Projection de l’art plastique en film documentaire Emmanuel Botalatala : « le ministre des poubelles recycle tout ce qu’on jette »

Projection de l’art plastique en film documentaire  Emmanuel Botalatala : « le ministre des poubelles recycle tout ce qu’on jette »

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*Oui, il fallait être là, car c’était le  jeudi  14 septembre 2017, le Centre Wallonie -Bruxelles de Kinshasa, dans la commune de la Gombe, a vibré au rythme de la projection du film documentaire sur l’art plastique, dénommée : «Le ministre des poubelles », réalisé par Quentin Noirfalisse et produit par la maison Dancing Dog. Après 1h15’ de projection, il y a eu un moment d’échanges entre l’acteur, le réalisateur et le public venu suivre le film.

Pour certains, c’est un fou. Pour d’autres, c’est bien un génie. Emmanuel Botalatala est le Ministre des poubelles de Kinshasa. Ce poste n’est pas officiel, c’est son nom d’artiste. Depuis les quartiers populaires, il crée des tableaux hautement politiques et, en relief, à partir des déchets que Kinshasa vomis  chaque jour. Sans un sou en poche, mais bien aidé par sa femme Marguerite et ses apprentis, il se plonge dans la dernière tranche de sa vie. Il rêve d’un coup d’éclat à la face de kin-la-frénétique : créer un centre culturel pour y sauver son œuvre.

En effet, après avoir fini ses études à l’UNIKIN, sans pour autant faire l’académie de Beaux arts, c’est vers les années 1980, qu’il se lance dans l’art plastique, et  choisit comme matériels didactiques, tous ce que les autres jettent dans leurs poubelles. L’homme moderne jette tout, tout est jetable.  Donc, tout est poubelle, explique t-il. Dans son atelier appelé « la poubelle », il donne une valeur, une forme aux restes des déchets. Il fait de l’art engagé, et ce n’est pas pour le plaisir, mais c’est parce qu’il pense qu’à travers ses œuvres, il peut sensibiliser, mobiliser et conscientiser la population.

Car, l’art est un langage, une expression et un mode de communication. Il est inspiré par la vie politique et sociale de chaque jour. Mais, surtout par la radio qu’il écoute chaque fois, quand il travaille. « Je suis téléguidé par les faits sociaux, car la plupart de mes œuvres tournent autour du sang,  de la guerre, des  violations des  droits  de l’homme »,  explique l’artiste.

Ainsi, pour transmettre le message à travers l’art, cela  demande beaucoup de réflexions. D’où vient que la sortie de ce film est une victoire pour moi. « Je n’ai pas choisi l’art, mais c’est l’art qui m’a choisi. Donc, je dois faire avec, en créant le centre d’arts et métiers pour l’action culturelle. Je pense laisser  mon image pour les générations à venir, a fait savoir, dans sa  conclusion, le ministre des poubelles.

Clément Kirongozi

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