Violation des droits l’homme en RDC BCNUDH : 441 cas documentés pour le seul mois d’août 2017

Violation des droits l’homme en RDC  BCNUDH : 441 cas documentés pour le seul mois d’août 2017

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Les violations des Droits de l’homme sont légions au pays de Lumumba. En effet, 441 cas de violation des droits de l’homme ont été  enregistrés pendant le mois d’août 2017. La révélation a été faite par le Bureau conjointe des Nations Unies aux Droits de l’homme, BCNUDH, en République Démocratique du Congo, au cours de la réunion hebdomadaire de la Monusco. Ainsi, il a été noté que la situation s’est empirée et a connu une augmentation de 10% par rapport au mois de juillet sur l’ensemble du territoire national. Cependant, dans le cadre de son mandat, le bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’homme dit pouvoir assurer une surveillance étroite de la situation des droits de l’homme et procède à des analyses des tendances relatives à cette situation dans le pays. Ces tendances sont régulièrement partagées avec les autorités afin qu’elles enprennent des actions nécessaires, voire traduire en justice les auteurs présumés des violations des droits de l’homme documentées.

Au cours du mois d’août 2017, le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme a continué d’appuyer les activités des juridictions militaires dans le cadre de la lutte contre l’impunité. Au moins 12 militaires des FARDC et cinq agents de la Police Nationale Congolaise ont été condamnés pour des violations des droits de l’homme. Dans l’ensemble du territoire de la RDC, il a été noté une augmentation par rapport au mois précédent, où 11 militaires ont été condamnés. Pour le mois d’août  dernier, le BCNUDH a documenté 441 cas de violation des droits de l’homme sur tout le territoire de la RDC. Ce qui représente une hausse de plus de 10%, par rapport au mois de juillet 2017, au cours duquel 398 violations avaient été documentées. A l’instar des mois précédents, les agents de l’Etat ont commis plus de violations des droits de l’homme que les combattants de tous les groupes armés confondus, relèvent le BCNUDH. Ils sont responsables de près de 64% des cas de violations des droits de l’homme documentées, soit 282 violations, ce qui présente une hausse significative par rapport au mois de juillet (217 cas de violation). Ils sont notamment, responsables de l’exécution extrajudiciaire des 33 hommes,  une femme et 20  enfants, a indiqué le responsable de cette structure onusienne. Et, d’ajouter que les groupes armés, tous confondus, sont quant à eux responsables de 159 violations, soit 36% du total enregistré. Cependant, le BCNUDH note avec inquiétude la forte augmentation de près du triple du nombre de victimes d’exécutions sommaires par des groupes armés, soit 110  victimes dont sept femmes et trois enfants par rapport au mois précédent.

Les provinces les plus touchées sont principalement celles de l’est de la RDC, à l’instar du Nord-Kivu où il y a eu 179 violations et de l’Ituri avec 52 violations. Mais, aussi, celles de l’ouest avec notamment, 40 violations au Kongo Central.

Dans cette optique, le BCNUDH regrette la condamnation, le 29 août dernier, par  le tribunal de paix de Kamalondo, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, de quatre défenseurs des droits de l’homme, à huit mois de prison pour ‘‘incitation à la désobéissance civile et insultes à l’autorité de l’Etat’’. Ils avaient été arrêtés lors des manifestations du 31 juillet 2017, qui exigeait la publication du calendrier électoral. Les prévenus avaient prévu d’interjeter appel de cette décision. Par ailleurs, indique le BCNUDH, le 31 août 2017, à Kinshasa, Franck Diongo, Président national du parti politique d’opposition, Mouvement Lumumbiste Progressiste, ‘’MLP’’, a été  extrait du centre médical dans  lequel il se  trouvait depuis le 18 août 2017, par 10 éléments de la PNC, pour le retourner dans sa cellule à la Prison Centrale de Makala. Il avait été condamné pour avoir ordonné la séquestration de deux militaires de la Garde Républicaine le 19 décembre 2016.  Son état de santé, a-t-on indiqué, s’est dégradé au cours des derniers mois et le manque de soins disponibles au sein de la prison ne permet pas son rétablissement.

Kereph Kabeya

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