Crise en RDC Référendum : un coupe-gorge pour les acteurs politiques congolais!

Crise en RDC  Référendum : un coupe-gorge pour les acteurs politiques congolais!

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C’est un dossier, apparemment, mis en veilleuse, successivement avant la signature de l’Accord du 18 octobre 2016, puis celui de la Saint Sylvestre. Ce dernier texte avait eu le mérite de dire, expressis verbis, qu’il ne sera nullement question de recourir à la révision de la Constitution, ni à l’organisation du référendum, pour la suite du processus, qui ne devra se terminer qu’avec l’organisation des élections à l’échéance du 31 décembre 2017. Mais, depuis peu, la question du référendum est revenue avec force à la surface. Accusée de tenter d’y recourir, pour pérenniser le pouvoir du Chef de l’Etat actuel, Joseph Kabila, à la tête du pays, Alain Atundu Liongo, Porte-parole de la Majorité présidentielle, a rejeté en bloc toutes ces accusations. Il estime que tous ceux qui tentent d’invoquer cet aspect, ne sont pas seulement prêts à appliquer l’Accord de la Saint Sylvestre. Dans ses mots, il admoneste le Groupe de 7 partis, le G7 et au-delà, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement/aile Limete, de pouvoir jouer à ce jeu pipé.

Quid du référendum ?  

Le Référendum a comme autres significations, mieux comme synonymes, un vote, un suffrage, un avis, une opinion, une voix, un scrutin, une élection ou encore une consultation. Ce dernier mot convient le mieux, pour expliquer qu’il s’agit de se référer au peuple, de le consulter sur une question capitale, une question d’intérêt national, pour qu’il donne son point de vue. Le référendum porte sur un texte. C’est-à-dire, il est question de soumettre au peuple un texte, pour qu’il l’accepte, par un vote positif, ou le refuse, en émettant un vote négatif. Pour la République Démocratique du Congo, l’illustration éloquente en matière de référendum, remonte en 2006, lors de la toute première législature de Joseph Kabila. Le texte soumis au référendum était bien la Constitution élaborée en 2005, puis soumis au référendum en 2006. C’est le 18 février 2006 que les résultats avaient été publiés. Autant dire, qu’après cette première expérience, la tentative de répéter le plat peu bien naître dans le chef de certains Congolais. Encore que la Constitution ne l’exclut pas. C’est plutôt le contexte que ne s’y prête pas. Toutefois, et il sied de le souligner, le référendum ne porte pas uniquement sur la Constitution. Il peut porter sur d’autres matières. Comme la cession d’un territoire, sur l’autodétermination. Au Royaume-Uni, il y a le cas de la Corse…

Par ailleurs, lieu de signaler que le référendum est différent du plébiscite. Celui-ci porte sur une personne. Ainsi, peu avant le 1er février 2017, date fatidique qui correspond à l’écroulement du grand  baobab, le Sphinx de Limete, Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles, en Belgique, où son corps traine encore, faute de son rapatriement pour certaines contingences, a été élu. En effet, en l’absence de tout scrutin, il était plébiscité, accepté de tous, comme le leader de l’opposition politique congolaise. Sa voix portait et elle était suivie. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire qu’il était un véritable opposant. Ça, c’est le plébiscite.

Ghislain Lubula

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