est installé, depuis quelques  temps,  un certain fétichisme en ce qui concerne toute idée de référendum ? Telle est, de l’avis de ce nouveau  parti des jeunes,   la question fondamentale.

Deux poids, deux mesures. Congo Positif dit un grand ‘’Non’’.

 

Pour Congo Positif,  la problématique des élections dans ce  pays est devenue, en effet,  une équation qui ne se limite plus à la simple publication d’un calendrier électoral. Il est plus que temps  que la classe politique lève l’option sur l’enrôlement des congolais de l’étranger, soit en accordant du  temps nécessaire, soit, alors,  en  givrant leur participation aux opérations électorales.

Tant qu’il sera  difficile d’obtenir une modification de la Loi qui soit contraire à celle opérée en juin 2016 pour revenir à la loi de 2004 (qui exclut le vote des congolais de l’étranger), seule,  une option politique sur cette question est susceptible de mettre la RD. Congo  à l’abri des contestations qui iraient jusqu’à obtenir l’annulation des scrutins pour autant que les congolais vivant à l’étranger se verraient inconstitutionnellement  privés de leur droit civique.

Ce qui ouvrirait la voie à un cycle infernal des  contestations à l’infini et des violations des lois.

Dans tous les cas, Congo Positif soutient, en définitive,  que le temps de 90 jours pour l’enrôlement des congolais vivant à l’étranger est, non seulement  irréaliste mais, il leur  réserve un traitement inégal, alors tous ceux qui sont restés au pays, auront bénéficié de trois mois par province, pour s’y faire. Pas du tout acceptable, ni tolérable, insiste-t-on.

LPM

 

 

 

 

Le Secrétaire Général                                              Kinshasa, le

 

N° /CP/CEN/PN/SG/08/2017

 

A l’Honorable SAMY BADIBANGA

     Député National

Premier Ministre Honoraire

     A Kinshasa/Palais du Peuple.

 

Honorable,

 

OBJET : LETTRE OUVERTE

 

CONGO POSITIF, Parti – Anti-chômage s’est procuré la série II, n° 1417 du lundi 04 au mardi 05 septembre 2017 du Tri-Hébdomadaire AfricaNews, médias à travers lequel, dans une tribune, vous avez rendu publique votre proposition de calendrier électoral et nous saluons le souci qui vous anime, celui partagé par tous les congolais, de voir le pays organiser des élections telle que le prévoient notre Constitution ainsi que les lois de la République.

Cependant, Honorable, votre démarche, bien que relevant de votre plein droit d’opinion et d’expression garanti par l’article 23 de notre Constitution, n’a pas manqué d’attirer l’attention de notre Parti Politique, pour autant qu’il tient à l’organisation effective des élections le plus rapidement possible.

Cela étant, nous vous prions de noter ce qui suit :

  1. sur pied des articles 8 et suivants de la Loi n° 04/028 du 24 décembre 2004 telle que modifiée et complétée par la Loi n° 16/007 du 29 juin 2016, les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs en République Démocratique du Congo, nos compatriotes vivant à l’étranger sont tous, pour autant qu’ils ne seront pas en conflit avec l’article 10 de notre Constitution, en droit de se faire enrôler et de prendre part active aux opérations électorales (comme électeurs ou candidats). A ce jour, ce droit leur est irrévocable. Pourtant, vous proposez l’enrôlement des congolais vivant à l’étranger en nonante (90) jours. En faisant une telle proposition alors que vous savez pertinemment que la CENI a accordé 90 jours par province pour faire le même travail au pays, il y a lieu de relever que votre proposition est de nature à imposer un traitement inégal à nos compatriotes vivant à l’étranger pourtant, tous les congolais doivent bénéficier du même traitement devant les services publics.

A ce même propos, Honorable, quand vous réalisez qu’il est possible que les congolais soient présents dans plus de 190 pays au monde et qu’il sera demandé à certains d’entre eux vivant dans des provinces de ces pays de se rendre dans des capitales où il y a des services d’ambassades, le temps que vous proposez se révèle irréaliste.

 

  1. Vous vous souviendrez, Honorable, que la Loi portant identification et enrôlement des électeurs a été modifiée en juin 2016. Vous savez pertinemment que la principale modification a porté sur l’introduction des congolais vivant à l’étranger dans le processus électoral (Exposé des motifs). Il se trouve qu’en juin 2016, sans justifier de la nationalité congolaise, vous étiez le Chef du Groupe Parlementaire UDPS et Alliés. Vous avez pleinement participé au vote de cette loi qui visiblement a été modifiée plus pour compliquer la tenue des élections dans notre pays.

Devant la Nation, vous avez individuellement et collectivement participé à cet acte qui complique la tenue des élections dans notre pays. Si cette loi n’avait pas été modifiée, encore que l’innovation que vous y avez introduite n’était pas opportune, l’expérience des élections de 2006 et 2011 faisant foi, nous n’en serions pas là. Vous pourrez convenir avec nous Honorable qu’on ne peut pas se prévaloir de sa propre turpitude. Vous ne direz pas aux congolais que vous êtes minoritaires à l’Assemblée Nationale et votre nombre ne pouvait empêcher le vote de cette Loi. Feu, le Dr Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA vous avait demandé, de son vivant, de ne pas siéger dans une assemblée où vous n’auriez qu’un rôle de faire-valoir. Si tous les opposants n’avaient pas siégé, l’Assemblée Nationale aurait eu un problème de crédibilité et nous pensons que les choses se seraient passées autrement sur le plan politique.

  1. Fin 2016, au moment où toute l’opposition se battait pour obtenir un dialogue inclusif, vous aviez choisi d’affaiblir l’opposition congolaise en acceptant de prendre part au dialogue de la Cité de l’OUA dont l’Accord a été finalement rejeté par tous et lequel a fait de vous-même, Premier Ministre dont l’un des mérites est d’avoir fait perdre à la République trois bons mois qui auraient servi probablement à autre chose. Aujourd’hui, Honorable, l’Opposition congolaise a suffisamment montré à la face du monde, l’image d’une « pépinière des versatiles » prêts à abandonner les combats de tous à partir du moment où il se dégage un ou plusieurs postes d’Etat en faveur personnelle. Par le passé, le pays a vécu votre attitude à travers Messieurs Faustin Birindwa, Ngunz Kar-I-Bond, Arthur Zahidi Ngoma (Vice-Président), Sami Badibanga et Bruno Tshibala qui ont réussi à courcircuiter les accords au profit des intérêts éphémères.

 

  1. Quant au découplage des scrutins que vous avez préconisé, il est important de conseiller le respect des lois en lieu et place des intérêts privés. Le fait que la Constitution et l’Accord aient été violés ne doit pas donner l’occasion à d’autres violations de la loi. La démocratie électoraliste que les congolais ont voulu en votant pour la constitution au référendum est bien celle qui prend en compte l’organisation de tous les onze scrutins pendant le mandat de cinq ans. Si donc notre pays n’est pas en mesure de tenir un tel pari, pourquoi ne pas poser la question au peuple souverain pour revoir cet aspect des choses même s’il s’est installé un certain fétichisme en ce qui concerne toute idée de référendum.

Avec ces éléments, Honorable, vous vous rendez compte que la problématique des élections dans notre pays est devenue une équation qui ne se limite plus à la simple publication d’un calendrier électoral. Il est question désormais que la classe politique lève l’option sur l’enrôlement des congolais de l’étranger, soit en accordant le temps nécessaire pour ce faire, soit en gelant leur participation aux opérations électorales.

Pour autant qu’il va être difficile d’obtenir une modification de la Loi qui soit contraire à celle opérée en juin 2016 pour revenir à la loi de 2004 (qui exclut le vote des congolais de l’étranger), seule une option politique sur cette question est susceptible de mettre notre pays à l’abri des contestations qui iraient jusqu’à obtenir l’annulation des scrutins pour autant que les congolais vivant à l’étranger se verraient privés de leur droit. Le temps que vous proposez, soit nonante jours pour identifier et enrôler tous les congolais vivant à l’étranger nous semble non seulement irréaliste, mais surtout imposerait un traitement inégal de nos compatriotes face à leurs concitoyens restés au pays qui ont bénéficié de trois mois par province pour se faire enrôler.

Veuillez agréer, Honorable, l’expression de nos sentiments patriotiques.

Papy LISASI ELEBE MOLONI

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