Rendez-vous du 18 septembre 2017. RDC : l’Onu se prépare, Kabila active l’auto-évaluation !

Rendez-vous du  18 septembre 2017. RDC : l’Onu se prépare, Kabila active l’auto-évaluation !

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*A Kinshasa,  Joseph Kabila  a réuni autour de lui, ce samedi 9 septembre 2017,  les têtes d’affiche des différentes  institutions du pays.  Les enjeux étant de taille à  l’horizon fin décembre 2017, avec toutes les pressions internes et externes, le Président de la République veut, visiblement,  tirer les choses au clair, avant de laver l’affront devant les instances régionales et internationales.

Tour d’horizon

Quoique contesté par le Rassemblement de Limete, Joseph Olenghankoy, propulsé au summum du CNSA, y a participé pour sa toute première fois.  Il avait à ses côtés, Adolphe Lumanu Mulenda, son Premier Vice-Président. Puis, Aubin Minaku  et Kengo wa Dondo, au nom du Parlement, étaient là. Le PGR Flory Kabange Numbi,  le Premier Président de la Cour Suprême de Justice, M. Jérôme Kitoko, le Président de la Cour Constitutionnelle, Benoît  Lwamba, sans oublier, évidemment, tous les autres  animateurs des institutions, telles que les FARDC, la Police Nationale et les services de renseignement, de Migration ou spécialisés, y ont été dûment associés. A l’issue de la séance, Emmanuel Ramazani Shadary a dit substantiellement, que l’occasion a été donnée à la CENI, de présenter les avancées réalisées dans les préparatifs du processus électoral. Celle-ci a, en effet, parlé  de 42 millions  d’électeurs déjà enrôlés. Et qu’avec le lancement des opérations au Grand Kasaï et  dans la Lomami, prévues incessamment, le cap de 45 millions d’électeurs sera atteint, au-delà de  prévisions initiales. La CENI, précise-t-il, a aussi présenté les difficultés auxquelles elle a été confrontée jusqu’ici, du point de vue de moyens logistiques,  opérationnels et, surtout, en termes d’instruments juridiques nécessaires – révision de la loi électorale, loi portant répartition des sièges- à la finalisation du processus électoral en RD. Congo. Quoi qu’il en soit, comme dernièrement à Kananga,  la CENI a réitéré sa détermination à publier, très prochainement, un calendrier réaliste.  

New York au cœur des enjeux

Dès ce mardi 12 septembre, la 72ème session ordinaire de l’Assemblée Générale sera ouverte à New York,  en présence de Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de l’Onu.  C’est une session de grands enjeux pour le continent africain en proie, désormais, à un florilège de  cabrioles  en ce qui concerne particulièrement, les questions électorales, l’alternance démocratique et le respect des droits de l’homme. Bien des peuples africains espèrent de l’Onu, des résolutions coriaces, pour placer leurs  dirigeants  dans l’obligation de se conformer aux principes démocratiques notamment, ceux consécutifs au respect de la Constitution et des lois.

C’est dans cette perspective qu’à l’Onu, l’évolution de la situation politique et sécuritaire de la RD. Congo sera passée au peigne fin, lors d’une réunion de haut niveau  prévue,   le 18 septembre prochain, en marge de cette Assemblée Générale. Antonio Guterres, le Secrétaire Général de l’Onu, présidera cette rencontre à laquelle seront associés essentiellement, les officiels congolais ainsi qu’un panel d’experts et de représentants des pays influents au sein du Conseil de sécurité, dont la France et  les USA. Même si à ce stade, rien n’a été, de manière claire et nette, déclaré à ce sujet, il va sans dire que l’ensemble de questions parmi celles  qui défraient la chronique de l’actualité congolaise,  seront abordées. L’évaluation du processus électoral, avec un accent tout particulier sur la mise en œuvre de l’Accord de la Saint Sylvestre, la restauration du dialogue entre les principales parties prenantes et, enfin, la redéfinition des engagements de la Communauté internationale en rapport avec son soutien financier, logistique et humain à la matérialisation du processus électoral en RD. Congo,  ne manqueront pas de figurer à l’avant-plan de l’ordre du jour.  

Nouvelle résolution ?

Puisque l’impasse est, apparemment, consommée. Car, à fin décembre 2017, il n’y aura pas d’élections en RD. Congo, telles que prévues dans l’Accord de la Saint Sylvestre, conclu sous la barbe des Evêques, au Centre Interdiocésain. Que fera-t-on après cette date ? La question vaut tout son pesant d’or, dès lors qu’elle remue également la résolution 2348 du Conseil de sécurité de l’Onu qui, elle aussi, n’aura pas produit tous les effets escomptés. Voilà pourquoi, la guerre des lobbys est, certes, lancée. Et, avec elle, l’exhumation de tous les dossiers sales contre les dirigeants congolais. De plus en plus, des voix s’élèvent pour réclamer, carrément, une nouvelle résolution qui, cette fois-là, serait plus contraignante que la précédente. L’on croit savoir  qu’elle  imposerait, en définitive, un dialogue entre les parties prenantes, pour tirer la RD. Congo de la bourride due à crise de légitimité ou de légalité dont parlent, à cor et cri, tous les prophètes  de l’apocalypse.  Raisonnablement, ceci tiendrait au motif que l’heure est venue et elle est déjà là, pour conclure la paix des braves. Ainsi, l’Onu,  jouant à l’arbitrage, pourrait, d’une manière ou d’une autre,  pousser les congolais à ne pas sacrifier leur  pays sur l’autel des  accrocs à l’infini. Décidément, un nouveau cadre politique et institutionnel est, semble-t-il, en gestation. Quand bien même Kinshasa qui, un temps,  crie à l’ingérence et  au respect de  sa  souveraineté, n’y verrait rien de bon.

LPM

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