Tétanos !

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Est-il vraiment possible d’éteindre le feu en RD. Congo, fut-il au Grand Kasaï ou à Beni, à l’aide d’un Forum ?  Les opinions, tant qu’on cherchera la vérité et les causes du drame humain, resteront  partagées. Pour les uns, la plaie  est tellement béante  que pour rattraper le tétanos, il faut une solution plus globale que de se contenter d’un pardon, au bout de lèvres, de quelques descendants de la lignée de Kamuina Nsapu. Pour les autres, par contre, le tout devrait partir d’un dialogue, si minime soit-il, pour renouer le tissu de confiance, avant d’envisager, plus tard, d’autres moyens permettant de vider, substantiellement, la crise, elle-même. Mais, à tout prendre, qu’il s’agisse  d’un bout ou d’un autre, il y a lieu, tout de même, de noter que la situation politique et socio-économique se dégrade chaque jour davantage. Le pays, dans l’entièreté de son corpus institutionnel et dans ses différentes catégories socio-professionnelles, est sérieusement confronté à la gangrène d’un virus aux effets  cancéreux.  Il faut, absolument, que les autorités congolaises, avec le Président Joseph Kabila, en tête, prennent la résolution de normaliser les choses. Le tout partirait, par exemple, de cette histoire du processus électoral dont le conduit est, depuis un certain temps, bouché. D’ailleurs, à ce sujet, l’Accord politique, laborieusement négocié et conclu sous l’égide des Evêques, en décembre 2016, avait déjà  tracé la voie à  la concrétisation de ce nouveau virage vers le retour  à la normalisation du processus. Dans une période de douze mois, il était question d’en finir avec l’enrôlement des électeurs, d’officialiser un calendrier électoral et d’apprêter les lois essentielles, pour amener les congolais devant les urnes. Il était également question, si l’on s’en souvient bien, de la dépollution du climat politique, grâce aux mesures de décrispation dont les effets immédiats devraient être la relaxation de quelques figures emblématiques de l’Opposition et l’abandon de quelques poursuites judiciaires. Mais, pour y arriver, en dépit du décès, le 1er février 2017, du Dr Etienne Tshisekedi, le Sphinx ou le phœnix, c’est selon, les parties prenantes auraient dû continuer à regarder dans la bonne direction, pour sauver les meubles. Et, pourtant, l’épineuse question du choix du Premier Ministre, celle de la succession de Tshisekedi à la tête du CNSA et du rôle de la CENCO pendant la transition, sont venues, chacune, à sa manière, compliquer l’équation et exacerber les contradictions. Aujourd’hui, à quelques mois de la date butoir du 31 décembre 2017, marquant la fin de la rallonge de douze mois de sursis aux institutions, des craintes se multiplient. Le plongeon dans le vide s’approche à grands pas. Si bien qu’à l’analyse simple, la crise d’hier qui aura été juste décalée, est  de nouveau au devant de l’agora politique. Rien n’augure, en tout cas, un paysage serein. La logique de la confrontation et de la cacophonie refait surface. Le décor des  tiraillements à l’emporte-pièce est de nouveau planté. Donc, le Congo-Kinshasa est, comme à la veille du 20 décembre 2016, à  la croisée  des chemins. A l’Onu, on en parle. A Kananga, les participants susurrent. A Kinshasa, pendant ce temps, c’est l’expectative au gré de grèves et de discussions sur les passeports bio ou sémi-biométriques. Plus personne ne sait lever son petit doigt, pour apercevoir quelques éclaircies dans le ciel politique, devenu brumeux. Nangaa, où est le calendrier ?

LPM

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