Cache-cache !

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Rien n’est tiré au clair en RD. Congo. Depuis le début de l’année 2016, au cours de laquelle l’actuel Président de la République devrait passer le flambeau à son successeur élu, un flou persistant plane dans tous les secteurs. Du social à la politique, de la politique à l‘économie, tout devient noir. Et, seul le peuple doit en tirer des conséquences néfastes. Comme qui dirait : ‘’quand les éléphants  se battent, ce sont des herbes  qui en pâtissent’’. Nombreux sont ceux des congolais qui s’interrogent au sujet du lancement de l’enrôlement au Grand Kasaï, juste  à quelques mois de la fin de la période transitoire convenue entre les acteurs politiques dans l’Accord du 31 décembre 2016. Pour eux, en effet,  il se cache quelque chose à Kananga. La messe dite par la CENI, lors de la dernière évaluation intervenue dernièrement,  dans cette même  contrée suscite déjà des suspicions sur le sérieux de son travail, au regard de plusieurs manœuvres constatées. On l’accuse notamment,   de chercher à   freiner le processus électoral. En plus, c’est  dans cette même Province que la tripartite CENI-Gouvernement-CNSA s’est réunie pour l’évaluation interne de la CENI. De ces assises, l’on retiendra qu’il a été soulevé la pertinente question du vote semi-électronique qui fait couler, jusqu’à ce jour, beaucoup d’encre et de salive. Le même coin du pays a été secoué par le vent de violences, moins graves, que celles enregistrées dans  l’Est. Du coup, tout le monde a assisté au report sine die  de l’enrôlement sous prétexte de l’insécurité. Presque sous le même envol,  d’aucuns estiment que le  fameux phénomène Kamuina Nsapu semble avoir  été entretenu par une main noire. Car, jusqu’à ce jour, rien n’a été révélé au sujet de la mort de deux experts de l’ONU survenue  en plein service.   Et, à ce propos, Rfi  dit  être entrée en possession d’un enregistrement d’une conversation entre les experts de l’ONU et des membres de la Cour royale de Kamuina Nsapu au cours d’une réunion dans laquelle quelques agents des services de sécurité se seraient  infiltrés, pour  induire en erreur,   ces  deux experts. Déjà, un Opposant congolais a été cité dans le dossier. Mais, jusqu’à preuve du contraire, rien n’a filtré.

Pendant que la CENI vient de lancer l’opération d’enrôlement, des  voix  s’élèvent, de tout bord, pour réclamer le calendrier et le respect scrupuleux de l’Accord dit  de la Saint Sylvestre et consigné dans la résolution 2348 du Conseil de Sécurité de l’Onu. D’ailleurs,  celui-ci est  en Assemblée générale depuis mardi 12 septembre 2017, et statuera sur le cas de la RD. Congo, lors d’une réunion de haut niveau, prévue, le 18 septembre prochain.  Certes, le “dossier RDC” sera à l’affiche de la 72ème session avec en prime, l’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 et du processus électoral. Déjà, le go a été donné par le Haut-commissaire aux Droits de l’Homme qui parle de la  non-application de l’Accord de l’Accord et exige les élections d’ici fin décembre 2017,  comme convenu. A Kinshasa, c’est le branle-bas de combat dans les états-majors politiques. Chaque parti  y va de son pronostic et veut tirer l’épingle de son côté. L’agitation est dans tous les camps. A l‘Opposition, les acteurs saluent la déclaration du Haut-commissaire et exige des sanctions contre le pouvoir en place et la CENI qui bouchent l’orifice qui conduit aux élections. En plus, le doute persiste sur le fait que le  Conseil de Sécurité n’a jamais sanctionné les autorités congolaises.   Pour le pouvoir, par ailleurs, l’heure est au lobbying pour éclairer la communauté internationale sur l’évolution du processus électoral et de la mise en œuvre dudit accord. Maman Sidikou Sambo, qui ne jure que sur le respect de l‘Accord qui sera aussi, de la partie, présentera son propre  rapport. D’où, l’incertitude sur ce qui naîtra de cette Assemblée Générale des Nations Unies. Il sied de souligner que nul ne peut minimiser, et encore moins,  ignorer le rôle central que jouent les Nations Unies dans la gestion des crises. Prévention comme règlement. Pour être une sacrée cliente de l’ONU,  dès le seuil de son indépendance jusqu’à ce jour, la RDC est particulièrement bien placée pour le savoir. La  question est celle de savoir si  la solution aux problèmes  internes  de la RDC devra encore   provenir de l’extérieur ? Oui,  croient certains qui savent où le pouvoir des dirigeants est confectionné. Pour les autres, par contre,  il n’est pas possible qu’un schéma concocté de l’extérieur soit  une solution pérenne à la crise rd. Congolaise. Ce scepticisme, nourri d’expériences d’ailleurs, devrait inciter les Congolais à privilégier des voies qui tiennent compte de vrais défis  à relever. Dans ce dernier cas, est-il possible d’assister à un troisième curatif ou préventif ? Combien de temps devra-t-on  rester dans ce  jeu de cache-cache ?

Flodel Nkima

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